Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le retour "triomphal" d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa après deux ans de convalescence en Belgique

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les blockbusters de l'été : américains et musclés!

En savoir plus

FOCUS

La difficile lutte contre le trafic d’armes en Europe

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Sécurité : quel modèle en Israël ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La ligne Maginot des valeurs européennes"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Garder la foi"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Saint-Étienne-du-Rouvray : après le choc, les questions et la polémique

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : l'Italie se dote de nouveaux "hotspots" pour mieux accueillir les migrants

En savoir plus

LE DÉBAT

Attaques en Allemagne : menace islamique et politique migratoire en toile de fond (Partie 2)

En savoir plus

Amériques

Lâchée par son allié du centre, Dilma Roussef plus que jamais en mauvaise posture

© Evaristo Sa, AFP | Dilma Roussef et le vice-président Michel Temer lors d'une cérémonie en octobre 2015.

Vidéo par Nicolas RANSOM

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/03/2016

Le grand parti centriste brésilien PMDB a quitté la coalition de Dilma Roussef. Un revers de taille pour la présidente empêtrée dans le gigantesque scandale de corruption Petrobras et plus que jamais menacée de destitution.

Menacée de destitution, Dilma Roussef essuie un revers qui pourrait lui être fatal. La présidente brésilienne se voit lâchée par son allié du centre. Le grand parti centriste brésilien PMDB a claqué la porte de la coalition, mardi 29 mars, à deux semaines du vote des députés sur sa destitution.

La direction nationale du parti du vice-président Michel Temer, qui est censé succéder à la chef de l'État en cas de destitution, a officialisé sa "sortie immédiate du gouvernement", appelant ses ministres à en démissionner.

Cet abandon est un nouveau coup dur pour Dilma Rousseff, 68 ans, qui se débat, de plus en plus esseulée, au milieu d'une tempête politique historique envenimée par le gigantesque scandale de corruption Petrobras. Les pro-impeachmment - procédure de destitution - devront obtenir au moins deux tiers des voix des députés (342 sur 513) pour que soit prononcée la mise en accusation de la présidente devant le Sénat, qui aura le dernier mot.

Le PMDB éternel faiseur de rois

Homme d'appareil discret, Michel Temer, 75 ans, ne dissimule plus son ambition de succéder rapidement à Dilma Rousseff. Cet avocat de formation a orchestré ces derniers jours en personne le débarquement du PMDB d'un navire présidentiel au bord du naufrage.

Arbitre de toutes les majorités au Brésil depuis 1994, le PMDB comptait encore ce week-end sept ministres dans le gouvernement. Il espère maintenant entraîner dans son sillage plusieurs partis indécis du "grand centre" mou de la coalition de Dilma Rousseff pour précipiter sa chute et livrer la présidence sur un plateau à son chef Michel Temer. Le PP (centre-droit), troisième formation parlementaire avec 49 députés, doit prendre position mercredi. Et le PSD (centre-gauche), divisé entre pro et anti-impeachment, a donné lundi soir la liberté de vote à ses 34 députés.

Une "tentative de coup d'État" institutionnel

Dilma Rousseff est accusée d'avoir fait supporter temporairement à des banques publiques des dépenses incombant au gouvernement, afin, selon l'opposition, de dissimuler l'ampleur des déficits publics, en 2014, année de sa réélection, et en 2015.

Elle se serait ainsi rendue coupable d'un "crime de responsabilité" administrative, prévu par la Constitution. Pour sa défense, la présidente rappelle que tous ses prédécesseurs ont eu recours à cette pratique et dénonce une procédure "sans fondement légal", masquant une "tentative de coup d'État" institutionnel.

Face au climat de débandade générale, le camp présidentiel cherche à stopper l'hémorragie en tentant de convaincre les parlementaires, député par député, de ne pas voter la destitution. Il propose en contrepartie des portefeuilles ministériels et les quelque 600 postes divers que laissera vacants le PMDB au sein de la machine gouvernementale.

L'embrasement de la crise politique brésilienne en mars a considérablement affaibli la présidente Rousseff, dont la popularité stagne à un seuil historiquement bas de 10 %. Quelque 68 % des Brésiliens veulent son départ, selon un récent sondage.

Avec AFP

Première publication : 29/03/2016

  • BRÉSIL

    Brésil : la coalition de Dilma Rousseff sur le point d'imploser

    En savoir plus

  • BRÉSIL

    Brésil : la Cour suprême se prononce contre la nomination de Lula au gouvernement

    En savoir plus

  • JUSTICE

    Le Brésil s'enfonce dans le chaos politique

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)