Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

La difficile lutte contre le trafic d’armes en Europe

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Sécurité : quel modèle en Israël ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La ligne Maginot des valeurs européennes"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Garder la foi"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Saint-Étienne-du-Rouvray : après le choc, les questions et la polémique

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : l'Italie se dote de nouveaux "hotspots" pour mieux accueillir les migrants

En savoir plus

LE DÉBAT

Attaques en Allemagne : menace islamique et politique migratoire en toile de fond (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Attaques en Allemagne : menace islamique et politique migratoire en toile de fond (Partie 1)

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hillary Clinton, à contrecœur"

En savoir plus

Afrique

L’opération "ville morte" diversement suivie à Brazzaville

© Marco Longari, AFP | Un homme marche dans un marché désert de la capitale Brazzaville lors de l'opération "ville morte", le 29 mars 2016

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/03/2016

L'appel de l'opposition congolaise à une journée "ville morte" était suivi, mardi, dans les quartiers sud de Brazzaville tandis que les boutiques restaient ouvertes dans le centre et le nord de la capitale, réputés plus favorable au pouvoir.

Une capitale fantôme pour contester la réélection du président Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 32 ans de pouvoir au Congo-Brazzaville. C’est ce qu’espérait l’opposition congolaise en appelant à une opération "ville morte", mardi 29 mars.

Ce mot d’ordre lancé par cinq candidats malheureux à la présidentielle du 20 mars était diversement suivi, selon des journalistes de l’AFP sur place. La capitale Brazzaville offrait le visage d'une ville à deux vitesses : l’appel de l’opposition étant largement suivi dans les quartiers sud, et ignoré dans les quartiers nord, reflétant la division électorale de la ville.

Au grand marché Total, à Bacongo, quartier sud de la ville, les allées étaient désertes vers 8 h (7 h GMT), les structures de bois permettant aux vendeurs de présenter leurs marchandises restant empilées de part et d'autre des travées. À la périphérie du marché, quelques centaines de femmes exposaient sur des bâches à même le sol fruits, légumes ou savon.

"Je ne fais pas la politique, ça ne m'intéresse pas. [Les politiciens] sont tous pareils, si on ne vient pas travailler, comment on fait pour vivre ?" dit Maggie, derrière une dizaine de lots d'oignons.

Déploiement policier

Dans les quartiers sud, déshérités, de Bacongo, Makélékélé et Kinsoundi, la quasi-totalité des boutiques étaient fermées en début de matinée. Policiers et militaires étaient déployés en nombre alors qu'une population désœuvrée (essentiellement des jeunes hommes) traînait dans les rues.

À l'inverse, à Poto-Poto, quartier du centre de la capitale, et Ouenzé (nord), la vie avait repris un cours normal vers 9 h (8 h GMT), et les forces de l'ordre étaient peu visibles.

Après un long week-end pascal (lundi était férié au Congo), toutes les boutiques étaient ouvertes. La situation était légèrement différente à Talangaï, autre quartier nord, où certaines boutiques restaient fermées.

Sur les Observateurs : Que font ces étranges piles de pneus devant des commissariats de Pointe-Noire ?

Les autorités ont annoncé jeudi que Denis Sassou Nguesso avait été réélu au premier tour avec plus de 60 % des voix, lors du scrutin présidentiel du 20 mars.

Qualifiant ce score de "forfaiture", une coalition de cinq candidats d'opposition a appelé la population à contester la réélection du président par des voies légales et "pacifiques", en commençant par une journée "villes mortes" dans tout le pays mardi.

Avec AFP
 

Première publication : 29/03/2016

  • CONGO-BRAZZAVILLE

    Le président congolais Denis Sassou-Nguesso réélu au premier tour

    En savoir plus

  • CONGO-BRAZZAVILLE

    Présidentielle au Congo : Sassou Nguesso en tête selon des résultats partiels

    En savoir plus

  • CONGO-BRAZZAVILLE

    Isolés, les Congolais attendent les résultats d'une présidentielle sans suspense

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)