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Moyen-Orient

Bachar al-Assad se prononce pour un gouvernement d'union nationale, l'opposition syrienne refuse

© Sana, AFP | Bachar al-Assad s'est dit confiant dans le fait que les négociations de Genève permettent de "régler" la question des portefeuilles ministériels.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/03/2016

Bachar al-Assad s'est prononcé, mercredi, pour un gouvernement de transition, rassemblant ses fidèles mais aussi l'opposition. Cette dernière a refusé l'idée d'une formation qui inclurait le président syrien, de même que Washington.

Le président syrien Bachar al-Assad a appelé de ses vœux un gouvernement d'union nationale, mercredi 30 mars. Dans une interview accordée à l'agence de presse officielle russe RIA Novosti, il a estimé "logique que des forces indépendantes et de l'opposition" participent à un gouvernement syrien.

"La solution serait un gouvernement d'unité nationale qui préparera une nouvelle Constitution", a-t-il précisé. Il s'est également dit confiant dans le fait que les négociations de Genève permettent de "régler" la question des portefeuilles ministériels.

Washington et l'opposition contre

Une idée aussitôt rejetée par l'opposition, qui a plusieurs fois répété que toute transition ne pourrait commencer qu'avec le départ d'Assad et réclame un organe de transition dont il serait exclu.

"Assad ne doit pas rester une heure de plus après la formation" d'un "organe de transition doté des pleins pouvoirs, y compris les pouvoirs présidentiels", a aussitôt répliqué auprès de l'AFP Assaad al-Zoabi, chef de la délégation du Haut comité des négociations à Genève. La Maison Blanche a elle aussi rejeté tout gouvernement syrien d'union incluant le président syrien.

Quid de la transition politique ?

Dans sa résolution 2254, le Conseil de sécurité de l'ONU évoque l'établissement d'une "gouvernance" en charge de la "transition politique" mais reste vague sur la forme qu'elle doit prendre. Or, la forme du corps exécutif qui doit diriger le pays en guerre jusqu'aux prochaines élections - prévues par l'ONU dans 18 mois -, est la principale pomme de discorde entre les deux camps.

Le "projet de Constitution", réclamé lui aussi dans la feuille de route de l'ONU, pourrait en revanche être prêt en quelques semaines, a estimé l'homme fort de Damas. Moscou et Washington espèrent, eux, un brouillon de projet d'ici août.

Dans son entretien à RIA Novosti, Bachar al-Assad a par ailleurs estimé les dommages causés par cinq ans de conflit à "plus de 200 milliards de dollars" et annoncé que les entreprises des principaux alliés de la Syrie - la Russie, l'Iran et la Chine - seraient les premières naturellement invitées à participer à la reconstruction du pays.

"Plus de 200 milliards de dollars" de dommages

Tandis que le premier round des pourparlers indirects entre représentants de Damas et de l'opposition s'est achevé à Genève, le Secrétaire général de l'ONU  a pour sa part appelé mercredi à "une hausse exponentielle de la solidarité mondiale". Ban Ki-moon a indiqué qu'au moins 480 000 Syriens, soit 10 % du total des réfugiés et déplacés qui ont fui le conflit, avaient besoin de trouver un pays tiers au cours des trois prochaines années.

"Les voisins de la Syrie ont fait preuve d'une hospitalité exceptionnelle", a-t-il souligné. Le Liban, a-t-il rappelé, a accueilli plus d'un million de Syriens, la Turquie plus de 2,7 millions et la Jordanie plus de 600 000. En comparaison, rappelle un rapport publié mardi par l'ONG britannique Oxfam, les pays riches n'ont réinstallé que 67 100 réfugiés syriens, soit 1,39 % du total.

Dans son interview à RIA Novosti, Bachar al-Assad, dont les forces ont récemment repris la ville de Palmyre des mains de l'organisation État islamique (EI), a répété son intention de "libérer toute la Syrie", annonçant son intention d'avancer vers Deir Ezzor (est) et "dans le même temps de commencer à travailler en direction de Raqqa", fief de l'EI.

Avec AFP

Première publication : 30/03/2016

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