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FRANCE

Attentat déjoué en France : Reda Kriket projetait une action "imminente d'une extrême violence"

© Geoffroy Van der Hasselt, AFP | L'opération de police à Argenteuil, le 25 mars 2016.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/03/2016

Arrêté le 24 mars, le terroriste présumé Reda Kriket a été mis en examen, mercredi. Selon le procureur, il projetait une action "imminente" et d’une "extrême violence".

En garde à vue depuis son arrestation jeudi, le terroriste présumé Reda Kriket a été mis en examen, mercredi 30 mars, par un juge antiterroriste à Paris. Il est soupçonné d'avoir projeté un attentat "imminent" en France, a affirmé le procureur de la République François Molins lors d'une conférence de presse.

Reda Kriket fait face à plusieurs chefs d'accusation, notamment association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste criminelle. Il doit désormais comparaître devant un magistrat spécialisé qui statuera sur une éventuelle détention provisoire. Il avait été arrêté, jeudi 24 mars, à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, deux jours après les attentats de Bruxelles et moins d'une semaine après l'arrestation par la police belge de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris le 13 novembre.

"À l'évidence les préparatifs d'une action terroriste imminente"

Le même jour, une perquisition menée dans un appartement à Argenteuil dans le Val d'Oise avait permis aux enquêteurs de mettre la main sur un véritable arsenal : cinq Kalachnikov, un fusil mitrailleur, sept armes de poing, des chargeurs, ainsi que du TATP, l'explosif artisanal prisé par les jihadistes du groupe État islamique (EI) et des litres d'eau oxygénée, acétone et acide, ses composants.

Cette découverte montre "à l'évidence les préparatifs d'une action terroriste imminente", même si "aucune cible précise n'a été identifiée", a expliqué François Molins. Il en veut pour preuve "les armes, les engins explosifs, pour certains déjà prêts à l'emploi, les téléphones neufs [...] ainsi que les passeports volés" retrouvés dans "l'appartement conspiratif" d'Argenteuil, a-t-il précisé.

Le procureur de la République a également expliqué que Reda Kriket et Anis Bahri, l'homme interpellé aux Pays-Bas dans l'enquête sur un projet d'attentat déjoué en France, sont "soupçonnés" de s'être rendus en Syrie entre "fin 2014 et début 2015".

Condamné à de multiples reprises en France pour des faits de violences ou de vol, notamment à cinq ans de prison au tribunal de Nanterre en 2005 pour sa participation à une expédition punitive, il n'est pas non plus un inconnu des services antiterroristes. Il a été condamné en son absence en juillet 2015 en Belgique au procès d'une filière jihadiste vers la Syrie, dont l'un des principaux prévenus, lui aussi absent, était Abdelhamid Abaaoud, figure des jihadistes francophones de l'EI et l'un des organisateurs présumés des attentats de Paris le 13 novembre, tué quelques jours après, dans une opération policière.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 30/03/2016

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