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Afrique

Libye : soutenu par l’Union européenne, le gouvernement d’union tente d’asseoir son autorité

© Mahmud Turkia, AFP | Le chef du gouvernement d'union nationale, Fayez al-Sarraj (2e à droite), et des membres du Conseil présidentiel lors d'une réunion le 31 mars 2016 à Tripoli.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/04/2016

L’Union européenne a imposé, jeudi, des sanctions aux autorités rivales du chef du gouvernement d'union nationale libyen, Fayez al-Sarraj. Elles s'opposent depuis des semaines à son installation à Tripoli.

Le chef du gouvernement d'union nationale libyen, Fayez al-Sarraj, tente d'installer son pouvoir à Tripoli avec le soutien de l'Union européenne, qui a sanctionné, jeudi 31 mars, de hauts responsables accusés d'"obstruction". Et le train de mesures illustre l'implication désormais grandissante de Bruxelles dans les tentatives de sortie de crise en Libye.

Ces mesures d'interdiction d'entrée dans l'UE et de gel des avoirs visent contre trois poids lourds des deux autorités rivales  : les présidents des parlements de Tobrouk (est), Aguila Saleh, et de la capitale, Nouri Abou Sahmein, ainsi que le chef du gouvernement de Tripoli, Khalifa al-Ghweil.

"Étape importante dans la transition démocratique"

Depuis l''arrivée mercredi à Tripoli de Fayez al-Sarraj, la tension est montée d'un cran dans la capitale. Des tirs ont été entendus mercredi soir et des hommes armés sont entrés de force au siège d'une télévision.

Jeudi cependant, les troubles semblaient avoir pris fin. Dans la soirée, quelque 300 personnes, hommes, femmes et enfants, ont apporté leur soutien au gouvernement d'union en manifestant sur la "place des martyrs", dans le centre de Tripoli, ainsi que dans dix villes de l'ouest de la Libye. Un revers de taille pour le gouvernement de Tripoli non reconnu internationalement.

L'arrivée à Tripoli de Fayez al-Sarraj a été saluée comme une "étape importante dans la transition démocratique" par l'émissaire de l'ONU en Libye, Martin Kobler, et par l'Otan. Elle a été également applaudie par la Tunisie voisine, l'Italie, les États-Unis et d'autres pays occidentaux, qui souhaitent qu'une autorité unifiée s'affirme afin de sortir la Libye du chaos dans lequel elle est plongée depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.

Priorité à la "réconciliation et du règlement de la crise sécuritaire et économique"

Lors de sa première intervention mercredi, Fayez al-Sarraj s'est engagé à faire de la "réconciliation et du règlement de la crise sécuritaire et économique" sa priorité.

Dans l'immédiat, la priorité du chef du gouvernement d’union est d'installer son administration à Tripoli. L’endroit où siègera le gouvernement de 18 ministres, censés représenter les composantes libyennes, est encore inconnu.

Ce gouvernement d'union a été mis en place après un accord politique signé fin 2015 au Maroc, sous l'égide de l'ONU, par des députés des deux Parlements rivaux, et ce malgré l'opposition des chefs de ces institutions.

Pour être officiellement investi, il devait obtenir la confiance du Parlement de l'Est, basé à Tobrouk. Après plusieurs échecs faute de quorum, l'entrée en fonction du gouvernement a finalement été proclamée le 12 mars sur la base d'un communiqué de soutien publié par une centaine de parlementaires de Tobrouk (sur 198).

Avec AFP

Première publication : 01/04/2016

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