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FRANCE

Attentats du 13 novembre : Salah Abdeslam "n’a pas souhaité s’exprimer" devant les juges

© Matthieu Alexandre, AFP | Le convoi de police transportant Salah Abdeslam arrive au palais de justice de Paris, le 20 mai 2016.

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/05/2016

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13-Novembre, a été convoqué pour la première fois au palais de justice de Paris. Face aux juges antiterroristes français, il a refusé de parler.

Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats du 13 novembre, a vécu son premier interrogatoire en France, vendredi 20 mai, au palais de justice de Paris. Il était face aux magistrats antiterroristes qui l'avaient mis en examen, notamment pour assassinats terroristes, le 27 avril, lors de sa remise par la Belgique à la France. Extrait de sa cellule de Fleury-Mérogis où il est à l’isolement, il est arrivé sous bonne escorte dans le centre de la capitale peu avant 7 h 15. Son convoi était notamment composé d’un véhicule de type SUV banalisé noir, escorté par les forces de l’ordre et suivi par un hélicoptère.

À l’issue de son audition, l'un de ses avocats, Frank Berton a indiqué que le seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre "n'a pas souhaité s'exprimer aujourd'hui" mais "qu'il le ferait plus tard". D’autres interrogatoires sont prévus.

 

Il "a envie de s'expliquer"

S'il avait assuré, via son avocat belge, qu'il n'était pas au courant des attentats de Bruxelles du 22 mars, qui ont fait 32 morts, il est  lié aux trois hommes qui se sont fait exploser ce jour-là et qui ont, eux aussi, un lien avec les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts.

Proche du Belge Abdelhamid Abaaoud, que les enquêteurs considèrent comme l'organisateur des attentats de Paris, Salah Abdeslam était au cœur des préparatifs logistiques des tueries. Son frère Brahim était aussi l’un des membres du commando. C'est lui aussi qui a conduit en voiture les trois kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France.

De par son rôle, Abdeslam, qui a "envie de s'expliquer" d'après son avocat français Frank Berton, peut donc en théorie livrer des informations cruciales sur la conception du projet jihadiste, ses commanditaires et d'éventuels complices encore dans la nature. Il peut aussi aider à démêler les liens entre les attentats de Paris et de Bruxelles, fomentés par la même cellule du groupe État islamique (EI).

"Il ne faut surtout pas être suspendu à ses lèvres" et attendre des "révélations sensationnelles", prévient cependant Gérard Chemla, avocat de victimes des attentats, d'autant que "les investigations sont allées déjà très loin".

Dans cette enquête tentaculaire, plus d'une vingtaine de personnes ont été mises en examen ou inculpées, principalement en Belgique. La justice française a d'ailleurs demandé la remise de quatre autres suspects inculpés à Bruxelles, dont trois soupçonnés d'avoir aidé Abdeslam dans sa fuite.

Âgé de 26 ans, né à Bruxelles mais de nationalité française, Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek, commune de la capitale belge où il a grandi, après quatre mois de cavale.

Avec AFP  

Première publication : 20/05/2016

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