Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Crise en Catalogne : les médias publics dans le viseur de Madrid

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Corée du Nord : pour Séoul, "il est encore temps" de négocier

En savoir plus

FOCUS

Chili : la version officielle de la mort de Pablo Neruda scientifiquement contredite

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ayo, le Nigeria aux couleurs de "Paname"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un plébiscite en Vénétie pour l'autonomie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après la jungle de Calais, un nouvel espoir"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Andrej Plenkovic : "Je ne pense pas qu’il y ait une menace d’éclatement des États au sein de l’UE"

En savoir plus

Amériques

Xavier Niel exporte son école 42 aux États-Unis

© Martin Bureau, AFP | Xavier Niel dans les locaux de l'école 42 à Paris en novembre 2014.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/05/2016

Xavier Niel, le fondateur du fournisseur d'accès internet Free, a annoncé l’ouverture de son école 42 dans la Silicon Valley, aux États-Unis. Destinée à former gratuitement les codeurs de demain, l’école existe à Paris depuis 2013.

Après trois ans d’existence en France, l’école d’informatique 42, créée par le fondateur de Free Xavier Niel, débarque aux États-Unis. Le concept ne diffère pas de celui de l’école parisienne : former des codeurs en informatique, gratuitement et sans professeur.

Mardi 17 mai, Xavier Niel a annoncé qu'il allait investir 100 millions de dollars pour l’ouverture, prévue en novembre, d’un établissement scolaire dernier cri à Fremont, dans la Silicon Valley, en Californie. Plus de 18 000 mètres carrés et un équipement informatique haut de gamme seront dédiés à la formation de 10 000 étudiants au cours des cinq prochaines années. Chaque promotion comptera environ 1 000 étudiants, soit un peu plus qu'à Paris.

Ces jeunes, âgés de 18 à 30 ans, seront sélectionnés après une série de tests mais n’auront besoin de justifier d’aucun diplôme. Niveau pédagogique, l'enseignement repose sur une méthode s'inspirant du peet-to-peer c'est-à-dire que les élèvres, qui devront travailler en équipe, apprendront les uns des autres. De quoi préfigurer une petite révolution, et pas seulement numérique.

"On peut être en échec scolaire et correspondre à ce qui est un génie en informatique"

Pour Xavier Niel, chef d’entreprise à succès, ouvrir une branche de son école aux États-Unis, le "pays de la liberté, de l’entreprenariat et de l’innovation" selon son communiqué, tombe sous le sens. Outre l’apprentissage du code et la formation de futurs génies de l’innovation, 42 a en effet pour vocation de défendre la "justice sociale" en promouvant la gratuité de l'enseignement.

Un discours qui détonne aux États-Unis, où les écoles supérieures sont systématiquement payantes. D'après le Départment of Education, l'équivalent du ministère de l'Éducation nationale dans le pays, près de 40 millions d'Américains ont contracté des prêts étudiants d'une valeur moyenne de 30 000 dollars.

"Modifier le système, c’est d’abord apporter une formation différente qui ne repose plus sur les choses classiques que l’on voit depuis toujours, c’est-à-dire un professeur et des élèves, qui s’ennuient, qui en ont marre. Le système éducatif ne marche pas. On peut être en échec scolaire et pourtant correspondre à ce qui est un génie en informatique", écrivait Xavier Niel dans un édito en 2013, à l’occasion du lancement de son école basée dans le XVIIe arrondissement de Paris. "Notre deuxième volonté est de supprimer la barrière financière et d’accepter à la fois tout le monde, avec ou sans diplôme, et de faire une école entièrement gratuite", ajoutait le président de 42, qui a financé l'école parisienne à l'aide de sa fortune personnelle.

En Californie, les étudiants aux moyens les plus modestes pourront par ailleurs être logés dans l'une des 300 chambres situées à proximité des lieux.

Première publication : 21/05/2016

  • NUMÉRIQUE

    Paris se voit en futur paradis des start-up

    En savoir plus

  • FREE

    Xavier Niel, le Steve Jobs made in France

    En savoir plus

  • TÉLÉPHONIE

    Free propose deux forfaits, "les moins chers du marché" selon Xavier Niel

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)