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FRANCE

Après les raffineries, grève votée dans les centrales nucléaires

© PHILIPPE DESMAZES, AFP

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/05/2016

Alors que le bras de fer continue entre le gouvernement et les grévistes des raffineries françaises, le mouvement s’étend aux centrales nucléaires. Il devrait entraîner des baisses de charge, mais non l’arrêt des centrales.

La contestation liée à la Loi travail monte encore d'un cran. Après le blocage des raffineries, les personnels des 19 centrales nucléaires françaises ont voté la grève pour la journée du jeudi 26 mai, a annoncé Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la Fédération de l'énergie et des mines de la CGT.

Le mouvement, qui devait débuter mercredi à partir de 20 h, devrait entraîner des baisses de charge, mais non l'arrêt des centrales, a-t-elle toutefois précisé. "On n'arrête pas une centrale nucléaire comme ça, ce n'est pas comme une centrale thermique ou un barrage hydraulique", a-t-elle expliqué.

Outre le mouvement dans les centrales nucléaires, les personnels d'au moins quatre centrales thermiques classiques ont également décidé de cesser le travail et il y aura le blocage d'une unité de stockage de gaz dans le sud de la France. D’après un autre porte-parole de la CGT Energie, trois centrales thermiques sont déjà à l'arrêt: Cordemais (Loire-Atlantique), Gardanne (Bouches-du-Rhône) et Porcheville (Yvelines).

Des coupures électriques ont déjà eu lieu mardi dans plusieurs quartiers de Nantes ainsi que dans le plus grand centre commercial d'Europe à Marseille. Interrogé par l'AFP, un porte-parole d'EDF a déclaré qu'il était "'difficile" de prévoir les conséquences de ces mouvements de contestation sur la production électrique. Le parc nucléaire français représente 75 % de la production d'électricité dans l'Hexagone.

 

Douchy-les-Mines évacué

Du côté des raffineries, le dépôt de Douchy-les-Mines (Nord), dont l'accès était occupé depuis jeudi par des syndicalistes opposés au projet de loi, a été dégagé mercredi à l'aube par les forces de l'ordre. La veille, celles-ci étaient intervenues pour débloquer les accès aux dépôts pétroliers de Fos-sur-Mer, dans le Sud-Est, et de Lorient, en Bretagne.

>> À lire sur France 24 : "La police débloque les accès au dépôt de carburant de Douchy-les-Mines"

L'hypothèse d'une réquisition d'employés dans les raffineries en grève n'a "pas été évoqué(e)", a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, qui dénonce le "durcissement" opéré par la CGT dans la contestation du projet de Loi travail.

"L'État et le gouvernement feront ce qu'il faut pour libérer un certain nombre de ces raffineries ou de ces stocks et pour assurer l'approvisionnement pour les Français", a réaffirmé le porte-parole du gouvernement, après Manuel Valls mardi.

Face aux problèmes d'approvisionnement en carburant, la France a commencé à puiser dans ses réserves stratégiques de produits pétroliers, a indiqué mercredi Francis Duseux, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). "Chaque jour, on ponctionne l'équivalent d'un jour de consommation", a-t-il ajouté. "Donc, au pire, si la situation restait très tendue, on ferait ça pendant trois mois".

>> À voir sur France 24, l'infographie : "Les huit raffineries françaises fonctionnent-elles encore ?"

La mobilisation va continuer, selon la CGT

Le bras de fer s'est durci mardi entre le gouvernement et la CGT, qui tente de paralyser l'économie française en organisant notamment une pénurie de carburant pour obtenir du pouvoir socialiste le retrait de la réforme du Code du travail.

Et le conflit devrait encore s'amplifier mercredi et jeudi, avec une nouvelle grève à la SNCF, à l'appel de la CGT et de SUD, à la fois contre la Loi travail et pour peser sur les négociations en cours sur les conditions de travail des cheminots. Le trafic SNCF était perturbé mercredi matin mais "moins que la semaine dernière" avec 3 TGV sur 4 et 4 RER sur 5 en circulation, a indiqué un porte-parole de la SNCF. En province, la SNCF annonce 2 TER sur 3 et 6 Intercités sur 10. Il s'agit du cinquième épisode de grève des cheminots depuis début mars.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a assuré que la mobilisation allait "continuer". "Monsieur Hollande, dans son programme des élections présidentielles, n'a jamais dit 'je vais casser le code du travail'", a-t-il déclaré sur France Inter. "Au-delà de la Loi travail, c'est toute une série de choses qui ne va pas, et la Loi travail, en quelque sorte, c'est le reflet de tout ce mécontentement que nous connaissons depuis des années."

Avec AFP et Reuters
 

Première publication : 25/05/2016

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