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Moyen-Orient

Attentat à Tel-Aviv : Israël prend une série de mesures répressives pour le ramadan

© Hazem Bader, AFP

Vidéo par Pierrick LEURENT

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/06/2016

Au lendemain de l'attentat commis par deux Palestiniens, qui a fait quatre morts à Tel-Aviv, Israël a annoncé jeudi le gel de dizaines de milliers de permis d'entrée délivrés à des Palestiniens pour le ramadan.

Les premières sanctions ne se sont pas faites attendre. Au lendemain de l'attentat meurtrier qui a fait quatre morts à Tel-Aviv, Israël a annoncé jeudi le gel de dizaines de milliers de permis d'entrée délivrés à des Palestiniens pour le ramadan.

"Tous les permis délivrés pour le ramadan, en particulier les permis destinés aux visites familiales en provenance de Judée-Samarie sont gelés. (...)", a indiqué le COGAT, organe chargé de coordonner les activités israéliennes dans les Territoires palestiniens. La mesure concerne "83 000 permis". La Judée-Samarie est le nom par lequel le gouvernement israélien désigne la Cisjordanie occupée.

Une bonne partie de ces permis concerne des Palestiniens se rendant à Jérusalem-Est, partie palestinienne de Jérusalem annexée par Israël, à l'occasion du mois sacré de jeûne musulman, qui a débuté lundi. "Ces permis sont traditionnellement donnés aux familles palestiniennes pendant le ramadan", rappelle Pierrick Leurent, correspondant de France 24 à Jérusalem.

Les autorités israéliennes ont également décidé de geler toutes les demandes de permis par des habitants de la bande de Gaza. De nombreux Gazaouis demandent traditionnellement aux autorités israéliennes de pouvoir sortir de Gaza, sous blocus de l'État hébreu, pour aller prier sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est à l'occasion du ramadan.

Israël déploie des centaines de soldats en Cisjordanie

Les autorités israéliennes ont par ailleurs lancé les investigations dans la région d'Hebron, en  Cisjordanie où Israël va également déployer des centaines de soldats en renfort. Les deux assaillants venaient de Yatta, localité proche de Hébron, ville du sud de la Cisjordanie d'où sont originaires des dizaines d'auteurs d'attaques anti-israéliennes.

"Dès la nuit dernière, l’armée israélienne a encerclé le village de Yatta, au sud d’Hebron d’où sont originaires les deux assaillants. Ils ont mené une série d’interrogatoires. La zone a été fermée. L’objectif est de comprendre s’il y a eu des complices", explique Pierrick Leurent.

Les deux attaquants ont été identifiés comme étant Khaled Mohammad Makhamrah, 22 ans, en dernière année d'étude en ingénierie électronique selon son père, et Mohamad Ahmad Makhamrah, 21 ans, ouvrier à Yatta. Leurs motivations personnelles ne sont pas claires à ce stade.

Un test pour Lieberman

Ces mesures sont les premières annoncées après l'attentat commis mercredi soir à Tel-Aviv, où deux Palestiniens ont semé la terreur en ouvrant le feu sans discrimination sur des clients attablés dans un quartier animé de restaurants et de bars. Quatre personnes ont été tuées, cinq blessées et les assaillants arrêtés. Cette attaque est la plus meurtrière de la part de Palestiniens contre des Israéliens depuis le début d'une vague de violences en octobre.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est rendu sur les lieux de l'attentat, dénonçant "un meurtre terroriste commis de sang-froid". "Il y aura des actions intensives de la police, de l'armée et d'autres services de sécurité, pas seulement pour capturer chaque complice de ce meurtre mais aussi pour prévenir de tels événements", a de son côté averti Benjamin Netanyahou.

Celui-ci s’est également entretenu avec de hauts responsables, dont le nouveau ministre de la Défense Avigdor Lieberman pour qui cet attentat est un premier test grandeur nature. Quelques jours avant de devenir ministre de la Défense, ce dernier avait accusé le gouvernement de faiblesse face aux attaques.

Israël, Jérusalem et les Territoires palestiniens sont en proie à des violences qui avaient coûté la vie, avant mercredi, à 207 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Érythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP. On ignore la nationalité des personnes tuées mercredi.

Avec AFP 

Première publication : 09/06/2016

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