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EUROPE

Royaume-Uni : démissions en cascade dans le "shadow cabinet" après le Brexit

© AFP (archives) | Le leader du Labor Jeremy Corbyn est accusé par plusieurs membres de son parti de ne pas avoir réussi à convaincre les Anglais de voter en faveur du maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne.

Vidéo par Clément BONNEROT , Margaux SUBRA-GOMEZ

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/06/2016

Onze membres du "shadow cabinet" de l'opposition travailliste ont signifié à leur leader Jeremy Corbyn, dimanche, qu'ils ne lui faisaient plus confiance pour diriger leur parti.

Le Brexit a ouvert une crise politique majeure au sein du Parti travailliste britannique, où plusieurs dirigeants contestent la légitimité de leur chef de file Jeremy Corbyn à diriger la principale formation de l'opposition parlementaire au Royaume-Uni.

Au total, onze dirigeants du Labour et de son shadow cabinetont annoncé, dimanche 26 juin, qu'ils retiraient leur soutien à Jeremy Corbyn. Le "shadow cabinet" (gouvernement fantôme) est constitué par le leader de l'opposition qui nomme des ministres sans réel pouvoir ayant pour mission, chacun dans un domaine spécifique, de suivre l'action du gouvernement, de le critiquer, et d'apporter des contre-propositions.

Jeremy Corbin a tout d'abord limogé Hilary Benn, son ministre "fantôme" des Affaires étrangères, parce qu'il n'avait plus confiance en lui, rapporte The Observer, d'après lequel Benn préparait un coup de force contre le chef du parti travailliste.

>> À voir sur France 24 : "Brexit : le saut dans l'inconnu"

"Hilary Benn aurait appelé des députés travaillistes au cours du week-end pour leur dire qu'il demanderait à Jeremy Corbyn de démissionner s'il y avait un mouvement suffisamment important contre lui", souligne The Observer.

"Il a également demandé à ses collègues du gouvernement fantôme de démissionner avec lui si jamais Jeremy Corbyn rejetait cette requête."

"Un bon nombre" de parlementaires travaillistes n'ont plus confiance en Corbyn

Cette mise à l'écart a été suivie par l'annonce de dix démissions, à commencer par celle de Heidi Alexander, la responsable des questions de santé au sein du Parti travailliste.

Dans un courrier adressé au leader travailliste, elle explique que la Grande-Bretagne a besoin d'une opposition crédible après le référendum sur le Brexit et juge que Corbyn n'est pas en mesure de répondre à cette nécessité.

"Autant, je vous respecte en tant qu'homme de principes, autant je ne crois pas que vous ayez la capacité de formuler les réponses que demande notre pays, et je crois que si nous devons former le prochain gouvernement, un changement de direction est essentiel", écrit Alexander dans sa lettre postée sur Twitter.

>> À lire sur France 24 : "Éditorial : le Brexit est une chance pour l'Europe, mais saura-t-elle la saisir ?"

Selon elle, "un bon nombre" de parlementaires travaillistes n'ont plus confiance en Jeremy Corbyn. "Les conversations que j'ai avec mes collègues me confirment que nous traversons une période difficile", a expliqué Heidi Alexander sur la chaîne ITV. "Je sais que beaucoup de mes collègues se posent les mêmes questions que je me suis posées ce matin".

Étayant cette analyse, Gloria De Piero, chargée de la politique en faveur de la jeunesse au sein du parti, a elle aussi présenté sa démission, venant accentuer la crise qui mine les travaillistes. Elle a adressé un courrier à Corbyn expliquant qu'elle ne pensait pas qu'il était en mesure de donner au Labour la victoire électorale dont il a besoin.

Une motion de défiance contre Corbyn déposée par deux députés travaillistes

Lucy Powell, qui était chargée des questions d'éducation, et Ian Murray, ont également annoncé qu'ils ne soutenaient plus Corbyn et démissionnaient du "cabinet fantôme". Selon la chaîne de télévision Sky News, Lilian Greenwood, qui s'occupait des transports, et Kerry McCarthy ont fait de même.

Un peu plus tard, la BBC a fait état de la démission de Seema Malhotra, qui était chargée des finances au sein du cabinet fantôme.

Puis ce fut au tour de Vernon Coaker, chargé de l'Irlande du Nord, et enfin ceux de Karl Turner et Charles Falconer, tous deux chargés des dossiers de la Justice, de quitter le "shadow cabinet", ont rapporté des médias britanniques.

Face à ces tensions, John McDonnell, responsable de la politique économique, a appelé à l'unité du parti précisant que Corbyn n'avait pas l'intention de quitter ses fonctions.

"Je sais combien les gens sont déçus après la défaite au référendum, mais l'heure est pour nous de rester unis", a-t-il déclaré à la BBC.

Plusieurs membres du Parti travailliste fustigeaient depuis vendredi l'attitude de Jeremy Corbyn, élu l'année dernière à la tête du Labour, auquel ils reprochent de n'avoir pas réussi à convaincre l'électorat du nord de l'Angleterre de voter en faveur d'un maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne.

Quelques heures après que le résultat du référendum sur l'avenir de la Grande-Bretagne dans l'UE a donné le camp de la sortie vainqueur à 52 % contre 48 %, deux députées travaillistes avaient déposé une motion de défiance à l'encontre de Jeremy Corbyn.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/06/2016

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