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Afrique

Soudan du Sud : le président Salva Kiir et son rival Riek Machar ordonnent un cessez-le-feu à Juba

© Minuss, AFP | Pas moins de 3 000 hommes, femmes et enfants ont été abrités dans des camps de la Minuss, autour de Juba, après avoir fui les combats.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/07/2016

De violents affrontements ont à nouveau eu lieu, lundi, à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Au moins 270 personnes sont mortes depuis cinq jours. Le président Salva Kiir et le vice-président Riek Machar ont tous deux ordonné un cessez-le-feu.

La situation au Soudan du Sud s'enlise. La capitale sud-soudanaise Juba a été le théâtre, lundi 11 juillet, de violents combats entre forces loyalistes (fidèles au président Salva Kiir) et ex-rebelles (fidèles à son rival, le vice-président Riek Machar). Impliquant de l'artillerie lourde, ces combats ont éclaté dans la matinée vers l'aéroport (nord-est) et le quartier de Tomping (centre).

Plusieurs sources ont par ailleurs attesté la présence de chars et d'hélicoptères de combat de l'armée gouvernementale. Sur des photos prises par un témoin et envoyées à l'AFP, au moins un de ces hélicoptères est entré en action, tirant une roquette.
Face à la situation, Salva Kiir et Riek Machar ont tous deux ordonné à leurs troupes, en fin de journée lundi, de cesser le feu.

"La situation est calme dès à présent. Tous les commandants du SPLA (troupes de Kiir) ont reçu ordre du président de se soumettre à un cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la présidence, Ateny Wek. "Le président a déclaré un cessez-le-feu unilatéral. Je veux rendre la pareille en déclarant un cessez-le-feu unilatéral", a déclaré par la suite Riek Machar à la radio.
 

Au moins 270 morts

Depuis cinq jours, les deux camps se livrent à de violents combats. Et le bilan est lourd. Selon une source au ministère sud-soudanais de la Santé, au moins 270 personnes – dont 33 civils – ont péri durant la seule journée de vendredi. Deux casques bleus chinois ont été tués, a déclaré à Pékin le ministère chinois des Affaires étrangères.

Pour la population civile, la situation est catastrophique. Selon la Minuss (Mission de l’ONU au Soudan du sud), 7 000 civils se sont réfugiés dans deux de ses camps, dont un à proximité duquel les combats ont éclaté, et qui abrite déjà 28 000 déplacés. D'autres se sont réfugiés par centaines dans les églises de la ville.

Illustrant l'anarchie qui règne dans les rues de Juba, un habitant a dit avoir vu des policiers en train d'essayer de piller une boutique de son quartier. D'autres avaient fait état de scènes analogues.

Pour voir les images sur vos tablettes et mobiles, cliquez sur ce lien.

Dimanche, les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU avaient déjà unanimement exigé du président sud-soudanais et de son rival de "faire le maximum pour contrôler leurs forces respectives et mettre fin d'urgence aux combats". Réuni en urgence, le Conseil avait par ailleurs demandé aux "pays de la région" et à l'Union africaine de "discuter fermement avec les dirigeants sud-soudanais pour traiter cette crise".

Un accord de paix qui vole en éclats

Les membres du Conseil ont aussi envisagé "de renforcer" la Minuss, et demandent aux pays de la région "de se préparer à fournir des troupes supplémentaires au cas où le Conseil le déciderait". La déclaration ne précise pas quels pays seraient sollicités ni l'ampleur du renforcement envisagé.

Le conflit, alimenté par les tensions entre Nuers et Dinkas, ethnies respectives de Riek Machar et de Salva Kiir, a éclaté en décembre 2013 quand le second a limogé le premier. Il a fait plusieurs milliers de morts et deux millions de déplacés.

>> À lire sur France 24 : "Réconciliation au Soudan du Sud : l’ex-chef rebelle Riek Machar a prêté serment"

Dans le cadre d'un fragile accord de paix et de partage du pouvoir signé en août 2015, Riek Machar est revenu avec un fort contingent d'hommes armés en avril à Juba, où il a été réinstallé vice-président et a formé avec Salva Kiir un gouvernement d'union nationale.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 11/07/2016

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