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Attentat de Nice : l’auteur de l’attaque n’était pas fiché pour radicalisation

© Anne-Christine Poujoulat, AFP | Des policiers examinent l'intérieur du camion utilisé par l'auteur de l'attentat de Nice.

Vidéo par Ludovic DE FOUCAUD

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/07/2016

Le chauffeur, qui a précipité son camion sur la foule à Nice, tuant 84 personnes, a été formellement identifié vendredi. Il s’agit de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, né en Tunisie, inconnu des services de renseignement pour sa radicalisation.

L’auteur de l’attaque meurtrière de Nice a été formellement identifié, vendredi 15 juillet, par les forces de police qui ont retrouvé sa pièce d’identité dans le camion de 19 tonnes utilisé pour le massacre.

Le procureur de Paris, François Molins, a cité son nom dans une conférence de presse  à 17h. Il s'agit de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, qui n'était pas connu des services de renseignements et ne faisait pas l'objet de fiche S.

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, 31 ans, marié et père de trois enfants, était originaire de M'saken, en Tunisie, à une dizaine de kilomètres de Sousse. Il résidait à Nice et était connu des services de police, mais pas pour des faits de radicalisation ou de terrorisme.

"On sait que cet individu n’était pas forcément pieux (...). Il n’était pas connu pour des faits de radicalisation puisque la DGSI et le renseignement intérieur français ne l’avaient pas fiché. Il n’était pas fiché S", affirme Nabia Makhloufi, journaliste, sur l’antenne de France 24.

"Soit il a échappé à ces radars, il n’a pas été détecté, soit cet homme a agi pour d’autres raisons. On ne sait pas encore quelles étaient ses motivations. L’enquête le déterminera", ajoute Makhloufi.

Mohamed Lahouaiej-Bouhlel faisait l'objet d'un contrôle judiciaire, après une bagarre l'ayant opposé à un automobiliste. "Sa situation administrative est en cours d'investigation", a expliqué une source policière.

"Au mois de mai 2016, il a été placé sous contrôle judiciaire et il était poursuivi pour des faits de violence avec armes. Il s’agissait d’une altercation sur la voie publique entre deux automobilistes dont lui. L’arme en question était une palette de bois qu'il avait lancé sur son interlocuteur", a précisé le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas. "Il avait l’obligation de se présenter au commissariat de Nice une fois par semaine (...), il a rigoureusement tenu cette obligation".

>> À suivre sur France 24 : "En direct : les derniers développements après l'attaque de Nice"

"Très violent avec sa femme"

Une perquisition a eu lieu vendredi matin au domicile du tueur en présence de policiers d'élite du Raid, dans un petit immeuble d'un quartier populaire de l'est de Nice.

Une dizaine de voisins interrogés l'ont décrit comme "solitaire" et "silencieux". Un habitant de son ancienne barre d'immeuble "Le Bretagne", où le tueur vivait au 12e étage avec son épouse, mais en était parti depuis environ dix-huit mois, dresse pour sa part le profil d'homme déséquilibré. "Je ne crois pas du tout à un problème de radicalisation, je pense plutôt que ça relève de la psychiatrie", commente-t-il.

"Il faisait des crises. Quand il s'est séparé de sa femme, il a déféqué partout, trucidé le nounours de sa fille à coup de poignard et lacéré les matelas", détaille-t-il. "Son épouse avait demandé le divorce suite à une altercation violente", raconte-t-il.

"Un jour, il était venu chercher les voisins pour qu'on constate qu'elle n'avait pas fait la vaisselle", se souvient-il à propos de cet homme "fermé" qui ne décrochait pas un mot dans l'ascenseur.

Plus pudiquement, le gardien de l'immeuble, qui connaissait le couple, parle d'un homme pratiquant la musculation et les combats, et décrit quelqu’un de "très violent avec sa femme", une franco-tunisienne plutôt timide et gentille, ayant grandi dans le quartier.

La jeune femme a été placée en garde à vue par les enquêteurs qui continuent à auditionner les proches du tueur afin de déterminer s’il a pu bénéficier de complicités.

Quelles étaient ses motivations ?

Le président François Hollande a évoqué, quelques heures après les faits, "une attaque dont le caractère terroriste ne peut être nié".

Huit mois après les attentats les plus meurtriers jamais commis en France, qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris et Saint-Denis, l'enquête devra déterminer si le tueur a agi seul ou sur commande.

La tuerie n'a à ce stade pas été revendiquée, mais le choix du mode opératoire et de cette date hautement symbolique évoquent les consignes de groupes jihadistes comme Al-Qaïda ou l'organisation État islamique (EI).

Dans un message audio diffusé en 2014, le porte-parole officiel de l'EI Abou Mohammed Al-Adnani encourageait ceux qu'il nomme "les soldats du califat" à utiliser n'importe quelle arme disponible. "Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle", leur disait-il, "débrouillez-vous [...] renversez-les avec votre voiture".

Entendu début mai par la commission de la Défense nationale de l'Assemblée nationale, le patron de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Patrick Calvar, s'était inquiété d'"une nouvelle forme d'attaque" terroriste "dans des lieux où est rassemblée une foule importante".

Le plan Vigipirate a été relevé au niveau "alerte attentat", l'échelon maximum, dans tout le département des Alpes-Maritimes.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 15/07/2016

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