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Moyen-Orient

Exclusif : "Les putschistes avouent que les instructions sont venues de Gülen", déclare Erdogan

© FRANCE 24 | Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accordé un entretien exclusif à France 24.

Vidéo par Marc PERELMAN

Texte par FRANCE 24 , de notre envoyé spécial au palais présidentiel turc, à Ankara

Dernière modification : 24/07/2016

Coup d'État raté, Fethullah Gülen, critiques occidentales... Le président turc Recep Tayyip Erdogan a répondu à toutes les questions de France 24, au cours d'un entretien exclusif.

Dans un entretien exclusif accordé à France 24 vendredi, depuis le palais présidentiel à Ankara, le chef d’État turc Recep Tayyip Erdogan a réitéré sa volonté de débarrasser son pays "de la secte des assassins" de Fethullah Gülen, l’imam exilé aux États-Unis, désigné comme le chef de file du putsch militaire raté.

"Il y a eu cette tentative de coup d’État et on sait qui se cache derrière cette tentative. Ils seront jugés et les différents tribunaux permettront d’établir que Fethullah Gülen est à la tête de cette organisation", a-t-il assuré. Et d’ajouter pour étayer son accusation : "Ils ont commencé à avouer, et ils avouent d’où leur sont venues les instructions, de Gülen".

"Je le dis pour la première fois, sur France 24, lorsque le chef d'état major était retenu en otage, un de ses ravisseurs lui a proposé de parler au téléphone avec son leader, Fethullah Gülen", a-t-il poursuivi.

"Éradiquer le virus"

En ce qui concerne la demande d’extradition de son ancien mentor, il a reproché aux États-Unis de continuer à exiger "des preuves et documents" pointant vers une responsabilité de Fethullah Gülen. "Nous le ferons très rapidement, et d’ici une dizaine de jours, à la suite des procédures judiciaires et des premiers aveux, nous enverrons les documents", a-t-il indiqué, tout en rappelant que la Turquie avait toujours répondu favorablement aux demandes d’extraditions américaines, de "criminels ou de terroristes", sans que jamais Washington "ne donne de document".

>> À lire sur France 24 : Fethullah Gülen, l'ancien allié d'Erdogan devenu ennemi public numéro un

Le président turc a en outre annoncé que la purge, en cours dans le pays, allait se poursuivre jusqu’à "l’éradication du virus", accusant les partisans de l’imam Gülen, de s’être notamment infiltrés, comme "un cancer qui s’est métastasé", dans "quasiment" tous les ministères, dans les forces armées et dans les institutions étatiques.

"Il s’agit donc de nettoyer cette structure sale, cette structure terroriste, de nos institutions, le prix à payer sera très lourd" a averti le président Erdogan, en précisant que l’instauration de l’état d’urgence allait permettre à son gouvernement de prendre un grand nombre de mesures "afin de résoudre ce problème".

Si elles n'ont aucune certitude concernant l'extradition de Fethullah Gülen, les autorités turques ont en revanche arrêté un neveu du prédicateur en exil, rapporte samedi l'agence de presse publique Anatolie. Arrêté dans le nord-est du pays, Muhammed Sait Gülen devait être conduit à Ankara pour y être entendu et pourrait être mis en examen pour participation à une organisation terroriste, précise l'agence de presse. Il s'agit du premier membre de la famille de Fethullah Gülen arrêté depuis l'échec du soulèvement d'une partie de l'armée.

Erdogan dénonce les "préjugés" européens envers la Turquie

Recep Tayyip Erdogan refuse, par ailleurs, de condamner les violences dont ont été victimes certains soldats putschistes lynchés par la foule quelques heures après la tentative de coup d’État, dont les images ont fait le tour du monde. "Il s’agit d’un face-à-face entre des terroristes déguisés en militaires, des membres de l’organisation terroriste armée de Gülen, et de mes citoyens, plaide-t-il. On ne peut pas attaquer des civils avec des chars, sachant que ces citoyens n’avaient que le drapeau turc à la main, ou parfois un bâton. Comment peut-on comparer les deux choses !"

Interrogé sur les critiques qui vise sa politique de purge ciblant ceux qui sont considérés comme des putschistes, et sur les inquiétudes exprimées au sein de l’Union européenne sur des éventuelles dérives autoritaires pendant l’état d’urgence, décrété le 21 juillet pour 3 mois, voire sur la possible rétablissement de la peine de mort, le président turc s’est montré très ferme.

"Les critiques occidentales ne m’intéressent pas, je ne les écoute pas, a-t-il commencé par dire. Aucun de ces pays n’a vécu ce que nous avons vécu, ils n’ont pas été confronté à une tentative de putsch visant à détruire l’État".

Et de poursuivre : "Je pose la question aux responsables européens, soutenez-vous le coup d’État, ou soutenez-vous la démocratie ? Quand on se livre à des critiques, il faut d’abord faire une bonne évaluation, quelles sont leurs sources, sur quelles informations se basent-ils pour lancer des critiques erronées ? À moins qu’ils n’aient des préjugés envers la Turquie".

Première publication : 23/07/2016

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