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Syrie : des rebelles syriens contre-attaquent les forces du régime au sud d’Alep

© Karam al-Masri, AFP | Vue générale du corridor de Karaj al-Hajz qui permet de passer des zones tenues par les rebelles à celles contrôlées par le régime syrien.

Vidéo par Noémie ROCHE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/08/2016

Des jihadistes et des rebelles syriens ont lancé dimanche une offensive au sud d’Alep pour tenter d'ouvrir une nouvelle route d'approvisionnement alors que les quartiers tenus par les rebelles sont totalement bouclés par les forces du régime syrien.

Des rebelles syriens et des jihadistes ont lancé, dimanche 31 juillet, une contre-attaque au sud et au sud-ouest d’Alep assiégée par les forces du régime de Bachar al-Assad depuis le 17 juillet, ont rapporté une ONG et des rebelles.

Des groupes islamistes, dont l'influent Ahrar al-Cham et des jihadistes, notamment l'ex-Front al-Nosra – rebaptisé Front Fateh al-Cham après avoir rompu ses liens avec Al-Qaïda – ont annoncé qu'ils lançaient une bataille pour tenter d'ouvrir une nouvelle route d'approvisionnement au sud de la ville.

>> À lire sur France 24 : "Rupture du Front al-Nosra et d'Al-Qaïda : 'Un acte de renoncement'"

Cette région est morcelée entre troupes loyalistes appuyées par des combattants iraniens et du Hezbollah libanais chiite d'une part, et des jihadistes syriens et étrangers alliés aux insurgés d'autre part.

Fateh al-Cham a mené deux attaques à la voiture piégée contre des positions du régime et de ses alliés dans la banlieue de Rachidine, à la périphérie sud-ouest d'Alep et les combats entre les deux bords faisaient rage en début de soirée, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Ces attaques ont tué 11 civils, dont trois enfants, précise l’OSDH.

Parallèlement, les bombardements du régime ont repris sur les quartiers rebelles, malgré l'annonce par Moscou et Damas il y a trois jours de l'ouverture de "couloirs humanitaires" pour permettre aux civils et aux rebelles prêts à rendre les armes de sortir du secteur assiégé.

Interrogé par France 24, Pablo Marco, responsable du programme Moyen-Orient de Médecins sans frontières, indique que : "Concernant les hôpitaux dans la ville d’Alep, deux ne fonctionnent plus et pratiquement tous ont été touchés par les bombardements."

"Tous les hôpitaux de MSF à Alep ont été la cible de frappe du régime"

"L’état de siège a laissé beaucoup de séquelles mais depuis 48 heures, nous constatons une dégradation de la situation médicale et humanitaire, rapporte à France 24 le docteur Oubaïda al-Moufti, vice-président de l’UOSSM-France, une association regroupant des médecins syriens. Des blessés affluent par centaines dans les hôpitaux, il s’agit majoritairement de civils qui paient le prix le plus fort des bombardements intensifs contre les immeubles, les hôpitaux, les écoles…"

"Ils n’ont rien ouvert, au contraire"

Les habitants tentent désormais d’empêcher les avions de leur tirer dessus en faisant brûler des pneus qui dégagent une dense fumée noire.

Selon l'agence officielle Sana, "des dizaines de familles sont sorties des quartiers est d'Alep à travers les couloirs [...]" et ont été prises en charge par des soldats et "transportées en bus vers des abris temporaires". Dans un communiqué, l'armée russe a, elle, affirmé que 169 civils et 69 rebelles ayant rendu les armes avaient emprunté depuis vendredi l'un des trois couloirs "humanitaires".

>> À lire sur France 24 : "Coupés du monde extérieur, les quartiers rebelles d'Alep risquent la famine"

Mais des habitants d'Alep et un correspondant de l'AFP sur place ont assuré qu'il n'y avait eu aucun signe de tels déplacements et que des obstacles étaient toujours en travers du point de passage du quartier de Salaheddine.

"Nous sommes au passage [du quartier] de Boustan al-Qasr. Le régime ment", a dit au correspondant de l'AFP un commandant rebelle, Yasser Flis. "Ils n'ont rien ouvert, [...] Au contraire, ils ont augmenté leurs bombardements et leurs raids aériens sur le point de passage."

"Très peu de civils sortent de ces couloirs car, malheureusement, ils sont souvent bombardés. On nous a raconté que parfois des civils avaient été touchés par des snipers. D’après nos informations, sur les quatre corridors, il n’y en a qu’un d’où sortent des civils. La majorité est encore sur place car ils ont peur de sortir, indique Oubaïda al-Moufti.

Évacuation des civils à Alep : "le couloir humanitaire est parfois bombardé"

Sur place, des habitants confient effectivement avoir peur d’emprunter ces passages. "Je veux sortir mais pas vers les zones du régime. J'ai très peur qu'ils prennent mon fils de 17 ans pour l'obliger à faire son service militaire ou l'envoyer au front", témoigne Abou Mohammad, 50 ans et père de quatre enfants.

Avec AFP
 

Première publication : 01/08/2016

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