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SPORT

JO-2016 : comment Simone Biles est devenue la meilleure gymnaste au monde

© Emmanuel Dunand, AFP | Au Brésil, Simone Biles pourrait remporter cinq médailles d’or.

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 17/08/2016

Les gymnastes américaines ont facilement remporté le concours par équipes. Elles ont pu compter sur la nouvelle star de la gymnastique Simone Biles, âgée de 19 ans. Le parcours de cette championne a tout d'un scénario de film hollywoodien.

Mise à jour : la gymnaste Simone Biles n'a pas réussi à monter cinq fois sur la plus haute marche du podium aux JO de Rio. Mais l'Américaine a égalé le record de quatre médailles d'or en gymnastique artistique décrochées sur les mêmes Jeux en remportant le titre par équipes, le concours général, le saut et le sol. À la poutre, elle n'a décroché "que" le bronze.

Quand on regarde Simone Biles, tout semble si facile. Au sol, à la poutre ou encore au saut de cheval, la gymnaste vrille, virevolte, rebondit avec une aisance incroyable. Les lois de l’apesanteur ne semblent pas avoir de prise sur elle. Dans les airs ou sur un agrès, le sourire toujours aux lèvres, l’Américaine est un modèle de perfection. Même la légende de ce sport, la Roumaine Nadia Comaneci n’a pas de mots assez forts pour la qualifier : "C’est une athlète phénoménale. Même si elle chute, elle est capable de gagner du fait de son très haut niveau de difficultés".

À Rio, celle qui est déjà célébrée comme le nouveau messie de la gymnastique a ouvert, mardi 9 août, son compteur à médailles en remportant le concours par équipes avec ses coéquipières américaines. Les États-Unis ont conservé facilement leur titre de Londres avec une large avance d’environ huit points sur la Russie et la Chine. "On n’avait pas l’impression d’être aux JO. Ça nous a aidées. C’était comme une routine ordinaire et nous sommes restées sereines", a réagi simplement Simone Biles après la finale.

"Personne ne peut battre Simone Biles"

À seulement 19 ans, la gymnaste affiche une décontraction déconcertante. Tous les regards sont pourtant braqués sur elle. Au Brésil, ce phénomène, déjà détenteur de 10 titres mondiaux, un record, pourrait remporter cinq médailles d’or. Avant les Jeux olympiques, le très sérieux New York Times lui a même consacré une infographie complète dans laquelle le quotidien américain tente d’expliquer ses performances. Simone Biles est en effet l’une des rares gymnastes à avoir son propre mouvement, le Biles, un double tendu avec demi-vrille. "J’ai vu certains de mes amis garçons essayer de le faire, mais ils n’y arrivent jamais et cela les énerve", s'amuse la jeune femme.

Son physique (1m45 pour 47kg), sa puissance de course, son explosivité et son sens de l’équilibre lui permettent de dominer outrageusement sa discipline depuis déjà plusieurs années. Non qualifiée pour les derniers Jeux olympiques en 2012, en raison de son âge (elle n’avait pas encore les 16 ans requis), elle a commencé sa moisson de médailles un an après aux Mondiaux, reléguant au second rôle sa compatriote Gabrielle Douglas, médaillée d’or à Londres. "À l’heure actuelle, personne ne peut battre Simone Biles", résume l'Américaine Nastia Liukin, championne olympique en 2008, interrogée par le New York Times.

Des premières années chaotiques

Aujourd’hui en pleine lumière et en pleine gloire, la gymnaste n'est pourtant pas née sous les meilleurs auspices. Simone Biles se retrouve très tôt placée dans une famille d’accueil avec ses trois frères et sœurs. Sa mère, alcoolique et droguée, les néglige et ne peut s’occuper d’eux. C’est finalement son grand-père maternel et sa femme qui les accueillent au Texas et les adoptent. C’est là qu’elle découvre la gymnastique à l'âge de 6 ans et qu’elle rencontre deux ans plus tard son entraîneur, Aimee Boorman. Les deux femmes ne se quitteront plus. "J’ai toujours dit que c’était ma seconde mère car elle est à mes côtés depuis que j’ai 8 ans", a raconté Simone Biles à la chaîne NBC. "Chaque année nos liens se renforcent et nous nous comprenons de mieux en mieux toutes les deux."

Grâce à cette relation si particulière, la Texane a rapidement gravi les échelons de la gymnastique nationale puis mondiale. Devenue une star dans son pays, elle dépasse même les frontières de son sport. Les sponsors se l’arrachent et sur son compte Instagram, elle compte près d'un million d'abonnés . Elle vient même de lancer une collection d’émoticônes à son effigie "les Simojis".

Pour certains, la gymnaste afro-américaine est même devenue un symbole et une source d’inspiration pour la communauté noire. Mais la championne ne préfère pas y penser. "Je ne me suis jamais dit : 'Oh, je suis la première Afro-Américaine à avoir remporté le championnat du monde'", a-t-elle expliqué il y a quelques mois au magazine ESPN. "Je fais juste de la gymnastique car cela m’amuse. Je ne veux pas y mêler des considérations raciales."

Aux JO de Rio, Simone Biles voit tout simplement "ses rêves se réaliser", écrit-elle sur son compte Twitter. Elle sera de nouveau en compétition jeudi 11 août pour le concours individuel de gymnastique : "Le plus dur maintenant va être de se reposer un peu car nous sommes toutes excitées par cette victoire, de se remettre à l'entraînement et de continuer sur notre lancée".

Avec AFP

 

Première publication : 10/08/2016

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