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Moyen-Orient FRANCE 24

Syrie : le régime bombarde pour la première fois des positions kurdes

© AFP | Un avion militaire syrien décolle de l'aéroport de Dumeir, à 50 kilomètres au nord-est de Damas, en avril 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/08/2016

Les avions du régime syrien ont frappé jeudi pour la première fois depuis 2011 des positions kurdes en Syrie. Un émissaire de l'ONU a par ailleurs regretté qu’aucun convoi humanitaire n’ait pu entrer en Syrie depuis un mois.

C’est une première depuis le début du conflit en Syrie en mars 2011 : jeudi 18 août, le régime syrien a utilisé son aviation pour frapper des positions de forces kurdes en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des sources de sécurité syriennes.

D'après l'ONG, les frappes ont visé trois barrages et trois QG dans la ville de Hassaké. Les deux-tiers de cette ville située dans le nord-est de la Syrie sont contrôlés par les forces kurdes des Assayech et le reste par le régime, ce qui crée des tensions récurrentes.

Un journaliste collaborant avec l'AFP a confirmé avoir vu des avions syriens bombarder des positions dans cette ville, où depuis mercredi de violents combats opposent des forces prorégime à la police kurde après des accusations mutuelles d'arrestations. Un porte-parole de l'administration auto-proclamée par les Kurdes à la faveur de la guerre dans le nord-est du pays, a confirmé les raids.

Les bombardements, "un message aux Kurdes"

Les affrontements à Hassaké, concentrés sur un quartier du centre-ville et un autre du sud de Hassaké, ont fait, depuis mercredi, 11 morts – quatre civils, quatre membres des Assayech et trois des Forces de défense nationale (FDN, pro-régime) –, a indiqué à l'AFP une source médicale locale.

Les tensions étaient latentes dans la ville depuis deux semaines, après des accusations mutuelles d'arrestations, et l'échec des médiations entre les deux camps. Les Kurdes réclamaient récemment la dissolution des FDN à Hassaké, ville composée pour moitié de kurdes et pour moitié d'arabes. Les FDN soutiennent les opérations de l'armée à travers la Syrie contre les rebelles et les jihadistes.

"Ils ne faut pas qu'ils (les Kurdes) prennent leurs rêves d'autonomie pour une réalité", a précisé une source de sécurité syrienne. Une source gouvernementale locale affirmait que les "bombardements aériens étaient un message aux Kurdes pour qu'ils cessent de faire ce genre de revendications qui touchent à la souveraineté nationale". Les Kurdes qui représentent 15 % de la population syrienne ont adopté une position neutre au début du conflit entre régime et rebelle, mais ils ont auto-proclamé, en mars dernier, une "région fédérale" et rêvent de relier les régions sous leur contrôle dans le nord du pays.

Pas de convoi humanitaire en Syrie depuis un mois

Depuis Genève, l'émissaire de l'ONU, Staffan de Mistura s’est alarmé jeudi du fait qu’aucun convoi humanitaire n'avait pu entrer dans les localités assiégées de Syrie depuis un mois. "En un mois, pas un seul convoi n'a atteint les zones assiégées", a-t-il dénoncé. "Pas un seul convoi. Pourquoi ? En raison des combats", a-t-il insisté. À Madaya et Zabadani, deux villes assiégées par le régime dans la province de Damas, ainsi qu'à Foua et Kafraya, deux agglomérations chiites pro-régime de la province d'Idleb, assiégées par des rebelles islamistes, l'aide humanitaire n'est elle pas parvenue à entrer depuis le 30 avril, soit depuis 110 jours, a-t-il également déploré. 

Avec AFP

Première publication : 18/08/2016

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