Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

POLITIQUE

Florian Philippot quitte le Front National: Marine Le pen fragilisée ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Malala : "J’ai demandé à Macron d’investir 300 millions $ dans l’éducation des filles"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Maria Callas par Maria Callas

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : la haine des extrémistes bouddhistes envers les Rohingyas

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Vertige catalan"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Malgré les protestations, le Ceta entre en vigueur

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Emmanuel Macron face à la rue, acte 2"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Mexique : la capitale frappée par un séisme meurtrier

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Nous voulons organiser le référendum au Kurdistan irakien de manière pacifique"

En savoir plus

FRANCE

Menace terroriste : sécurité renforcée dans les écoles pour la rentrée

© Fred Dufour, AFP | Une école élémentaire parisienne, le 2 septembre 2014.

Texte par Julia DUMONT

Dernière modification : 24/08/2016

Les ministres de l’Éducation et de l’Intérieur ont présenté mercredi de nouvelles mesures de sécurité dans les écoles. Pour les parents d’élèves et les professeurs, elles devraient être jointes à un accompagnement psychologique.

L’école n’échappera pas aux précautions de sécurité anti-terroriste. À une semaine de la rentrée scolaire, la ministre de l’Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, accompagnée du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a présenté mercredi 24 août de nouvelles mesures pour les écoles.

Les établissements scolaires figurent sur la liste des sites à protéger depuis que l’organisation de l’État islamique a tout particulièrement ciblé les enseignants dans le numéro de novembre 2015 de sa revue de propagande francophone, Dar-al-Islam.

Pour sécuriser la rentrée des classes, Bernard Cazeneuve a annoncé que plus de 3 000 réservistes de la gendarmerie nationale seraient mobilisés le 1er septembre dans les 64 000 établissements scolaires du pays. Les préfets devront également réunir à la rentrée "un état-major départemental de sécurité" consacré à la protection de l'espace scolaire.

Par ailleurs, "2 391 gendarmes et policiers correspondants ‘sécurité école’" seront présents dans les commissariats et brigades de gendarmerie à partir de la rentrée et 131 "référents sûreté" seront chargés par l’Éducation nationale de "conseill[er] les directeurs d’école, les inspecteurs de l’Éducation nationale et les chefs d’établissement".

Simulation d’attentat avec intrusion

Francette Popineau, co-secrétaire et porte-parole du syndicat majoritaire du primaire SNUipp-FSU, se réjouit que le gouvernement "s’intéresse à la protection des élèves et des enseignants" mais déplore que les responsabilités n’aient pas encore été bien réparties entre les acteurs de la vie scolaire. "Par exemple, il est prévu que le directeur de l’école jette un œil aux sacs des personnes qui entrent dans l’établissement. Mais les directeurs sont souvent eux-mêmes des enseignants. Ce n’est pas leur rôle", explique-t-elle à France 24.

Parmi les nouvelles mesures de sécurité, les écoles seront chargées d’organiser trois exercices de sécurité dans les établissements, au lieu de deux jusqu’à présent, dont un simulant un attentat avec intrusion. "Une sensibilisation aux gestes qui sauvent" des collégiens en classe de troisième, et la formation au brevet de secouriste "de tous les élèves délégués" est également prévue.

Pour Liliana Moyano, présidente nationale de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), ces exercices sont bénéfiques mais "il est indispensable qu’ils soient encadrés par des professionnels". Une position que partage Francette Popineau.

Ne pas retirer à l’école son image de lieu sûr

Cette dernière insiste sur le fait que les exercices de sécurité ne doivent pas modifier l’image que les enfants se font de l’école : "Il faut leur rappeler que c’est un lieu sûr parce que les adultes qui les encadrent ont la sécurité chevillée au corps."

Pour les parents comme pour les enseignants, l’enjeu de ces nouvelles mesures de sécurité sera donc de mieux protéger les élèves sans les inquiéter. "Les enseignants devront notamment prendre garde à ne pas utiliser trop de mots liés à la violence ou aux armes", souligne Francette Popineau. "Pour cela, ils pourront se faire aider par les psychologues scolaires", précise-t-elle.

Liliana Moyana abonde en ce sens : "Il y a tout un travail d’accompagnement psychologique des élèves à faire dans la durée […] Les enseignements devront être formés à être dans l’écoute."

Francette Popineau prévient que, pour que la situation évolue dans le bon sens, la "mise en sécurité doit s’accompagner d’autre chose", sans quoi, les éducateurs risquent de "passer à côté du problème".

La porte-parole suggère que soient organisées des discussions et des cafés-philosophie pour que les enseignants puissent "contrecarrer ce que les élèves lisent sur les réseaux sociaux et dans les médias".

Avec AFP
 

Première publication : 24/08/2016

  • SÉCURITÉ

    Le groupe Evacuation Squad revendique les fausses alertes à la bombe dans les lycées

    En savoir plus

  • Éducation nationale

    Réforme du collège : grève des professeurs, Vallaud-Belkacem ne recule pas

    En savoir plus

  • FRANCE

    Un lycéen menacé de mort après la publication d’un journal sur "Charlie Hebdo"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)