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Asie - pacifique

Ouzbékistan : le gouvernement annonce officiellement la mort du président Karimov

© Ria Novosti, BRICS/SCO Photos, AFP | Le président de l'Ouzbékistan, Islam Karimov, est décédé après avoir été victime d'une hémorragie cérébrale, a annoncé le gouvernement vendredi 2 septembre 2016.

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/09/2016

Le président ouzbek Islam Karimov est décédé vendredi après avoir été victime d'une hémorragie cérébrale, a annoncé dans la soirée le gouvernement de l'Ouzbékistan. Il sera enterré samedi à Samarcande, sa ville natale, dans le sud-est du pays.

Après plusieurs heures de suspense et de mystère autour de l'état de santé d'Islam Karimov, le gouvernement ouzbek a fini par annoncer, vendredi 2 septembre, la mort de son président, âgé de 78 ans.

Ce dernier, qui dirigeait l'Ouzbékistan d'une main de fer depuis plus d'un quart de siècle, était "dans un état critique" après avoir été victime d'une hémorragie cérébrale, avait annoncé vendredi matin le gouvernement.

Puis, dans la journée, alors qu'aucune annonce officielle n'avait été faite, la Turquie, proche alliée de l'Ouzbékistan, avait affirmé par la voix de son Premier ministre Binali Yildirim qu'Islam Karimov était décédé, sans plus de précisions. Et le président de la Géorgie, Guiorgui Margvelachvili, avait présenté ses condoléances.

Le président russe Vladimir Poutine a, lui, attendu l'officialisation du décès pour déplorer "une perte immense".

Des funérailles prévues samedi

Islam Karimov sera enterré samedi dans sa ville natale de Samarcande, dans le sud-est du pays, a annoncé la télévision publique ouzbèke. Le Premier ministre Chavkat Mirzioïev présidera la commission chargée d'organiser les funérailles, une indication sur le rôle important qui devrait être le sien dans l'avenir.

Le site d'opposition Fergana.ru avait évoqué dès jeudi soir d'intenses préparatifs à Samarcande pour un enterrement. Un porte-parole de l'agence de sécurité aérienne d'Ouzbékistan avait également confirmé à l'agence russe Ria Novosti que l'aéroport de Samarcande serait fermé samedi.

Par ailleurs, des informations avaient fuité concernant les déplacements de hautes personnalités en Ouzbékistan ce samedi, comme celui du président du Tadjikistan, Emomali Rahmon, ou celui du Premier ministre du Kazakhstan voisin, Karim Maximov.

Né le 30 janvier 1938, le président ouzbek a grandi dans un orphelinat avant de gravir tous les échelons de l'appareil du Parti communiste à l'époque de l'URSS jusqu'à prendre la tête de la république soviétique d'Ouzbékistan. À l'indépendance, en 1991, il se maintient au pouvoir et s'emploie aussitôt à éliminer tous ses opposants.

De nombreuses ONG l’accusent d'avoir régulièrement truqué les élections, arrêté arbitrairement des centaines d'opposants et soutenu le recours à la torture dans les prisons.

Sa propre fille assignée à résidence

Malgré des rumeurs persistantes sur la fragilité de son état de santé, Islam Karimov n'avait désigné aucun successeur dans ce pays qui est l'un des principaux exportateurs mondiaux de coton et frontalier de l'Afghanistan.

Un temps favorite, sa fille aînée Goulnara est tombée en disgrâce après avoir comparé son père à Staline. Elle est désormais assignée à résidence. Sans plan de succession, sa disparition risquerait donc d'ouvrir une lutte pour le pouvoir, selon les experts.

Selon la Constitution, c'est le président du Sénat qui doit prendre l'intérim du pouvoir en cas d'impossibilité du président à gouverner, mais les experts le considèrent comme un simple exécutant.

Les prétendants les plus crédibles à la succession d'Islam Karimov sont son Premier ministre Chavkat Mirzioïev et le vice-Premier ministre Roustam Azimov, qui sont considérés comme rivaux.

Autre prétendant, le puissant chef de la sécurité Roustam Inoyatov, 72 ans, considéré comme l'un des responsables de la mort de 300 à 500 manifestants lors d'une manifestation à Andijan en 2005 réprimée par les forces de l'ordre. Ce bain de sang avait provoqué la mise au ban d'Islam Karimov par la communauté internationale.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/09/2016

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