Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"L'argent, tabou des députés"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Climat : faut-il encore rappeler l'urgence de la situation?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC: "Nous n'excluons pas des mesures de rétorsion contre l'UE" (Léonard She Okitundu)

En savoir plus

LE DÉBAT

One Planet Summit : Sans les Etats-Unis, qui va payer pour le climat ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Jean-Louis Debré : "La droite devrait prendre le temps de la réflexion"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Jean-Louis Debré : "Chirac est à l'origine de la prise de conscience" sur l'environnement

En savoir plus

FOCUS

En Espagne, le Tage est en danger

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La "très grande mélancolie" de Lamia Ziadé

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Trump, la Lune, Mars, et au-delà"

En savoir plus

FRANCE 24 EUROPE

Pour la première fois, un mineur a été euthanasié à sa demande en Belgique

© Etienne Ansotte, BELGA, AFP | Un kit destiné à réaliser une euthanasie, à Bruxelles en 2005.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/09/2016

Un mineur a été euthanasié à sa demande en Belgique, pour la première fois depuis la loi adoptée en 2014 par le pays, a annoncé samedi la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.

Pour la première fois depuis que la loi sur l'euthanasie de 2002 a été élargie en 2014 à tous les enfants souffrant de maladies incurables et capables de discernement, un mineur a été euthanasié à sa demande en Belgique. L’annonce a été faite samedi 17 septembre par la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie.

L'âge du mineur, qui souffrait d'une maladie en phase terminale, n'a pas été précisé.

Le royaume est le seul pays au monde à autoriser, sans limite d'âge, des mineurs à choisir d'abréger leurs souffrances.

"Une situation médicale sans issue"

Le président de la Commission fédérale de contrôle et d'évaluation de l'euthanasie, le professeur Wim Distelmans, a confirmé cette annonce, soulignant que ce cas de figure demeurait exceptionnel et réservé aux patients désespérés. "Il n'y a heureusement que très peu d'enfants qui entrent en considération, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne", a-t-il déclaré.

La loi énonce que le mineur devra se "trouver dans une situation médicale sans issue entraînant le décès à brève échéance", être confronté à une "souffrance physique constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d'une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable".

L'enfant ou adolescent doit prendre l'initiative de la demande, étudiée par une équipe médicale et un psychiatre ou psychologue indépendant. Les parents doivent également donner leur consentement.

Le vote en 2014 avait causé une vive controverse en Belgique, pays de tradition catholique. Il était passé malgré l'opposition de certains pédiatres et de la hiérarchie catholique. À l'époque, l'auteur de la loi, le sénateur socialiste Philippe Mahoux, avait expliqué qu'il fallait aussi répondre au souhait des pédiatres et infirmiers confrontés à la "souffrance insupportable" d'enfants, à laquelle ils ne pouvaient répondre que dans l'illégalité.

Entre 2003 et 2013, 8 752 adultes ont été euthanasiés en Belgique, selon les chiffres de la Commission fédérale.

Avec AFP et Reuters
 

Première publication : 17/09/2016

  • SANTÉ

    La Belgique s'apprête à légaliser l'euthanasie pour les mineurs

    En savoir plus

  • JUSTICE

    Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)