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FRANCE 24 FRANCE

"Paris sans voitures", fer de lance de la politique écologique d'Anne Hidalgo

© Christophe Archambault, AFP | La maire de Paris, Anne Hidalgo (à droite), avec la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, sur les quais de Seine à Paris le 14 septembre 2016.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/09/2016

La moitié de Paris est fermée à la circulation des voitures, dimanche, sauf exceptions, pour la deuxième édition de "Paris sans voitures". C'est l'une des initiatives de la maire, Anne Hidalgo, pour rendre sa ville plus propre et moins bruyante.

Pour la deuxième fois, une petite moitié de Paris est fermée à la circulation des voitures, dimanche 25 septembre. Cette "Journée sans voitures XXL", élément clé de la politique écologique de la maire (PS) de la capitale, Anne Hidalgo, a lieu de 11h à 18h, sur 45 % du territoire parisien, soit un territoire "cinq fois plus grand" que lors de la première édition, en septembre 2015.

>> À lire sur France 24 : "En images : à Paris, la 'journée sans voiture' ne fait pas forcément recette"

Pas moins de 650 km de chaussées sont fermés à la circulation, sauf celle des véhicules autorisés comme les transports en commun, les véhicules d'urgence, les taxis ou livraisons dont la vitesse sera limitée à 20 km/h. Par ailleurs, hors de ces zones, la vitesse sera également limitée à 20 km/h. Quelques zones, faciles à boucler et qui accueillent des animations pour tous les âges, dans le centre ou l'est de la capitale, sont totalement sans véhicules. Des "balades insolites et itinéraires balisés" sont aussi proposés.

Tous les arrondissements concernés

La première "Journée sans voiture" avait, en septembre 2015, suscité "l'engouement et permis, le temps d'une journée, de réduire fortement les émissions polluantes et les nuisances sonores", estime la Ville. Son périmètre avait été limité aux arrondissements du centre et aux bois de Vincennes et de Boulogne ; cette fois, les vingt arrondissements sont concernés.

© Mairie de Paris

L'événement doit avoir lieu tous les ans. Paris est la quatrième ville après São Paulo, Bruxelles et Bristol, à avoir mis en œuvre une telle opération. D'autres villes ont suivi l'exemple : New York a organisé en avril sa première journée sans voiture, et Casablanca et Marrakech en ont fait de même fin mai.

La maire de Paris, désormais présidente du C40 (un groupe international de plus de 80 métropoles "engagées dans la réponse au changement climatique", qui représentent environ 600 millions d'habitants, un quart du PIB mondial et près de deux tiers des émissions des gaz à effet de serre), cherche à réduire la place globale que prend la voiture dans sa ville. Outre la "journée sans voiture", elle a ainsi lancé le 8 mai la piétonisation des Champs-Élysées, le premier dimanche de chaque mois et des berges de Seine rive droite.

Des temps de trajet légèrement plus longs

Cette politique, vue favorablement par une majorité de Parisiens et soutenue par la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, suscite toutefois une levée de bouclier à droite et chez les associations d’automobilistes. Concernant les berges, les opposants craignent que le report de circulation sur d’autres axes empire la situation ailleurs.

Un rapport, rendu public par le site du Journal du dimanche (JDD), le 25 septembre, indique que le trafic sur le boulevard Saint-Germain, "identifié comme le principal axe de report" après la piétonisation, a augmenté de 41 % le matin. Le soir, la hausse du trafic est moindre puisqu’elle ne représente que 4 % de véhicules en plus.

Sur quelques segments, l’hebdomadaire dominical analyse également le temps de trajet, qui augmente légèrement. Ainsi, sur le même boulevard, il faut compter "treize minutes au lieu de six de la Concorde à l'Institut du monde arabe le matin, et seize minutes au lieu de treize le soir."

A priori, rien qui n’arrête la municipalité, qui doit voter la pérennisation de cette décision lundi 26 septembre. L'arrêté municipal sera "définitif", dit-on à l'Hôtel de Ville, avec une possibilité de réversibilité "si les perturbations étaient jugées trop importantes". Mais Anne Hidalgo ne croit pas à cette dernière hypothèse.

Avec AFP

Première publication : 25/09/2016

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