Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Union Européenne : la montée des égoïsmes ? (Partie 1)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Corée du Nord : pour Séoul, "il est encore temps" de négocier

En savoir plus

FOCUS

Chili : la version officielle de la mort de Pablo Neruda scientifiquement contredite

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ayo, le Nigeria aux couleurs de "Paname"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un plébiscite en Vénétie pour l'autonomie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après la jungle de Calais, un nouvel espoir"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Andrej Plenkovic : "Je ne pense pas qu’il y ait une menace d’éclatement des États au sein de l’UE"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Stéphanie Gibaud, lanceuse d'alerte : "Dire la vérité est un acte citoyen"

En savoir plus

Afrique FRANCE 24

Cameroun : RFI demande la relaxe de son correspondant Ahmed Abba

© Handout / RFI / AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/10/2016

Les avocats d'Ahmed Abba, journaliste camerounais de RFI jugé pour complicité présumée avec Boko Haram, ont exigé mercredi sa relaxe lors de la reprise de son procès à Yaoundé. Ils étaient appuyés par Cécile Mégie, directrice de RFI.

Mercredi 5 octobre à Yaoundé, le procès d'Ahmed Abba, journaliste camerounais pour Radio France Internationale (RFI), jugé pour complicité présumée avec le groupe jihadiste Boko Haram, a repris. Ses avocats ont exigé sa relaxe, appuyés par Cécile Mégie, directrice de RFI venue de France.

"Nous vous demandons d'acquitter purement et simplement M. Ahmed Abba", a lancé Clément Nakong, l'un des avocats du journaliste, devant le tribunal militaire de Yaoundé. Les juges ont renvoyé le procès au 19 octobre pour se prononcer sur cette demande.

"Aucune preuve de sa culpabilité n'est apportée"

Présente pour la première fois au procès, Cécile Mégie a appuyé cette demande devant des journalistes : "Il nous a semblé que, plus d'un an après, la direction de RFI que j'incarne était un poids, un soutien supplémentaire pour Ahmed Abba. Nous sommes convaincus de l'innocence d'Ahmed Abba. L'audience d'aujourd'hui nous a montré qu'encore une fois, aucune preuve de sa culpabilité n'est apportée".

Arrêté le 30 juillet 2015, le correspondant en langue haoussa de la radio est poursuivi pour "complicité d'actes de terrorisme" en lien avec les jihadistes nigérians de Boko Haram et "non-dénonciation des actes de terrorisme".

Ahmed Abba, qui a toujours clamé son innocence, risque la peine de mort, prévue par une loi controversée de lutte contre le terrorisme en vigueur depuis fin 2014.

"Professionnellement, il est irréprochable", a souligné Cécile Mégie. "La production qu'Ahmed Abba a diffusée sur les antennes de RFI (en langue haoussa) a été entièrement traduite. Dans l'ensemble de sa production, il n'y a pas une virgule qui montre la moindre empathie pour des actes de terrorisme".

Trois autres journalistes camerounais comparaîtront vendredi devant le tribunal militaire de Yaoundé pour des faits allégués de non-dénonciation d'actes portant atteinte à la sûreté de l'État.

Avec AFP
 

Première publication : 06/10/2016

  • CAMEROUN

    Cameroun : attentat-meurtrier à la frontière nigériane, Boko Haram soupçonné

    En savoir plus

  • TCHAD

    Vidéo : "On ne s'attendait pas à ce que Boko Haram arrive un jour dans notre village"

    En savoir plus

  • NIGERIA

    En photographiant le quotidien à Maiduguri, Fati Abubakar résiste à la terreur de Boko Haram

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)