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Dernière modification : 17/10/2016

"Mossoul : apprendre de ses erreurs ?"

© France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 17 octobre, le début de l’offensive des forces irakiennes et de la coalition internationale pour reprendre Mossoul, le fief de l’organisation État islamique, la visite du président philippin Rodrigo Duterte en Chine, et la difficulté à recevoir des compliments.

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Cette revue de presse internationale commence en Irak, où le premier ministre, Haïdar al-Abadi, a annoncé cette nuit le début de l’offensive de Mossoul.

La bataille pour reprendre le dernier bastion du groupe État islamique, conquis en juin 2014, est présentée par The New York Times comme un combat pour l’Irak tout entier. Le journal décrit une ville "aux abois", où 3 000 à 4 000 jihadistes, selon une estimation militaire américaine, s’apprêteraient à affronter les forces irakiennes, appuyées par la coalition internationale. Ces combats auront lieu au milieu d’une population qui dépasse le million d’habitants - des civils dont le sort suscite l’inquiétude des Nations unies, qui craignent que l’offensive sur Mossoul, pressentie comme "la plus complexe et la plus importante" des batailles dans le monde en 2016, tourne au "scénario catastrophe", avec des centaines de milliers de personnes tentant de fuir les combats.

La presse arabe exprime quant à elle un certain scepticisme. On n’apprend décidément pas de ses erreurs, critique en substance le journal irakien Azzaman, qui s’interroge sur l’opportunité de livrer cette bataille maintenant, alors que les problèmes de l’armée irakienne, toujours soumise à l’influence de groupes ethniques et religieux aux intérêts divergents, ne sont pas réglés. Pourquoi les Américains ont-ils quitté l’Irak avant d’avoir laissé sur place une force militaire suffisamment puissante et soudée ?, demande Azzaman, tandis que le quotidien émirati Alettihad rappelle à quel point les intérêts des puissances étrangères impliquées dans le conflit sont eux aussi très différents, avec une stratégie de la Turquie consistant à étendre son influence via un "pont" avec l’Irak, semblable à celui établi dans le nord de la Syrie, le désir de "vengeance" de l’Iran, et la volonté, de la part des États-Unis, de remporter une victoire symbolique, avant la présidentielle - une victoire présentée comme un tremplin pour la candidature d’Hillary Clinton à la Maison Blanche.

À la une également, la visite du très controversé président philippin Rodrigo Duterte en Chine. Après avoir annoncé avec fracas vouloir prendre ses distances avec son allié traditionnel américain, "Duterte Harry", comme l’appellent ses détracteurs, "tente sa chance" avec la Chine, ironise The Wall Street Journal, qui explique que le président philippin espère ainsi "relancer les compteurs" avec Washington, rappelantles déclarations plutôt conciliantes de Duterte à l’égard de Pékin sur la souveraineté philippine en mer de Chine méridionale, qu’il s’est dit prêt à "mettre de côté", notamment si les Chinois acceptaient de construire une ligne de chemin de fer dans son fief de Mindanao, une région pauvre du sud des Philippines. Manille a "besoin d’une meilleure relation avec la Chine", soutient The Philippine Daily Inquirer, en mettant toutefois en garde Rodrigo Duterte contre le "prix à payer" pour cette nouvelle amitié. Des inquiétudes que celui-ci a tenté d’apaiser en assurant que oui, il évoquerait bien le dossier avec son homologue Xi Jinping, et qu’il "n’abandonnerait pas ce qu’il n’est pas en son pouvoir d’abandonner", d’après The Philippine Star, qui rappelle, au passage, que la Cour permanente d’arbitrage de La Haye a donné raison à Manille sur le contentieux en mer de Chine méridionale, en juillet dernier, estimant que les revendications chinoises dans la région "n’ont pas de fondement historique" et que la construction d’îlots artificiels est "illégale". Côté chinois, The China Daily explique que le "devoir" des États-Unis est de contribuer à "normaliser" les relations entre Pékin et Manille.

Aux États-Unis, justement, il est beaucoup question de la mort de la fille du sprinteur Tyson Gay, tuée par une balle perdue à l'âge de 15 ans, à Lexington, dans Kentucky. La presse américaine revient largement sur cette disparition, dont le tabloïd New York Daily News, qui rappelle que Trinity Gay était considérée comme l'un des grands espoirs de l'athlétisme américain, spécialiste du sprint, comme son père. La jeune fille se serait trouvée devant un restaurant, lorsqu’une fusillade aurait éclaté dans la nuit de samedi à dimanche, entre les passagers de deux voitures, la blessant mortellement. Un énième fait divers qui a suscité une énième déclaration des opposants aux armes à feu, sur les dangers de cette épidémie outre-Atlantique.

Je ne vous laisse évidemment pas filer là-dessus. Pour terminer, je vous propose de jeter un cil à cet article de Quartz, qui raconte que des raisons économiques expliquent la difficulté souvent éprouvée à recevoir des compliments. Pourquoi se sent-on tout gêné lorsque l’on nous dit à quel point nous sommes beaux et intelligents ? Parce que le compliment crée simultanément le sentiment d’être redevable, que l’on a une dette envers le complimenteur, et qu’on lui doit quelque chose en échange - comme si le compliment était un élément d’une transaction inachevée, d’où le sentiment de malaise.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

 

Par Hélène FRADE

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