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Ceta : la Belgique "n'est pas en "état de signer" l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada

© John Thys, AFP | Une pancarte anti-Ceta lors d'une manifestation dans le quartier européen à Bruxelles le 20 septembre 2016.

Vidéo par Kim VO DINH , Marc PAUPE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/10/2016

Le Premier ministre belge Charles Michel a reconnu, lundi, que son pays n'était "pas en état" de signer l'accord Ceta de libre-échange entre l'UE et le Canada. Ce blocage empêche la signature officielle de ce traité, prévu jeudi à Bruxelles.

"On nous a demandé de donner une réponse claire aujourd'hui. La réponse claire à ce stade, c'est non", s'est désolé Charles Michel, le Premier ministre belge. La signature  du traité de libre-échange UE-Canada (Ceta) prévue jeudi à Bruxelles n'aura donc pas lieu.

"Nous ne sommes pas en état de signer l'accord", a précisé le dirigeant belge. Si le gouvernement fédéral, la communauté germanophone et la Flandre ont dit oui, la Wallonie, le gouvernement bruxellois et la communauté linguistique francophone ont refusé de laisser la Belgique approuver l'accord

"Ce sera pas possible de respecter cet ultimatum", avait prévenu le président du Parlement de Wallonie, André Antoine, à la radio belge RTL lundi matin. Le mode de fonctionnement très complexe du royaume de Belgique nécessite l'accord des Parlements de toutes les entités qui le composent. 

"On nous remet un document décevant et parallèlement on nous adresse un ultimatum. C'est très étonnant. Cela nous pousse à nous poser des questions sur le but poursuivi", avait déjà indiqué à l'AFP l'entourage du chef du gouvernement wallon, Paul Magnette.

La Belgique est le seul des 28 pays de l'Union européenne qui se trouve dans l'impossibilité de signer le Ceta, un accord concernant plus de 500 millions d'Européens, en raison du blocage de cette région francophone de 3,6 millions d'habitants.

"Nombre de nations commencent à être interpellées par les remarques de fond qu’a fait la Wallonie"

Le sommet annulé ?

Le sommet et la signature prévus jeudi à Bruxelles, en présence du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, devrait être annulé.

Cette paralysie fragilise davantage une Union en pleine crise, déjà déstabilisée par le Brexit qu'elle va sans doute devoir négocier au printemps prochain avec Londres

La Wallonie voit dans le Ceta les prémices du traité TTIP (ou Tafta), très impopulaire, négocié laborieusement par l'UE avec les États-Unis, et réclame plus de garanties face aux puissantes multinationales.

Avec AFP

 

 

Première publication : 24/10/2016

  • UNION EUROPÉENNE

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