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Manifestation néo-nazie en Pennsylvanie : "Trump a copié notre programme"

© Yona Helaoua, France 24 | Le chef du groupe néo-nazi National Socialist Movement, Jeff Schoep, donne un discours devant le capitole de Harrisburg, en Pennsylvanie.

Texte par Yona HELAOUA , envoyée spéciale à Harrisburg, Pennsylvanie

Dernière modification : 07/11/2016

Des membres du Mouvement national-socialiste, groupe néo-nazi américain, se sont rassemblés, samedi, à Harrisburg, en Pennsylvanie. Face aux anti-fascistes présents, le leader suprémaciste a endossé la paternité du programme de Donald Trump.

La ville de Harrisburg, en Pennsylvanie (est des États-Unis), a été le théâtre, samedi 5 novembre, d’une manifestation de néo-nazis, dans un climat tendu à trois jours de la présidentielle américaine. En face des protestataires d’extrême droite, réunis à l’appel du National Socialist Movement (Mouvement national-socialiste), des groupes antifascistes étaient mobilisés.

Les craintes d’affrontement étant réelles, la présence policière était visible et impressionnante : des agents armés de bâtons et tenant des chiens en laisse encadraient les manifestants. Des policiers à cheval étaient aussi présents pour séparer les deux groupes.

>> Pour voir les images et vidéos sur vos mobiles et tablettes, cliquez ici.

Le National Socialist Movement, qui a annoncé son changement de nom en "National Front", a pour cibles les "communistes", "anarchistes", "tueurs de flics" ou encore les juifs.

"Nous ne sommes plus un groupe à la périphérie, nous sommes l’avant-garde du peuple nationaliste, nous entrons dans une nouvelle ère de la politique américaine", a prédit leur leader Jeff Schoep. "Ce que nous voulons, c’est une nation blanche", a-t-il encore dit, accusant les manifestants d’en face de vouloir nuire à leur liberté d’expression.

Le groupe n’a pas formellement déclaré son soutien à Donald Trump, mais nombreux sont ses membres qui soutiennent personnellement le républicain. Jeff Schoep, leader des néo-nazis, affirme toutefois que le programme de Trump a été copié sur le leur.

>> À Lire : Hôtel Trump à Washington, une inauguration sous les huées

"Nous parlions de tous ces sujets bien avant lui. Certains de nos membres sont attirés par la plateforme de Trump, mais c’était nos idées au départ", renchérit Harry Hughes, un des porte-parole du groupe, venu d’Arizona, dans le sud-ouest du pays.

Le mouvement insiste notamment sur la nécessité de ré-industrialiser les régions déshéritées et de dénoncer les accords de libre-échange, ainsi que sur la volonté de se concentrer sur la nation américaine.

"No racist, no KKK, no fascist USA !"

En face, les militants antifascistes, dont certains étaient encagoulés et visiblement prêts à en découdre, ont hué, insulté et balancé des œufs sur leurs adversaires. "No racist, no KKK, no fascist USA !", ont-ils hurlé, appelant à la fin du racisme, du Ku Klux Klan et du fascisme aux États-Unis. "Cela me met dans un état très inconfortable", affirme Khaldun, un membre du mouvement Occupy, à la vue des néonazis. Selon lui, Donald Trump a été trop loin en profitant du soutien de ces groupes extrémistes.

À la fin du rassemblement, quelques échauffourées ont eu lieu entre des néonazis isolés venus provoquer les antifascistes. Les altercations ont été vite maîtrisées par la police à coups de spray au poivre.

Selon le site Politico, de nombreux groupes d’extrême droite prévoient d’aller surveiller les bureaux de vote le jour du scrutin. Officiellement, il s’agit de s’assurer qu’un même électeur ne se rende pas deux fois aux urnes, mais aussi, avance Politico en citant certains groupes extrémistes, d’intimider les électeurs. Les membres du Mouvement national-socialiste américain présents à Harrisburg ce samedi ont rétorqué qu’il n’existait aucune information fiable sur une possible intimidation des votants.

 

Première publication : 06/11/2016

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