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Amériques FRANCE 24

Hillary Clinton, la déroute d'une ambitieuse battue par un novice

© Rick Wilking, AFP | Hillary Clinton lors du débat avec Donald Trump avant la présidentielle , le 9 octobre 2016, dans le Missouri.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/11/2016

Probablement anéantie aujourd'hui après avoir subi l'humiliation d'une déroute face au novice en politique Donald Trump, Hillary Clinton restera la femme d'une ambition jamais assouvie.

C’est une déroute historique. Malgré ses mille efforts de rédemption, malgré l'appui de toute la planète démocrate et celui du président Barack Obama, Hillary Clinton a été battue par Donald Trump, à la surprise générale. Une défaite cinglante à la présidentielle américaine du 8 novembre, qui condamne certainement la carrière politique de cette avocate de formation, humiliée par ce revers face à un milliardaire qui a fait campagne contre les élites.

Une personnalité inflexible et cassante

Avec le recul, il semble facile de remonter le fil de la défiance des Américains envers celle qui, en trois décennies de vie publique, n’a jamais réussi à imposer la confiance. Ce fut d'abord la défiance des habitants de l'Arkansas dans les années 1970, quand son mari Bill était gouverneur. Elle s'entêtait à garder son nom de jeune fille, Rodham, et à poursuivre sa carrière d'avocate. Une femme alors jugée trop moderne, trop ambitieuse, et qui détonnait dans la société conservatrice du Sud des États-Unis. Puis son mari s'est lancé dans la course à la Maison Blanche et, là encore, la brillante femme dont il était si fier s'est révélée tantôt un atout, tantôt un boulet. Un atout quand elle défendit son mari, accusé d'adultère en 1992, et un boulet quand elle sembla se moquer des femmes au foyer en déclarant qu'elle préférait travailler que rester à la maison à faire des petits gâteaux.

Une fois à Washington, elle éblouit ses interlocuteurs quand elle s'attaque à la réforme du système de santé mais au fil des mois, la réforme s'englue, la machinerie trop complexe s'effondre. Les ennemis des Clinton commencent à évoquer la personnalité inflexible et cassante d'"Hillary". Cet échec cuisant sera son premier grand traumatisme politique. Dans un retournement historiquement, le pic de sa popularité intervient à la fin de l'année 1998, quand elle doit subir l'humiliation publique de l'affaire Monica Lewinsky. Ce sera la dernière fois que les Américains compatiront avec elle.

Symbole de l'establishment

Hillary Clinton a longtemps voulu entrer en politique sur son propre nom. En 2000, au moment de quitter la Maison Blanche, elle parvient à se faire élire au Sénat, la puissante chambre haute du Congrès. Elle vote en 2002 pour autoriser la guerre en Irak. Un jeune collègue du nom de Barack Obama, qui lui y est opposé, voit là une ouverture. Il se présente aux primaires démocrates de 2008 sous la bannière du changement et relègue sa puissante rivale au rang des politiciens à l'ancienne. Celle qui était trop moderne dans l'Arkansas des années 1980 est devenue un vestige d'un autre temps, symbole de l'establishment.

En la nommant ensuite chef de la diplomatie, Barack Obama redore le blason d'Hillary Clinton, qui consolide son image de femme d'État et complète le CV le plus long de l'histoire politique américaine récente. Las, elle commet une erreur fatale en s'installant au département d'État : elle refuse l'adresse email gouvernementale et décide de communiquer via un serveur privé installé par ses soins, contrevenant aux consignes sur la sécurité et l'archivage des communications officielles. Cette affaire se transformera en scandale, et même si le FBI jugera in fine en pleine campagne présidentielle qu'elle ne méritait pas de poursuites pénales, les contempteurs de la démocrate répéteront ad nauseam que l'ancienne secrétaire d'État s'est disqualifiée pour la fonction suprême.

Avec AFP

Première publication : 09/11/2016

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