Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La seconde guerre mondiale s'invite dans la campagne

En savoir plus

JOURNAL DE CAMPAGNE

La seconde guerre mondiale s'invite dans la campagne présidentielle

En savoir plus

BILLET RETOUR

Nicaragua : que reste-t-il de la révolution promise ?

En savoir plus

TECH 24

Les "makers" ont du cœur

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

"Pointu" à Sanary, "barquette" à Marseille : deux noms pour un bateau séculaire

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Whirlpool : le nouveau Florange

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Macron face à Le Pen : le choc de deux France ?

En savoir plus

FOCUS

Égypte : rencontre avec les coptes, une communauté menacée

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Femua 2017 : les musiques urbaines à l'honneur à Abidjan

En savoir plus

FRANCE

De Hollande à Giscard, 35 ans d’adieux politiques en vidéo

© Olivier Morin, AFP | François Hollande, le 1er décembre 2016, lors de son allocution pour annoncer sa non-candidature à la présidentielle 2017.

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 02/12/2016

Du légendaire "Au revoir" de Giscard au résigné "J'ai décidé de ne pas être candidat" de Hollande, France 24 propose un petit tour d’horizon des discours d'adieux d'hommes politiques français de premier plan ces 35 dernières années.

François Hollande, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy : les deux dernières semaines viennent de nous offrir trois discours d’adieux d’hommes politiques de premier plan. S’ils ont annoncé qu’ils quittaient le paysage politique national chacun avec leur propre style, les mêmes thèmes sont systématiquement revenus. Comme Jacques Chirac, Lionel Jospin, François Mitterrand ou Valéry Giscard d’Estaing avant eux, tous ont la fierté du travail accompli et affirment, avec gravité et émotion, n’avoir agi que pour le bien du pays et des Français.

François Hollande, 1er décembre 2016 :

En annonçant qu’il ne se présentera pas à l’élection présidentielle de 2017, François Hollande devient le premier président en exercice de la Ve République à ne pas briguer de deuxième mandat. Devenu très impopulaire, même auprès des sympathisants de gauche, le chef de l’État explique son choix par sa volonté de ne pas diviser davantage sa famille politique.

>> À lire : "Il est rarissime qu'un homme politique sache quand s'arrêter"

"Comme socialiste, parce que c’est l’engagement de toute ma vie, je ne peux accepter, je ne peux me résoudre même à la dispersion de la gauche, à son éclatement, parce qu’elle priverait de tout espoir de l’emporter face au conservatisme et pire encore, face à l’extrémisme. Pour ma part, je ne suis animé que par l’intérêt supérieur du pays. […] Aujourd’hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle, au renouvellement donc de mon mandat."

Pour voir les vidéos sur votre smartphone ou tablette, cliquez ici.

Alain Juppé, 27 novembre 2016 :

Défait largement par François Fillon au deuxième tour de la primaire de la droite et du centre, Alain Juppé annonce qu’il va retourner s’occuper de Bordeaux, ville dont il est le maire. Son discours s’adresse en priorité à la jeunesse et s’apparente clairement à un passage de témoin.

"À vous de continuer. À vous jeunes Françaises et jeunes Français tout particulièrement à qui l’avenir appartient. Continuez sur le chemin que nous avons tracé durant cette campagne. […] J’ai donné 40 ans de ma vie au service de la France et cela m’a apporté de grands bonheurs et quelques peines. Ce soir encore, au risque de vous surprendre, je dirais que je suis heureux d’avoir parlé aux Français tout au long de cette magnifique campagne pour leur dire ce que je crois. La tâche qui vous attend est exaltante. Vous avez de la chance. Je vous souhaite bonne chance. Je souhaite par-dessus tout bonne chance à la France."

Nicolas Sarkozy, 20 novembre 2016 :

Battu dès le premier tour de la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy livre un discours tout en émotion. Beaucoup de remerciements et de mots adressés à ceux qui l’ont côtoyé durant la campagne (journalistes, élus, militants) et des paroles touchantes pour sa famille.

"Je veux dire à mon épouse Carla et à mes enfants que j’ai bien le sentiment de leur avoir imposé beaucoup d’épreuves, parce que ce n’est pas facile de vivre aux côtés d’un homme qui suscite parfois tant de passions. Il est donc temps maintenant pour moi d’aborder une vie avec plus de passion privée et moins de passion publique."

Nicolas Sarkozy, 6 mai 2012 :

Nicolas Sarkozy a la particularité d’avoir exprimé ses adieux à deux reprises. En 2012, déjà, il avait annoncé qu’il prenait du recul après sa défaite face à François Hollande au deuxième tour de l’élection présidentielle. Un discours digne dans lequel il appelait ses partisans à faire preuve de respect vis-à-vis du nouveau président de la République et dans lequel il disait tout le bonheur qu’il avait eu à diriger la France.

"Dans la vie d’un homme, présider aux destinées de la France, c’est quelque chose que je ne pourrai jamais oublier, c’est un honneur immense. […] Une autre époque s’ouvre. Dans cette nouvelle époque, je resterai l’un des vôtres. Je partage vos idées, je partage vos convictions. Votre idéal, c’est l’idéal de toute ma vie, et vous pourrez compter sur moi pour les défendre, ces idées et ces convictions, mais ma place ne pourra plus être la même. Après 35 ans de mandats politiques, après 10 ans – ça fait 10 ans que chaque seconde je vis pour les responsabilités gouvernementales au plus haut niveau, depuis 10 ans ! –, après cinq ans à la tête de l’État, mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent."

Jacques Chirac, 7 mai 2007 :

Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle, Jacques Chirac dit au revoir aux Français après 12 années passés à l’Élysée, appelant à l’unité de la nation et témoignant du lien qui l’unit au "peuple de France".

"Ce soir, je veux vous dire le très grand honneur que j’ai eu à vous servir. Je veux vous dire la force du lien qui, du plus profond de mon cœur, m’unit à chacun d’entre vous. Ce lien, c’est celui du respect, c’est celui de l’admiration, c’est celui de l’affection, pour vous, pour le peuple de France. Et je veux vous dire à quel point j’ai confiance en vous, à quel point j’ai confiance en la France. Je sais que le nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy, aura à cœur de conduire notre pays plus avant sur les chemins de l’avenir et tous mes vœux l’accompagnent dans cette mission qui est la plus exigeante et la plus belle qui soit au service de notre Nation." (allocution à partir de 3'30)

Lionel Jospin, 21 avril 2002 :

Incapable d’accéder au second tour de l’élection présidentielle de 2002, pour lequel se qualifie en revanche Jean-Marie Le Pen, Lionel Jospin, sous le choc, annonce son retrait de la vie politique, assumant la défaite mais accusant également au passage les multiples candidatures de gauche, coupables selon lui d’avoir provoqué une dispersion des voix.

"Le résultat du premier tour de l’élection présidentielle qui vient de tomber est comme un coup de tonnerre. […] J’assume pleinement les responsabilités de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle."

François Mitterrand, 31 décembre 1994 :

Pour ses derniers vœux aux Français, François Mitterrand, malade, sachant qu’il ne lui reste plus beaucoup de temps à vivre, fait un long bilan de son action et exprime sa gratitude.

"L’an prochain, ce sera mon successeur qui vous exprimera ses vœux. Là où je serai, je l’écouterai, le cœur plein de reconnaissance pour le peuple français qui m’aura si longtemps confié son destin et plein d’espoir en vous."

Valéry Giscard d’Estaing, 19 mai 1981 :

Battu au second tour de l’élection présidentielle par François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing est contraint de quitter l’Élysée après un seul mandat. S’il fait preuve, dans son discours, de dignité, ce sont ses derniers mots, "au revoir", et sa sortie du cadre de la caméra, laissant une chaise vide à l’image, qui ont marqué les Français. La scène est depuis devenue culte et a fait l’objet de nombreuses parodies.

"Vous m’avez donné en garde les biens les plus précieux de la collectivité nationale : la paix, la liberté et nos institutions. J’en ai été le gardien et à l’heure où je m’en vais, ils vous sont restitués intacts. […] Je viens ce soir vous dire très simplement au revoir. […] Et dans ces temps difficiles où le mal rode et frappe dans le monde, je souhaite que la Providence veille sur la France pour son bonheur, pour son bien et pour sa grandeur. Au revoir"

Première publication : 02/12/2016

  • FRANCE

    Mali, Centrafrique, Syrie… Le bilan du "chef de guerre" François Hollande

    En savoir plus

  • FRANCE

    Non-candidature de Hollande : la presse française salue sa lucidité et son courage

    En savoir plus

  • FRANCE

    Non-candidature de Hollande : "Il est rarissime qu’un homme politique sache quand s’arrêter"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)