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Asie - pacifique

En Indonésie, des éléphants patrouilleurs pour sauver leurs cousins sauvages

© Chaideer Mahyuddin, AFP | Des éléphants patrouilleurs sur l'île de Sumatra, le 25 janvier 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/12/2016

À Sumatra, en Indonésie, des éléphants nés en captivité patrouillent pour sauver les pachydermes sauvages. Considérés par la population locale comme une menace, l’animal a été classé espèce en voie de disparition en 2012.

En pleine nuit, des villageois sonnent l’alerte : un éléphant sauvage de Sumatra, en Indonésie, ravage leurs champs de riz. Intervient alors Dodot, un cornac sur son éléphant né en captivité. Sa mission consiste à chasser l’intrus et à éviter les confrontations, devenues de plus en plus fréquentes et inévitables, entre humains et spachyderme. En effet, le déboisement et la transformation de pans entiers de forêt en terrains agricoles poussent les éléphants à explorer les zones habitées. Nombreux sont ceux qui sont abattus simplement pour avoir pénétré sur un champ exploité par des villageois. D’autres sont victimes de braconniers qui récupèrent leurs défenses pour revendre l’ivoire au marché noir.

Les cornacs comme Dodo ont donc un rôle primordial de "médiateur" entre l’homme et l’animal. Ces gardes-forestiers juchés sur des éléphants nés en captivité forment au total trois unités disséminées dans des points chauds autour du parc national de Way Kambas, où des zones habitées côtoient une forêt abritant environ 250 éléphants sauvages de Sumatra.

Une traque difficile

À la station de Margahayu, une demi-douzaine de gardes-forestiers vit toute l’année sur un territoire isolé. Ils se déplacent par groupe de six éléphants nés en captivité et surveillent en particulier les "zones frontières" entre humains et pachydermes. À dos d’éléphant, ils voient mieux ce qui se passe et peuvent suivre la trace de troupeaux dans cet immense parc de 1 300 km², composé de forêt tropicale et de marécages. "Quand nous apercevons des éléphants sauvages, nous informons la communauté, ainsi que nos équipes à l’extérieur, pour qu’elles soient aux aguets", afin d’éviter au troupeau de se diriger vers des zones habitées, explique l’un des gardes-forestiers. Mais il suffit d’un incident mineur pour ruiner la relation de confiance entre les gardes-forestiers et les communautés locales, qui considèrent les éléphants comme une menace existentielle. Afin de créer un esprit de responsabilité commune, les équipes de gardes-forestiers recrutent des membres parmi les villageois. "Nous nous efforçons de trouver des moyens qui permettent aux gens de coexister avec des éléphants. Si la communauté se sent concernée, les gens aideront à protéger  [ces animaux]", estime l'un des gardes-forestiers.

Et la diplomatie des gardes-forestiers porte ses fruits. La fréquence des conflits homme-éléphant a baissé de 80 % depuis que les patrouilles ont commencé dans cette zone en 2015, selon les cornacs. "Avant nos patrouilles, les agriculteurs étaient constamment sur leurs gardes. Maintenant ils dorment tranquilles", souligne Dodot.

Le constat de l’ONG écologiste WWF (Fonds mondial pour la nature) est alarmant : près de 70 % de l’habitat naturel des éléphants sauvages de Sumatra ont été détruit en vingt-cinq ans, et la moitié de l’espèce anéantie. Elle a d’ailleurs été classée, en 2012, en voie de disparition par l’Union internationale pour la conservation de la nature.

Avec AFP

Première publication : 07/12/2016

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