Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Cameroun : les humanitaires face aux pénuries alimentaires dans les camps de réfugiés

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Il s'appelait Julian Cadman"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

"Areva quitte la Bourse de Paris"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Dans le cartable d'Emmanuel Macron"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle au Kenya : Raila Odinga a saisi la Cour suprême

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le gouvernement veut taxer les grandes entreprises

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Bond : Daniel Craig rempile pour un dernier épisode

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Donald Trump démantèle ses deux conseils économiques

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

L'Europe face au défi des "revenants"

En savoir plus

Economie

Donald Trump nomme le climatosceptique Scott Pruitt à la tête de l'Agence pour l'environnement.

© Eduardo Munoz Alvarez, AFP | Scott Pruitt à son arrivée à la Trump Tower pour discuter avec le futur président des États-Unis Donald Trump

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/12/2016

Donald Trump a nommé Scott Pruitt au poste de directeur de l'Agence de protection de l'environnement. Ce dernier, actuel ministre de la Justice de l'Oklahama, est connu pour ses positions climatosceptiques et ses liens avec le lobby de l'énergie.

"Les scientifiques continuent d’être en désaccord sur le degré et l’étendue du réchauffement climatique et sur son lien avec l’action humaine". Cette démonstration de climatosceptiscisme est l'œuvre de Scott Pruitt, nommé au poste de directeur de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) par Donald Trump, mardi 7 décembre. 

Interrogé il y a quelques mois par le magazine conservateur National Review, celui qui n'était alors que ministre de le Justice de l'État de l'Oklahoma estimait aussi que le "rôle de l'école était également de confronter" les thèses des climatosceptiques avec les conclusions de la communauté scientifique sur le changement climatique.

Liens avec le lobby de l'énergie

Sa promotion par Donald Trump rappelle le peu de cas que le futur président fait de l'EPA. Durant la campagne électorale il avait dénigré le rôle de cette agence qui, d'après lui, faisait perdre de l'argent à l'État. Un point de vue repris par Scott Pruitt : "Les Américains sont fatigués de voir les milliards de dollars perdus par notre économie à cause des règles établies par l'EPA. Je compte gérer cette institution dans le respect de l'environnement et au bénéfice de la liberté d'entreprise", a-t-il affirmé peu après l'officialisation de sa nomination.

La nomination d'un personnage connu pour ses liens avec le lobby de l'énergie ramène aussi le curseur politique de Donald Trump à ses déclarations de campagne au sujet du réchauffement climatique. Il avait notamment soutenu, en 2015, qu'il s'agissait "d'une invention des Chinois". Après son élection, il semblait avoir mis un peu d'eau dans son vin, reconnaissant un lien possible entre l'activité humaine et le réchauffement climatique. Donald Trump a aussi reçu Al Gore, l'ex-candidat démocrate à l'élection présidentielle de 2000 devenu champion de la cause environnementale, pour discuter des questions climatiques.

Le camp démocrate et les associations américaines de défense de l'environnement n'ont pas tardé à réagir au choix de Scott Pruitt pour diriger l'EPA. "C'est comme demander à un renard de garder un poulailler", a déclaré Gene Karpinski, directeur de la League of Conservation Voters, une association de promotion de l'environnement. Pour Bernie Sanders, le candidat malheureux face à Hillary Clinton lors des primaires démocrates, "la nomination d'un climatosceptique à ce poste est triste et dangereuse".

Première publication : 08/12/2016

  • ÉTATS-UNIS

    Donald Trump désigné "Personnalité de l'année" 2016 par le magazine Time

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Donald Trump soutient le projet de construction d’un oléoduc controversé au Dakota du Nord

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    L'entretien entre Trump et la présidente de Taïwan pourrait provoquer une crise avec la Chine

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)