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Asie - pacifique

Corée du sud : la présidente Park Geun-hye destituée par le Parlement

© Jeon Heon-Kyun, AFP | La présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, à la Maison Bleue, le 29 novembre 2016.

Vidéo par Frédéric OJARDIAS

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/12/2016

Les députés sud-coréens ont voté, vendredi, la destitution de la présidente Park Geun-hye, accusée de corruption, la privant ainsi de ses vastes pouvoirs exécutifs. La chef de l'État avait été élue en 2012 sur une image d’intégrité et de probité.

Les députés sud-coréens ont voté, vendredi 9 décembre, la destitution de la présidente Park Geun-hye. La motion a été adoptée par l'Assemblée nationale par 234 voix contre 56. Cette décision prive la chef de l’État de ses vastes pouvoirs exécutifs mais elle conserve son titre de présidente, le temps que la Cour constitutionnelle valide ou non la motion, ce qui pourrait prendre jusqu'à six mois.

La motion l'accuse notamment de violations de la Constitution et de délits pénaux, d’échec à protéger le peuple, de corruption, d’abus de pouvoir... Park Geun-hye était pourtant entrée à la Maison Bleue, la présidence sud-coréenne, en affirmant être "mariée à la nation".

>> À lire : Derrière la destitution de la présidente, la chamane aux souliers Prada

Cette motion de destitution s'explique en bonne partie par les manifestations de millions de personnes descendues dans la rue pour exiger le départ de la présidente qui refusait de démissionner. Ce vendredi, des centaines de manifestants s'étaient encore une fois rassemblés devant l'Assemblée nationale en hurlant à l'intention des députés : "Destituez Park !"

Le scandale est surtout centré sur Choi Soo-sil, une amie proche de la présidente. Arrêtée début novembre, cette confidente attend son procès pour extorsion et abus de pouvoir. La "Raspoutine" sud-coréenne est accusée d'avoir utilisé ses relations d'amitié avec la présidente pour forcer les groupes industriels à verser environ 70 millions de dollars à des fondations douteuses, et de s'être servie de ces dernières comme tirelire personnelle. Elle est aussi soupçonnée de s'être mêlée des affaires de l'État.

Le fléau de la corruption

Les soupçons de corruption collent comme un sparadrap depuis des décennies à la classe politique sud-coréenne, et la Maison Bleue n'est jamais apparue comme un sanctuaire de probité.

Depuis les premières élections libres en 1987, tous les présidents ont eu à répondre, après leur mandat, d'accusations de corruption touchant souvent le comportement de leurs proches. Au pouvoir de 2003 à 2008, Roh Moo-hyun s'est même suicidé en 2009 alors que le parquet enquêtait sur des versements suspects à son épouse et sa nièce.

Dans une société où la classe politique entretient traditionnellement des rapports malsains avec les sphères économiques, ces familiers avaient coutume de se servir de leurs liens avec le chef de l'État pour obtenir des faveurs.

Fille du dictateur Park Chung-hee, au pouvoir de 1961 à 1979, Park Geun-hye est aujourd’hui orpheline. Ses deux parents furent assassinés, en 1974 et 1979, elle n'avait ni mari ni enfant, n'entretenait plus de relations avec son frère et sa sœur et se croyait invulnérable au népotisme.

"Je n'ai pas de famille à surveiller, pas d'enfant qui hériteront de mes biens", avait-elle dit lors de sa campagne en 2012. "Je veux me consacrer à la Nation et au peuple".

Cette image avait séduit l'électorat conservateur, qui percevait Park Geun-hye comme la survivante vertueuse d'une histoire familiale tragique.
 

Première publication : 09/12/2016

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