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Grands titres, débats, éditos et histoires du jour... Nos chroniqueurs passent en revue la presse française et la presse internationale. Du lundi au vendredi à 7h20 et 9h20.

Dernière modification : 27/12/2016

"2017, année nucléaire ?"

© France 24

Au menu de cette revue de presse, mardi 27 décembre, la visite du Premier ministre japonais à Pearl Harbor, le retour de Ban Ki-Moon sur la scène politique sud-coréenne et la situation en RDC, où un compromis politique pourrait être en bonne voie.

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Au menu de cette revue de presse internationale, la visite de Shinzo Abe, aujourd’hui, à Pearl Harbor, sur l'archipel d'Hawaï pour démontrer "la force immense de la réconciliation".

Cette visite très symbolique du Premier ministre japonais sur ce qui fut le théâtre, il y a 75 ans, d'une attaque qui fit plus de 2 400 morts et précipita l'entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale, aurait notamment pour but de renforcer les liens entre le Tokyo et Washington, selon The Japan Times. Le journal évoque la "préoccupation" de Shinzo Abe à propose de l’avenir de cette relation sous la future présidence Trump. Le quotidien japonais rappelle que sa visite intervient sept mois après celle de Barack Obama à Hiroshima, précisant que le président américain n’a pas présenté ses excuses pour la bombe atomique, à cette occasion. The Japan Times ne mentionne pas, en revanche, le fait que Shinzo Abe ne présentera pas non plus les siennes aujourd’hui à Hawai, contrairement au site de Voice of America, qui rapporte que le Premier ministre japonais est perçu comme "nationaliste enclin à une vision révisionniste de l’Histoire" - une vision qui présente le Japon non comme un agresseur impérialiste lors de la Seconde Guerre mondiale, mais comme une nation qui aurait tenté de repousser la domination américaine et européenne en Asie. Une vision dont Shinzo Abe, aurait toutefois pris soin de ne pas faire état au cours de ces deux dernières années, selon un spécialiste du Japon, cité par la radio publique américaine.

En Chine, sa visite à Hawai est présentée comme une "manœuvre" vouée à l’échec. The China Daily confirme que cette visite a pour but de "réconcilier" davantage son pays avec les États-Unis, mais affirme aussi qu’elle est destinée à "envoyer un signe à Donald Trump", qui avait demandé, au moment de la visite de Barack Obama à Hiroshima, si le président avait aussi l’intention de discuter de l’attaque "perfide" de Pearl Harbor. La visite de Shinzo Abe est donc présentée comme la "réponse" japonaise à cette question, mais le quotidien chinois prévient qu’étant donné "la nature imprévisible de la politique étrangère du président-élu, je cite, il est difficile de dire si le geste de bonne volonté esquissé par Tokyo obtiendra à son tour la réponse souhaitée de la prochaine Administration américaine". The China Daily ne goûte pas les sorties de Donald Trump sur la Chine, et n’aime pas beaucoup non plus ses récentes déclarations sur son intention de renforcer le potentiel nucléaire américain – à voir avec un dessin qui montre l’année 2016 terrifiée par la menace nucléaire qui tente de s’emparer de l’année à venir.

En Asie, toujours, Ban Ki-Moon, qui s’apprête à quitter l’ONU, prépare son retour sur la scène politique sud-coréenne.Le secrétaire général a l’intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle, programmée en décembre prochain, d’après The Korea Times, qui explique que l’annonce de sa candidature accélère la décomposition du parti conservateur, dont vingt-neuf parlementaires sur 120, ont décidé de quitter leur formation, déjà très ébranlée par le scandale du "Choigate", qui a entraîné le vote d’une motion de destitution, contre la présidente, Park Geun-hye, qui doit quitter son poste dans les mois qui viennent. Selon The Korea Herald, ces parlementaires ont réagi à la mise en cause de Ban Ki-Moon par le magazine Sisa-in, qui a affirmé samedi dernier que celui-ci avait reçu 200 000 dollars en liquide en 2005, alors qu’il était ministre des affaires étrangères, du président progressiste Roh Moo-hyun et 30 000 dollars en 2007, alors qu’il venait d’être nommé à l’ONU. Des révélations démenties par Ban Ki-Moon, qui parle d’accusations "complètement fausses et dénuées de fondement".

Enfin, en République démocratique du Congo, après plusieurs jours de blocage, le compromis politique semble en meilleur voie. La Conférence épiscopale nationale du Congo a annoncé hier avoir bon espoir de parvenir à un accord le 30 décembre. À Kinshasa, néanmoins, les tensions persistent, selon The Guardian, qui montre une patrouille de l’ONU dans les rues de la capitale. Les Congolais ignorent toujours si Joseph Kabila va tenter de se maintenir au pouvoir coûte que coûte, malgré la fin de son mandat. Une hypothèse critiquée par Le Figaro, qui évoque "la nécessité d’une alternance", rappelant que "si le président congolais annonce clairement qu'il quittera le pouvoir en décembre 2017, qu'il ne se représentera pas, qu'il ne changera pas la Constitution, qu'il proposera un accord réunissant toutes les bonnes volontés au gouvernement, qu'il libérera les prisonniers politiques, qu'il abandonnera son harcèlement judiciaire contre l’opposant Moïse Katumbi, et qu'il organisera des élections libres et transparentes, alors l'opposition sera prête à accepter qu’il reste en place pour une période de transition d'un an". Un an, encore, pas plus.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française(du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale(du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

 

Par Hélène FRADE

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