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Afrique

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve en visite au Tchad sur le front antijihadiste

© Alain Jocard, Pool, AFP | Le Premier ministre français Bernard Cazeneuve, accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, jeudi 29 décembre 2016, à N'Djamena, au Tchad.

Vidéo par Salima BELHADJ

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 29/12/2016

Pour son premier déplacement à l'étranger depuis qu'il est devenu Premier ministre, Bernard Cazeneuve s'est rendu jeudi au Tchad, un pays qui joue un rôle-clé dans la lutte antijihadiste au Sahel.

Le Premier ministre français Bernard Cazeneuve a assuré N’Djamena, jeudi 29 décembre, du soutien de la France au Tchad face à la crise économique et sociale qu'il traverse, en soulignant l'importance de ce pays pour la lutte contre le jihadisme au Sahel.

"La lutte contre le terrorisme, c'est une lutte qui doit se mener à l'intérieur de nos frontières mais aussi à l'extérieur", a déclaré Bernard Cazeneuve qui, pour son premier déplacement hors de France depuis sa nomination le 6 décembre, avait opté pour des enjeux sécuritaires dans la continuité de ses précédentes fonctions au ministère de l'Intérieur.

>> À voir : "On ne s'attendait pas à ce que Boko Haram arrive un jour dans notre village"

"Pour que cette lutte se mène de façon efficace à l'extérieur, il faut que nous ayons des partenariats avec des pays amis qui s'inscrivent dans la durée et qui permettent de réussir cette guerre qui sera un combat de longue haleine", a-t-il ajouté à l'issue d'un entretien avec le président Idriss Déby Itno.

Bernard Cazeneuve était accompagné du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui a été chaleureusement salué par le chef de l'État tchadien avec lequel il fait régulièrement le point sur la lutte régionale contre le terrorisme.

Paris très actif pour aider économiquement le Tchad

Allié stratégique de l'Occident, à la jonction entre Afrique du Nord et Afrique noire, le Tchad est en première ligne dans la lutte contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram et contre les jihadistes au Mali.

Mais il se débat aussi dans une crise profonde qui secoue le régime autoritaire d'Idriss Déby, au pouvoir depuis 1990 et réélu en avril pour un cinquième mandat à l'issue d'un scrutin contesté par l'opposition.

Ce pays pauvre de 12 millions d'habitants pâtit de la chute des recettes tirées de la production de pétrole, qui plombent son économie et ses finances, au moment où il est engagé dans de coûteuses opérations contre Boko Haram.

Dans ce contexte, la France s'est engagée à soutenir le pays financièrement et à appuyer les plans d'aide du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne. Elle lui a accordé une aide budgétaire de cinq millions d'euros ainsi qu'un soutien humanitaire d'urgence de trois millions d'euros en 2016, précise-t-on à Matignon. La France soutient aussi l'armée tchadienne, une des plus solides de la région, en lui fournissant renseignement, appui logistique et matériels.

Par ailleurs, Paris plaide activement pour que l'UE verse les 50 millions d'euros promis à la Force multinationale mixte (FMM) opérant contre Boko Haram dans la région du lac Tchad et composée de 8 500 hommes originaires du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin et du Cameroun.

Sur ce total, "30 millions ont été décaissés en août pour de l'appui au transport et l'équipement de la force en systèmes d'information et de communication. Mais 18 millions doivent encore être débloqués pour la mise en place du QG de la force à N'Djamena", a-t-on précisé de source diplomatique française.

Visite à la force française antijihadiste Barkhane

Bernard Cazeneuve a aussi rendu visite à la force française antijihadiste Barkhane, dont le QG est également basé dans la capitale tchadienne et qui mobilise près de 4 000 hommes dans cinq pays du Sahel (Mali, Tchad, Niger, Burkina Faso et Mauritanie).

"Nous savons ce que la lutte contre le terrorisme [vous] doit", a-t-il salué en exprimant son "immense gratitude" aux militaires présents. "Vous exposez vos vies pour sauver celle des autres", a-t-il remercié.

Barkhane a pris la suite de l'opération Serval qui a mis en déroute en 2013 les islamistes armés ayant conquis une grande partie du nord du Mali sans toutefois en éradiquer la menace.

Les forces maliennes, onusiennes (Minusma) et françaises restent régulièrement visées par des attaques meurtrières dans le nord du pays. Depuis 2015, ces attaques se sont en outre étendues à d'autres régions du Mali.

Quatre soldats français ont été tués au Mali en 2016. Une humanitaire française, Sophie Pétronin, a également été enlevée samedi à Gao, dans le Nord, où près d'un millier de soldats de la force Barkhane sont pourtant stationnés.

Avec AFP

Première publication : 29/12/2016

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