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Moyen-Orient

Attentat d'Istanbul : la chasse à l'homme se poursuit, 14 personnes arrêtées

© AFP | Des fleurs déposées devant les lieux de l'attentat à Istanbul.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/01/2017

La police turque a arrêté 14 personnes dans le cadre de l'enquête sur l'attaque de la discothèque la Reina à Istanbul. La police turque pense avoir identifié l'auteur des tirs, toujours en fuite.

En Turquie, trois jours après l'attaque de la discothèque Reina à Istanbul, la traque se poursuit pour mettre la main sur l'auteur des tirs. Les autorités sont sur le point d'identifier formellement le terroriste, a déclaré en fin d'après-midi le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus, lors d'une conférence de presse à Ankara. Le vice-Premier ministre a également confirmé l'arrestation de 12 personnes dans le cadre de l'enquête sur l'attentat.

>> À lire sur France 24 : Deux Français, rescapés de la fusillade, racontent l'attentat d'Istanbul

Douze arrestations auxquelles se sont ajoutées en début d'après-midi celles de deux étrangers à l'aéroport international Atatürk d'Istanbul, selon l'agence de presse Dogan. Les deux personnes, dont la nationalité n'a pas été précisée, ont été interpellées à l'entrée du terminal des départs internationaux puis emmenées au quartier général de la sûreté d'Istanbul où elles ont été placées en garde à vue.

Des images du principal suspect

La police a rapidement fait circuler une photographie de mauvaise qualité du tireur présumé, en noir et blanc, tirée d'images de vidéosurveillance.

Puis les enquêteurs ont diffusé d'autres images de meilleure qualité, sans toutefois préciser leur origine.

Des médias turcs estiment que l'une des dernières photos diffusées (voir ci-dessus) est tirée d'une vidéo du suspect diffusée sur Twitter. Filmée à la manière d'un selfie, on y voit l'homme recherché par les forces turques se baladant sur la place Taksim, dans le centre d'Istanbul.

L'homme "spécialement choisi" pour commettre l'attaque

Selon les éléments recueillis par les enquêteurs, l'assaillant est entré en Turquie depuis la Syrie où il a combattu au nom de l'EI, raison pour laquelle il semble avoir "une très bonne maîtrise des armes à feu", indique le quotidien Hürriyet. Un chroniqueur proche du pouvoir, Abdulkadir Selvi, écrit dans les pages du journal que l'assaillant, entraîné au combat en zone urbaine, a été "spécialement choisi" pour commettre l'attaque contre le Reina, un club privé huppé d'Istanbul, où 39 personnes ont été tuées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Toujours selon le quotidien, le suspect pourrait être originaire d'un pays d'Asie centrale et serait lié à une cellule qui a commis un triple attentat-suicide à l'aéroport Atatürk d'Istanbul qui a fait 47 morts en juin, imputé à l'EI par les autorités

D'après le quotidien Habertürk, l'assaillant serait arrivé en novembre à Konya (sud) avec sa femme et leurs deux enfants "pour ne pas attirer l'attention". L'épouse de l'assaillant ferait partie des 12 personnes actuellement en garde à vue dans le cadre de l'enquête, selon le journal.

L'EI revendique l'attentat

Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l'organisation État Islamique a revendiqué l'attentat du Reina et affirmé qu'il avait été commis par l'un "des soldats du califat". Une précision qui, selon Wassim Nasr, spécialiste des mouvements jihadistes pour France 24, indique que l'ordre d'attaquer la boîte de nuit avait directement été commandé par l'organisation terroriste et non "inspiré par l'EI". C'est la première fois que l'EI revendique directement un attentat en Turquie, même si plusieurs attaques contre des cibles touristiques, notamment à Istanbul, lui ont déjà été attribuées par les autorités.

L'organisation État Islamique a accusé la Turquie, pays peuplé majoritairement de musulmans, de s'être alliée aux chrétiens, vraisemblablement en référence à la coalition internationale antijihadiste menée par Washington et dont fait partie Ankara.

La Turquie reste cependant "déterminée" à poursuivre son offensive militaire contre le "terrorisme" dans le nord de la Syrie, a ainsi déclaré lundi Numan Kurtulmus. "L'attentat contre la discothèque Reina "est un message destiné aux opérations extérieures, à commencer par l'opération 'Bouclier de l'Euphrate'", a précisé le vice-Premier ministre du gouvernement, au sujet de l'opération engagée par les troupes turques en Syrie contre l'EI et les milices kurdes. Mais "nous continuerons à mener nos opérations extérieures avec détermination", a-t-il insisté, sans réagir directement à la revendication de l'EI concernant l'attaque d'Istanbul.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 03/01/2017

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