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Plus de sondages politiques au Parisien pendant la campagne présidentielle

© Stéphane de Sakutin, AFP | Le directeur des rédactions du Parisien/Aujourd'hui en France, Stéphane Albouy, le 2 juillet 2015, à Saint-Ouen.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/01/2017

Le quotidien Le Parisien/Aujourd'hui en France ne commandera pas de sondages politiques durant la campagne présidentielle, a annoncé mardi son directeur des rédactions en affirmant avoir la volonté de "travailler différemment".

Le directeur des rédactions du Parisien/Aujourd'hui en France, Stéphane Albouy, a annoncé, mardi 3 janvier, sur France Inter que le quotidien ne commanderait plus de sondages politiques, affirmant vouloir faire une "pause" pendant la campagne pour "se concentrer sur le journalisme de terrain".

"C'est une réflexion qu'on a mené depuis quelques temps déjà, notamment après le Brexit et l'élection de Donald Trump", explique-t-il à l'AFP, ajoutant que le journal ne commandait plus de sondages depuis plusieurs semaines déjà.

>> À lire : "Instituts de sondage, le grand raté"

"Ce n'est pas une question de défiance envers les sondeurs, mais une façon de travailler différemment que nous voulons tester pour la suite de la campagne", poursuit-il. Il souhaite notamment éviter "ce côté course de petits chevaux, où on se focalise sur qui prend la première position [afin de] se concentrer sur le fond, sur les programmes", même s’il ne s'interdit pas de commenter les sondages commandés par d'autres médias.

"Déployer ces journalistes sur le terrain, cela coûte plus cher que les sondages"

Consommateur de sondages, le titre y consacre "quelques dizaines de milliers d'euros par an", selon Stéphane Albouy, qui insiste sur le fait qu'il ne s'agit pas, avec cette "pause", de réaliser des économies.

"On peut entendre les critiques qui nous sont faites, à nous, médias, d'être coupés d'une forme de réalité. Nous allons privilégier le terrain", explique-t-il, rappelant que le journal s'appuie sur un réseau de 140 journalistes déployés en Île-de-France. "Déployer ces journalistes sur le terrain, cela coûte plus cher que les sondages, et nous oblige aussi à être plus exigeants", estime-t-il.

Pour Roland Cayrol, ancien directeur du CSA, qui a participé à l’introduction des sondages dans Le Parisien à la fin des années 1980 en collaboration avec la direction de la rédaction, l’argument de Stéphane Albouy ne tient pas. "Nous avons précisément travaillé [avec le directeur des rédactions de l’époque] de manière à intégrer le sondage dans la production d’une rédaction, a-t-il déclaré mardi soir sur RTL. Il n’y a jamais eu de sondages électoraux dans Le Parisien qui ne soient appuyés par des reportages, des enquêtes, des interventions de lecteurs."

Premier quotidien d'Île-de-France, et journal de référence dans de nombreuses rédactions nationales, Le Parisien/Aujourd'hui en France est diffusé à un peu plus de 341 000 exemplaires en France selon les derniers chiffres de l'ACPM (Alliance pour les Chiffres de la Presse et des Médias) pour octobre.

Avec AFP

Première publication : 04/01/2017

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