Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gambie : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir d'après Barrow

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "On ne doit pas jouer à se faire peur", tempère Maurice Lévy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

TECH 24

Satellites : les nouveaux maîtres du ciel

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 06/01/2017

Soudan du Sud : la peur des massacres au quotidien

© Capture d'écran France 24

Cinq ans après son indépendance, le Soudan du Sud est en proie à la guerre civile. Depuis 2013, l'armée du gouvernement et les troupes rebelles s'affrontent. Plusieurs dizaines de milliers de civils sont morts, tandis que le nombre de déplacés s’élèverait à trois millions.

Lorsque le Soudan du Sud célèbre son indépendance en 2011, tout un peuple fête à l'unisson la naissance du pays. Une longue guerre se termine, le peuple peut enfin rêver d'un avenir meilleur. La nation dispose de terres arables, de ressources pétrolières, les puissances étrangères lui prédisent un avenir radieux. Mais en 2013, la guerre civile éclate. Les combats ravagent de nouveau cette région secouée par des décennies de conflit.

L'armée du gouvernement, qui répond aux ordres du président Salva Kiir s'oppose aux troupes rebelles du vice-président Riek Machar. Le conflit politique se transforme en guerre ethnique. Au Nord et à l'Est, troupes loyalistes et rebelles s'affrontent dans des combats toujours plus violents. Les civils en sont les plus grandes victimes. Torture, assassinats, viols collectifs, enrôlement d'enfants soldats : les atrocités se multiplient.

>> Soudan du Sud : "Un désintéret total de la communauté internationale"

En avril 2016, le climat semble s’apaiser : Riek Machar est invité par le président à revenir à Juba pour reprendre son travail de vice-président. Une paix fragile s'installe. Elle sera brisée moins de trois mois plus tard. En juillet, de violents combats secouent la capitale. Le leader rebelle doit de nouveau fuir, Juba s'embrase. De nombreux civils sont tués, notamment à l'intérieur du camp de déplacés internes protégé par l'ONU. Les casques bleus ne parviennent pas à assurer leur sécurité et doivent se replier.

Depuis, les Sud-Soudanais vivent dans la crainte d'une nouvelle attaque, d'un nouveau massacre. L'ONU craint qu'un génocide ne se déroule dans le pays si rien n'est fait pour stopper les violences.

Making-of

Les déplacements au Soudan du Sud sont très complexes. Il n'y a pas de routes dans le pays. Et les pistes qui relient les villes sont régulièrement visées par des bandes armées. Seule solution pour rejoindre le nord du pays où nous avons tourné une partie de ce reportage : prendre un avion de l'ONU transportant des casques bleus.

Malakal, autrefois deuxième plus grande ville du pays, est totalement isolée. Il n'y a plus de réseau téléphonique et les véhicules ont quasiment tous été détruits. Nous empruntons l'une des rares voitures encore en état de marche pour circuler dans la cité quasi-déserte.

Ici les combats ont été particulièrement violents. Les suspicions sont grandes entre les ethnies, tous redoutent de nouveaux combats. Des dizaines de milliers de civils vivent encore cachés derrière les protections de l'ONU, cloîtrés dans un camp censé les protéger. Mais la nourriture manque, les conditions de vie sont effroyables.

Certains décident de fuir et empruntent des bateaux pour remonter le Nil en direction des zones rebelles. Nous parvenons à rejoindre la première ville au Nord : Wau-Shilluk. Beaucoup se sont réfugiés là, en espérant être protégés du gouvernement. Tous espèrent un jour rentrer à Malakal. Mais les combats n’étant jamais loin, impossible pour eux de quitter cette zone coincée entre le Nil et les marais…
 

Par Elodie COUSIN , Bastien RENOUIL

COMMENTAIRE(S)

Les archives

20/01/2017 Afrique

Au Zimbabwe, le spectre de la crise économique plane toujours

Il y a une quinzaine d’années, le Zimbabwe a été frappé par une violente crise économique causée par la politique erratique du président Mugabe, au pouvoir depuis 1980....

En savoir plus

16/12/2016 Afrique

RDC : Goma la volcanique, entre résignation et révolte

Près de quinze ans après la grande éruption du volcan Nyiragongo et quatre ans après l’offensive de la rébellion du M23, Goma continue de panser ses plaies. Entre résilience et...

En savoir plus

18/11/2016 Iran

Iran : après le séisme, Bam veut redevenir le joyau touristique d'antan

Nous vous proposons un reportage rare et exclusif. Treize ans après le séisme meurtrier à Bam, dans le sud en Iran, France 24 est retourné sur place pour filmer le retour à la...

En savoir plus

03/11/2016 Italie

Italie : à L’Aquila, la double peine du séisme et de la corruption

Alors que la péninsule italienne est secouée par ses séismes à répétition depuis quelques semaines, France 24 est retourné dans la ville de L'Aquila, meurtrie par un puissant...

En savoir plus