Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Paris transformé en parc olympique géant

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

geurre en syrie, mossoul, relations russo-américaines Partie 2

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

remaniement ministeriel, brexit, conseil de l'Europe Partie 1

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Pour le président Santos, le désarmement des Farc est un "jour historique"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Gouvernement Philippe II : les technocrates aux manettes ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Macron, l'Européen

En savoir plus

TECH 24

Passe ton code d'abord !

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Année France-Colombie : le pays andin à l’honneur dans l’Hexagone

En savoir plus

#ActuElles

Réfugiées syriennes en Jordanie : la menace Trump

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 06/01/2017

Soudan du Sud : la peur des massacres au quotidien

© Capture d'écran France 24

Cinq ans après son indépendance, le Soudan du Sud est en proie à la guerre civile. Depuis 2013, l'armée du gouvernement et les troupes rebelles s'affrontent. Plusieurs dizaines de milliers de civils sont morts, tandis que le nombre de déplacés s’élèverait à trois millions.

Lorsque le Soudan du Sud célèbre son indépendance en 2011, tout un peuple fête à l'unisson la naissance du pays. Une longue guerre se termine, le peuple peut enfin rêver d'un avenir meilleur. La nation dispose de terres arables, de ressources pétrolières, les puissances étrangères lui prédisent un avenir radieux. Mais en 2013, la guerre civile éclate. Les combats ravagent de nouveau cette région secouée par des décennies de conflit.

L'armée du gouvernement, qui répond aux ordres du président Salva Kiir s'oppose aux troupes rebelles du vice-président Riek Machar. Le conflit politique se transforme en guerre ethnique. Au Nord et à l'Est, troupes loyalistes et rebelles s'affrontent dans des combats toujours plus violents. Les civils en sont les plus grandes victimes. Torture, assassinats, viols collectifs, enrôlement d'enfants soldats : les atrocités se multiplient.

>> Soudan du Sud : "Un désintéret total de la communauté internationale"

En avril 2016, le climat semble s’apaiser : Riek Machar est invité par le président à revenir à Juba pour reprendre son travail de vice-président. Une paix fragile s'installe. Elle sera brisée moins de trois mois plus tard. En juillet, de violents combats secouent la capitale. Le leader rebelle doit de nouveau fuir, Juba s'embrase. De nombreux civils sont tués, notamment à l'intérieur du camp de déplacés internes protégé par l'ONU. Les casques bleus ne parviennent pas à assurer leur sécurité et doivent se replier.

Depuis, les Sud-Soudanais vivent dans la crainte d'une nouvelle attaque, d'un nouveau massacre. L'ONU craint qu'un génocide ne se déroule dans le pays si rien n'est fait pour stopper les violences.

Making-of

Les déplacements au Soudan du Sud sont très complexes. Il n'y a pas de routes dans le pays. Et les pistes qui relient les villes sont régulièrement visées par des bandes armées. Seule solution pour rejoindre le nord du pays où nous avons tourné une partie de ce reportage : prendre un avion de l'ONU transportant des casques bleus.

Malakal, autrefois deuxième plus grande ville du pays, est totalement isolée. Il n'y a plus de réseau téléphonique et les véhicules ont quasiment tous été détruits. Nous empruntons l'une des rares voitures encore en état de marche pour circuler dans la cité quasi-déserte.

Ici les combats ont été particulièrement violents. Les suspicions sont grandes entre les ethnies, tous redoutent de nouveaux combats. Des dizaines de milliers de civils vivent encore cachés derrière les protections de l'ONU, cloîtrés dans un camp censé les protéger. Mais la nourriture manque, les conditions de vie sont effroyables.

Certains décident de fuir et empruntent des bateaux pour remonter le Nil en direction des zones rebelles. Nous parvenons à rejoindre la première ville au Nord : Wau-Shilluk. Beaucoup se sont réfugiés là, en espérant être protégés du gouvernement. Tous espèrent un jour rentrer à Malakal. Mais les combats n’étant jamais loin, impossible pour eux de quitter cette zone coincée entre le Nil et les marais…
 

Par Elodie COUSIN , Bastien RENOUIL

COMMENTAIRE(S)

Les archives

23/06/2017 Afrique

Sénégal : en Casamance, l'espoir d'une nouvelle ère

"Ni guerre, ni paix." C'est en ces termes que les Casamançais qualifient le conflit qui a longtemps secoué cette région du sud du Sénégal. Avec l'accalmie de ces dernières...

En savoir plus

02/06/2017 Moyen-Orient

Exclusif : à Abu Ghraib, au-delà de la prison, le rêve de liberté

C’est un accès rare que le gouvernement irakien a accordé à France 24. Nos envoyés spéciaux ont pu se rendre à l’intérieur de la prison d’Abu Ghraib, située aux portes de Bagdad...

En savoir plus

11/05/2017 EUROPE

Kosovo, l'impossible État

Alors que depuis plus d'un an, le Kosovo traverse une crise politique dont le paroxysme a été atteint cette semaine avec la chute du gouvernement et la convocation de...

En savoir plus

28/04/2017 Amériques

Nicaragua : que reste-t-il de la révolution promise ?

En 1979, Daniel Ortega rejoignait la guérilla marxiste pour s'emparer du pouvoir au Nicaragua. Aujourd'hui, après bien des traversées du désert, il est revenu à la tête du pays....

En savoir plus

07/04/2017 Afrique

En terres d'Ebola, la vie après l'épidémie

Quelque 11 000 morts, 28 000 personnes infectées - l'épidémie d'Ebola qui a frappé l'Afrique de l'Ouest il y a trois ans, a choqué et effrayé la planète entière. Partie de Guinée...

En savoir plus