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Colombie : la visite de François Hollande aux Farc irrite l'ancien président Uribe

© Luis Robayo, AFP | L'ancien président Alvaro Uribe est un farouche opposant à l'accord de paix avec les Farcs.

Texte par Romain HOUEIX

Dernière modification : 10/01/2017

Le président français, François Hollande, a prévu de visiter une des zones rurales de désarmement des Farc lors de sa visite en Colombie, du 22 au 24 janvier. Une initiative qui crée des remous au sein d'une frange de l'opposition.

Le tweet d'Alvaro Uribe est assassin : "Nouvelle d'Europe : Hollande, le président français qui n’a pas réussi à faire face au terrorisme jihadiste, visite la Colombie remise aux Farc". En moins de 140 caractères, l'ancien président colombien et farouche opposant à l'accord signé entre la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et le gouvernement colombien dénonce la volonté du président français, François Hollande, de visiter une des zones rurales de désarmement où les guérilleros déposent les armes en vertu de l'accord de paix signé en novembre dernier.

Le président français doit effectuer une visite officielle dans le pays du 22 au 24 janvier. Selon des sources diplomatiques, il a demandé au gouvernement du président colombien Juan Manuel Santos l'autorisation de se rendre dans un de ces campements, autorisation qui lui a été accordée, selon ces mêmes sources.

Alvaro Uribe n'est pas le seul à s'indigner dans son pays. Óscar Iván Zuluaga, le président du Centre démocratique – le parti d'Uribe – et pré-candidat à l'élection présidentielle de 2018, a également tiré à boulets rouges sur l'initiative française dans une vidéo publiée sur son compte Twitter. "L'annonce de la visite du président français est un défi et une offense pour tous les Colombiens qui ont voté non lors du référendum. C'est une offense aux valeurs démocratiques : les Farc restent un groupe armé, ils ne sont pas démobilisés. Pourquoi ne pas rendre visite aux victimes des Farc plutôt ? Nous ne comprenons pas comment un président en exercice peut ainsi se permettre de bafouer les institutions et la démocratie dans notre pays" a-t-il fustigé.

Une paix compliquée

Un accord de paix a été signé en novembre entre les Farc et le gouvernement pour mettre fin à plus d'un demi-siècle de conflit avec la plus importante et plus ancienne guérilla du pays. Il prévoit la mise en place de 26 campements à travers le pays où doivent se rassembler les guérilleros pour déposer les armes dans un délai de six mois, sous supervision des Nations unies.

>> À lire sur France 24 : En Colombie, quatre agents de l'ONU sanctionnés pour avoir dansé avec des guérrilleros

L'accord de paix est loin de faire l'unanimité en Colombie. Sa première version avait été rejetée le 2 octobre lors d'un référendum où le camp du "non" avait devancé de seulement 50 000 voix celui du "oui. Depuis, une seconde version a été signée par le gouvernement et les Farc, puis ratifiée par le Congrès colombien le 30 novembre.

Mais force est de constater que des voix continuent de s'élever contre le processus de paix. Avec comme chef de file Alvaro Uribe, ces opposants dénoncent notamment des sanctions laxistes prévues contre les auteurs des crimes les plus graves et s'inquiètent de la participation des guérilleros démobilisés à la vie politique.

Plusieurs voix défendent l'initiative française

Malgré les critiques, la France ne débarquera pas en pays totalement hostile. L'un des négociateurs pour les Farc, Pablo Catatumbo, s'est réjoui de la venue annoncée du président français. "Nous sommes absolument convaincus que cela donnera une impulsion à la mise en œuvre des accords", a-t-il assuré dans une vidéo diffusée par Nueva Colombia.

D'autre part, le chef de la délégation gouvernementale aux négociations avec l'ELM, une autre guérilla qui, pour le moment, n'est pas incluse dans les accords de paix signés, a rappelé sur Twitter que " la France est un allié de longue date de la paix en Colombie : elle l'est à double titre, dans l'Union européenne et à l'ONU."

La France abonde à hauteur de 17 millions d'euros le fonds européen de 95 millions prévus par l'Union européenne pour soutenir le processus de paix en Colombie.

Depuis les années 1960, le conflit armé colombien a impliqué une trentaine de guérillas de gauche, des paramilitaires d'extrême droite et les forces de l'ordre, faisant au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 6,9 millions de déplacés.
 

Avec AFP

Première publication : 10/01/2017

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