Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Le Mexique ne contribuera en aucune façon au financement du mur de Trump"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à s’immoler par le feu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Etats-Unis : la neutralité sur le net c'est fini

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Statut de Jérusalem : l'onde de choc mondiale (partie 1)

En savoir plus

TECH 24

Fintech : les utilisateurs au pouvoir

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La tech peut-elle sauver la planète ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Taro Kono, MAE du Japon : "Nous ne souhaitons pas le dialogue pour le dialogue" avec Pyongyang

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

La ligne des Hirondelles : un train de légende à l'assaut du Jura

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"One Planet Summit" : la bataille est-elle perdue ?

En savoir plus

Moyen-Orient

Conférence d'Astana : les rebelles syriens refusent de dialoguer directement avec Damas

© Kirill Kudryavtsev, AFP | L'envoyé spécial de l'ONU, Staffan de Mistura, et Mohammad Allouch, un cadre du groupe rebelle Jaich al-Islam.

Vidéo par Elena VOLOCHINE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/01/2017

Les premières négociations entre le régime de Damas et les rebelles syriens, qui se sont ouvertes lundi à Astana, ont débuté avec le refus exprimé par les insurgés de négocier directement avec les représentants de Bachar al-Assad.

Pas de face-à-face. Les négociations de paix inédites entre émissaires du régime de Bachar al-Assad et représentants des rebelles syriens ont débuté, lundi 23 janvier, à Astana, sous haute tension. Les insurgés ont, en effet, annoncé d’emblée lundi matin qu'il n’y aura pas de discussions directes avec les délégués de Damas, lors des premières sessions.

"Des négociateurs feront la navette entre les deux parties", explique Elena Volochine, envoyée spéciale de France 24 au Kazakhstan. Et d'ajouter : "Jusqu'à la dernière minute, il y avait une menace sur la tenue de cette conférence, tant les désaccords [étaient] nombreux".

La première séance a été ouverte par le ministre kazakh des Affaires étrangères, Kaïrat Abdrakhmanov, devant les deux délégations, rassemblées dans une même pièce autour d'une grande table circulaire à l'hôtel Rixos d'Astana. "Le seul chemin pour régler la situation en Syrie doit être celui des pourparlers, fondés sur une confiance et une compréhension mutuelle", a déclaré le ministre, lisant une déclaration du président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev.

>> À lire : "Pourquoi les pourparlers de paix se déroulent-ils à Astana, capitale du Kazakhstan"

Le régime syrien accusé de poursuivre les combats

"La première session des négociations ne sera pas en face-à-face car le gouvernement n'a pas respecté jusqu'à présent ce à quoi il s'est engagé dans les accords du 30 décembre", qui avaient instauré un cessez-le-feu en Syrie, a indiqué Yehya al-Aridi, l'un des porte-parole de la délégation des rebelles.

Les rebelles, dont la délégation, à l'origine composée de huit membres, a été élargie à un total de 14 représentants auxquels s'ajoutent 21 conseillers, reprochent notamment aux forces gouvernementales de poursuivre les combats près de Wadi Barada, zone clé pour l'approvisionnement en eau de la capitale syrienne.

Des combats s'y sont d’ailleurs déroulés dans la nuit de dimanche à lundi, ainsi que dans la région de Damas, où l'armée syrienne a repris le siège de Madaya, ville sous contrôle rebelle près de la frontière libanaise, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Neuf civils dont six enfants ont été tués, dimanche, dans des raids menés par l'aviation du régime contre la province rebelle de Homs, selon la même source.

Les discussions, parrainées par la Russie, l'Iran et la Turquie, doivent se concentrer sur le renforcement du cessez-le-feu, qui a mené à une réduction des violences malgré des violations régulières.

>> À lire : "La nouvelle entente Ankara-Moscou sur la Syrie : une affaire de pragmatisme"

Ces pourparlers, prévus sur au moins deux jours, interviennent alors que le régime est en position de force, après sa victoire hautement symbolique à Alep, deuxième ville de Syrie.

Des discussions essentiellement militaires

Jusqu'à présent, les pourparlers entre Damas et ses opposants ont tous échoué à mettre fin au conflit en Syrie qui a fait plus de 310 000 morts depuis 2011. Lors des tentatives infructueuses de négociations à Genève en 2012, 2014 et 2016, des opposants syriens, souvent en exil, étaient assis en face des émissaires du régime. À Astana, ces opposants sont désormais cantonnés à un rôle de conseillers au service des rebelles, émanation de l'insurrection sur le terrain.

"Il s'agit davantage de [pérenniser] le cessez-le-feu. Il s'agit de mettre en place des mécanismes de surveillance et de responsabilité" en cas de violations, a expliqué à l'AFP un porte-parole des rebelles, Ossama Abou Zeid.

"Nous sommes ici pour réaliser les demandes du peuple syrien. Il ne s'agit pas d'un remplacement du processus de Genève. Si nous ne croyions pas en une solution politique, nous ne serions pas venus à Astana", a déclaré à l'AFP le rebelle Fares Bayouche, cadre de l'Armée d'Idleb.

Bachar Jaafari, qui mène la délégation du régime composée de dix émissaires, a pour sa part indiqué que les pourparlers devaient également servir à distancier les rebelles considérés comme "modérés" des jihadistes de l'organisation État islamique (EI) et du front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra, Al-Qaïda en Syrie), selon l'agence officielle syrienne Sana.

L'objectif pour le régime est aussi de faire avancer une solution politique "globale", après près de six ans de guerre. Bachar al-Assad a d'ailleurs appelé les rebelles à livrer leurs armes en échange d'une amnistie, à l'image des accords de "réconciliation", qui se traduisent par l'évacuation des combattants en échange de la fin des bombardements et des sièges des villes par les forces gouvernementales.

Les négociations d'Astana doivent poser les bases d'un règlement à même d'être approfondies lors de prochaines discussions de paix sous l'égide de l'ONU à Genève le 8 février.

Avec AFP
 

Première publication : 23/01/2017

  • SYRIE

    Syrie : pourquoi les pourparlers de paix se déroulent-ils à Astana, capitale du Kazakhstan

    En savoir plus

  • SYRIE

    Syrie : des groupes rebelles participeront aux pourparlers de paix à Astana

    En savoir plus

  • SYRIE

    De Damas à Hollywood, un acteur syrien vit son rêve américain

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)