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FRANCE

Benoît Hamon face au casse-tête du rassemblement

© Geoffroy Van Der Hasselt, AFP | Manuel Valls et Benoît Hamon se serrent la main sous les yeux du premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis, dimanche 29 janvier 2017, à Paris.

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 30/01/2017

L’heure est désormais au rassemblement pour Benoît Hamon, après sa nette victoire à la primaire de la gauche. Il va devoir retenir l’aile droite du PS, tentée par Macron et convaincre les candidats Mélenchon et Jadot sur sa gauche de le rejoindre.

Pour Benoît Hamon, le plus difficile commence. Large vainqueur du second tour de la primaire de la gauche face à Manuel Valls (58,71 % des suffrages contre 41,29 %), l’éphémère ministre de l’Éducation nationale, que personne n’attendait vraiment dans cette primaire de la gauche, est désormais le candidat officiel du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Sa victoire, qui se dessinait depuis l’annonce des résultats du premier tour, est incontestable. Il doit désormais rassembler sa famille politique, mais la tâche s’annonce délicate.

À la différence d’un Manuel Valls, voire d’un Arnaud Montebourg, au moins l’homme ne divise pas. La personnalité non clivante de Benoît Hamon et sa modestie affichée tout au long de la campagne sont autant de facteurs qui peuvent permettre d’initier le rassemblement. Dimanche soir, ce mot était d’ailleurs dans toutes les bouches.

>> À lire sur France 24 : "À la Mutualité, les partisans de Benoît Hamon parlent unité"

"Je veux commencer par rassembler les socialistes, tous les socialistes, parce que c'est ma famille politique et que j'y ai consacré trente ans d'engagement […]. Il faudra aussi rassembler la gauche et les écologistes", a déclaré Benoît Hamon devant ses soutiens réunis à la Mutualité.

Quelques minutes auparavant, c’est l'ancien Premier ministre qui tenait des propos similaires : "Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique et il lui appartient de mener à bien la belle mission du rassemblement".

Éviter une fuite des députés pro-Valls vers Emmanuel Macron

Derrière ces belles paroles, ce sont surtout les actes qui seront scrutés. Les nombreux ministres et députés ayant soutenu Manuel Valls vont avoir du mal à adhérer à un programme si éloigné de celui que proposait leur ancien patron. Eux qui ont soutenu tout au long du quinquennat la politique économique du gouvernement auront aussi quelques difficultés à se rallier à l’une des figures des "frondeurs", cette trentaine de députés socialistes ayant empêché de faire voter la Loi travail notamment.

Benoît Hamon en a bien conscience, et a justement prévu d’aller à leur rencontre, mardi 31 janvier, à l’Assemblée nationale. Sera-t-il prêt à "recentrer" son discours afin de convaincre les députés PS de faire campagne à ses côtés ? Ou bien sera-t-il intransigeant sur sa ligne politique, se contentant de leur part d’un soutien officiel, mais pas forcément actif ?

>> À lire sur France 24 : "Non, le Parti socialiste n'est pas mort"

Le risque est grand en tout cas, si le candidat socialiste à l’élection présidentielle se montre rigide, de voir une partie des troupes de Manuel Valls filer chez Emmanuel Macron. Les députés du Pôle des réformateurs du PS prévoient justement de se retrouver mardi matin afin d’examiner un texte préparé par Gilles Savary. "C’est un droit de retrait de la campagne de Hamon, une sorte d’objection de conscience", avait expliqué celui-ci à l’AFP vendredi.

Construire une "majorité gouvernementale" avec Mélenchon et Jadot

On le voit, pour Benoît Hamon, l’affaire est loin d’être gagnée sur sa droite. Et l’exercice ne sera pas plus aisé sur sa gauche, où les candidatures de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et de Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts) le privent théoriquement de toute chance d’accéder au second tour de l’élection présidentielle.

"Dès lundi je proposerai […], à tous les candidats à cette primaire, mais aussi à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et l'écologie politique, en particulier Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, de ne penser qu'à l'intérêt des Français au-delà de nos personnes", a en tout cas déclaré dimanche soir Benoît Hamon, affirmant vouloir leur proposer "de construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique".

Si les trois candidats finiront probablement par se rencontrer dans les prochains jours, l’idée d’un double désistement en faveur de Benoît Hamon paraît toutefois peu envisageable. Jean-Luc Mélenchon, dans un post publié sur Facebook dimanche soir, a certes adouci son discours vis-à-vis du candidat socialiste, notant chez lui des "paroles si proches des nôtres". Mais pas un mot sur l’éventualité d’un quelconque rassemblement qu’il a toujours écarté jusqu’à présent. Quant à Yannick Jadot, afin de faire taire toute rumeur de désistement, il a fait savoir qu’il venait de choisir la photo de son affiche de campagne.

Enfin, les difficultés rencontrées par François Fillon dans sa campagne ont relancé les ambitions. Dans ce contexte, si Fillon continuait à baisser dans les sondages et que, mécaniquement, les candidatures Macron, Hamon et Mélenchon gagnaient chacune quelques points, la course à l’Élysée deviendrait alors plus ouverte que jamais. Or, un tel scénario n’inciterait aucun candidat de gauche à se retirer au profit d’un autre, chacun finissant en effet par penser qu’il a une chance d’accéder au deuxième tour.

Première publication : 30/01/2017

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