Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le gouvernement met-il la pression sur les médias français ?

En savoir plus

FOCUS

Espagne : le difficile combat contre les violences faites aux femmes

En savoir plus

FACE À FACE

Présidence Macron : le début des ennuis ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Wallay", un voyage initiatique au Burkina Faso

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La France, le Rwanda et les secrets des archives"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Code du travail : menu minceur"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

De Rugy élu président de l'Assemblée : une occasion manquée pour la parité

En savoir plus

LE DÉBAT

PMA "pour toutes les femmes" : qu'implique l'avis du Comité d'éthique ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Franck Riester : "Tant pis si la droite n'est pas une alternative incontournable au macronisme"

En savoir plus

EUROPE

Marine Le Pen mise en demeure de rembourser 340 000€ d'indemnités détournées à Bruxelles

© Frederick Florin, AFP. | Marine Le Pen au Parlement européen le 17 janvier 2017.

Vidéo par Caroline DE CAMARET

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/01/2017

Marine Le Pen doit rembourser plus de 340 000 euros au Parlement européen. L’instance reproche à la députée européenne d’avoir détourné des indemnités pour salarier deux collaborateurs qui en réalité travaillaient pour le compte du FN.

François Fillon n'est pas seul à être embourbé dans une affaire de rémunération d'assistants parlementaires. La présidente du Front national, Marine Le Pen, a, elle, été rappelée à l’ordre pour la rétribution de ses collaborateurs, non pas à l’Assemblée nationale, mais au Parlement européen.

Elle doit, au 1er février, commencer à rembourser près de de 340 000 euros à l’organe législatif européen, sous peine de voir son indemnité de députée réduite. En cause : deux emplois d’assistants parlementaires qui n’auraient pas effectué de travaux en lien avec le mandat de députée européenne de l’élue, mais auraient en réalité œuvré pour le Front national en France.

Le Parlement européen avait envoyé à Marine Le Pen deux lettres de recouvrement lui réclamant cette somme, estimant que l'eurodéputée française les avait utilisées pour rémunérer deux assistants qui n'auraient travaillé que pour son parti, avait indiqué en fin de semaine une source parlementaire.

Le 9 décembre, une première missive concernant le cas, jugé le plus sérieux, de Catherine Griset, a été envoyée. Pour ce cas le recouvrement devrait commencer à partir du 1er février, a rapporté la source, confirmant une information du magazine Challenges.

Catherine Griset était une assistante accréditée au Parlement européen pendant plusieurs années, mais ne travaillait en réalité pas dans les locaux de l'institution, a expliqué la source. Le Parlement estime que celle-ci exerçait une "activité reconnue" au siège du Front national à Nanterre, sous l'autorité directe de Marine Le Pen.

Dans ce dossier, la somme totale à recouvrir s'élève à environ 298 400 euros.

Assistant parlementaire et garde du corps

Le second dossier concerne un autre assistant, Thierry Légier, pour un montant de plus de 41 500 euros. Cet homme n’était autre que le garde du corps de Marine Le Pen, par ailleurs ancien gorille de Jean-Marie Le Pen. Dans ce cas-ci, le recouvrement devrait commencer à une date ultérieure, car la lettre du Parlement a été envoyée mi-janvier.

En l'absence de remboursement dans les délais requis, Marine Le Pen pourrait se voir retirer 50 % de son salaire d'eurodéputée, selon la source parlementaire.

Thierry Légier a perçu ces salaires en 2011 et Catherine Griset de 2010 à 2016.

Fin octobre, l'avocat de Marine Le Pen, Me Marcel Ceccaldi, avait dénoncé dans cette affaire une "manœuvre [pour] gêner l'action de Mme Le Pen au Parlement européen".

Enfin, dès l’été 2013, Médiapart dénonçait un conflit d’intérêt dans le recrutement de Louis Aliot comme assistant parlementaire. L’élu frontiste, alors vice-président du Front national, est aussi le compagnon à la ville de Marine Le Pen. Ce dernier percevait plus de 5 000 euros bruts par mois pour un mi-temps, alors que le Parlement européen, contrairement à l'Assemblée nationale en France, interdit de salarier des conjoints de députés ou "leurs partenaires stables non matrimoniaux".

Serait-ce pour cette raison que le FN s’est montré étonnament peu virulent au sujet de l'affaire Penelope Fillon qui éclabousse la campagne de François Fillon ?

Avec AFP

Première publication : 31/01/2017

COMMENTAIRE(S)