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FRANCE

Quand François Fillon était contre la loi sur la transparence de la vie publique

© Eric Feferberg, AFP | Penelope Fillon et François Fillon lors du meeting organisé par Les Républicains à la Vilette, le 29 décembre.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/02/2017

Le Canard enchaîné de mercredi revient sur le scandale des emplois présumés fictifs de Pénélope Fillon et se demande si François Fillon n'aurait pas voté contre la loi sur la transparence de la vie publique en 2013 pour préserver sa femme.

"Je récuse l’idée que les hommes politiques soient tous corrompu". La déclaration est de François Fillon, invité du journal de France 2 le 8 avril 2013, qui explique son refus de voter, quelques jours plus tard, le projet de loi pour la transparence de la vie publique. Un projet législatif initié par François Hollande à la suite de l’affaire Cahuzac et auquel le député Fillon est fermement opposé, comme presque tout le groupe UMP. L'élu de Paris avait d'ailleurs voté contre le texte, le 17 septembre 2013, lors du vote définitif, comme l'ensemble du groupe UMP, à l'exception de quatre députés.

Dans son édition à paraître mercredi 1er février, le Canard enchaîné fait le lien entre cette position du député d’alors et les soupçons d’emploi fictif qui pèsent aujourd’hui sur l’épouse du candidat à la présidentielle.

Penelope Fillon a été embauchée par son mari puis par son suppléant à l'Assemblée nationale de 1998 à 2007, puis de 2012 à 2013, en tant qu’attachée parlementaire. Ex-député puis sénateur de la Sarthe, François Fillon a été élu député de Paris en juin 2012 après avoir quitté le poste de Premier ministre qu’il a occupé sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

"Je ne voterai pas ce texte parce qu’il n’a aucun intérêt"

Le contrat de Penelope Fillon a pris fin exactement le 30 novembre 2013, et son mari l’explique alors ainsi dans le JDD : "Étant devenu député de Paris, je pensais qu’elle pourrait maintenir le lien avec la Sarthe, mais cela n’avait plus le même sens". Le Canard enchaîné souligne que cela fait déjà un an et demi qu’il est élu dans la capitale.

Et que la date de cette démission coïncide avec l’entrée en application un mois plus tard, le 1er janvier 2014, de la loi sur la transparence de la vie publique. Ce texte oblige les parlementaires à inscrire sur leur déclaration de patrimoine l’identité de leurs collaborateurs et les activités professionnelles de leur conjoint.

Une loi à laquelle François Fillon s’était vigoureusement opposé à l’époque, comme le rappelle le Canard Enchainé qui a retrouvé des extraits de plusieurs interviews accordées par le député en 2013. Se positionnant contre le texte, il affirmait sur iTELE : "Je suis scandalisé que le gouvernement parle de loi de moralisation. Comme si la vie politique était immorale. Moi, je n’ai rien à cacher. Je ne voterai pas ce texte parce qu’il n’a aucun intérêt".

Une enquête pour détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel avait été ouverte mercredi 25 janvier par le Parquet national financier (PNF) après les premières révélations du Canard enchainé.

>> À relire sur France 24 : "Perquisition à l'Assemblée nationale dans l'affaire Penelope Fillon"

Première publication : 01/02/2017

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