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Moyen-Orient

Pour l'administration Trump, l'expansion des colonies israéliennes "n'aide pas" à établir la paix

© Brendan Smialowski, AFP | L'administration Trump a indiqué que la construction de nouvelles colonies pourrait "ne pas aider" à la paix.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/02/2017

La Maison Blanche a affirmé, jeudi dans un communiqué, que la construction de nouvelles colonies israéliennes dans les territoires occupés palestiniens pourraient "ne pas aider" à établir la paix.

La Maison Blanche a dévoilé, jeudi, une approche mesurée sur la politique israélienne de colonisation des territoires occupés palestiniens. Et ce, alors que le président Donald Trump, considéré par le gouvernement de Benjamin Netanyahou comme bien plus favorable à ses vues que son prédécesseur Barack Obama, s’est toujours gardé de se montrer critique envers cette question.

L’administration Trump a en effet estimé dans un communiqué que la construction ou l'expansion des colonies israéliennes dans les territoires occupés pourraient ne pas favoriser la paix avec les Palestiniens.

"Netanyahou va être content"

"Si nous ne pensons pas que l'existence des colonies soit un obstacle à la paix, la construction de nouvelles colonies ou l'expansion des colonies existantes au-delà de leurs limites actuelles pourrait ne pas aider à la réalisation de cet objectif", lit-on dans le communiqué.

Cette sortie, qui ne remet pas en cause l’existence des colonies déjà créées, est de nature à désenchanter l'extrême droite israélienne, qui espérait que les constructions dans les colonies en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est se fassent avec l'assentiment sans réserve de l’allié américain. 

Toujours est-il que, paradoxalement, le gouvernement israélien s'est félicité vendredi du communiqué américain diffusé la veille, le considérant comme un feu vert au développement des colonies juives de Cisjordanie, à condition qu'elles restent dans leurs limites actuelles.

Tzipi Hotovely, vice-ministre des Affaires étrangères et issue comme Benjamin Netanyahou du Likoud, interprète le communiqué de la même manière.

"L'opinion de la Maison blanche est, aussi, que les colonies ne sont pas un obstacle à la paix et, de fait, elles ne l'ont jamais été, s'est-elle réjouit. Par conséquent, la conclusion est que les nouvelles constructions ne sont pas un problème."

"Netanyahou va être content", résume de son côté un diplomate israélien cité par Reuters. Pour lui, le Premier ministre israélien a "pratiquement carte blanche pour bâtir autant qu'il le souhaite dans les colonies existantes à condition de ne pas étendre leur surface".

L’administration Trump a précisé jeudi qu'elle "n'a pas pris de position officielle sur l'activité de colonisation" et s'est dite impatiente de s'entretenir avec Benjamin Netanyahou lors d'une rencontre prévue le 15 février à la Maison blanche.

Le nouveau chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, s'est par ailleurs entretenu dans la soirée au téléphone avec le Premier ministre israélien pour l'assurer "de l'engagement sans faille" des États-Unis auprès de "ses alliés clés", selon son porte-parole.

Une "réprimande"

Si le journal "Times of Israel" a qualifié la sortie américaine de "réprimande", Haaretz a estimé de son côté que cette annonce "est à la fois une surprise et une déception pour certains membres de la droite israélienne, qui espéraient que l’arrivée au pouvoir de Trump entraînerait la fin de la solution à deux États et une nouvelle ère d’expansion de colonies israéliennes".

Même si, reconnaît le quotidien, le communiqué américain "contient aussi de bonnes nouvelles pour la droite israélienne, puisqu’elle indique que l’administration Trump ne croit pas que les colonies en elles-mêmes soient un obstacle à la paix", mais seulement leur extension.

Depuis l'entrée en fonction du magnat de l’immobilier le 20 janvier, qui a promis, pendant sa campagne de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, le gouvernement Netanyahou a annoncé son intention de construire 6 000 logements supplémentaires en Cisjordanie lors de trois annonces distinctes.

Le 1er février, Israël a annoncé en outre l'établissement d'une nouvelle colonie en Cisjordanie occupée, la première depuis la fin des années 1990, afin de reloger les colons d'Amona dont l'évacuation difficile s'est achevée jeudi.

En décembre dernier, l’administration Obama s’était abstenue de bloquer une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la colonisation israélienne.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 03/02/2017

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