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FRANCE

"Le Bal nègre" renommé "Le Bal de la rue Blomet"

© Capture Twitter #NonAuBalDesColons | Appel à manifester contre "Le Bal nègre" le dimanche 5 février.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/02/2017

Une polémique avait éclaté autour du nom d'une salle parisienne emblématique des années 20 qui doit rouvrir mi-mars. Son propriétaire a renoncé à appeler le lieu "Le Bal nègre", lui préférant finalement "Le Bal de la rue Blomet".

"Le Bal de la rue Blomet". C’est finalement sous ce nom que la salle parisienne située au 33 rue Blomet, dans le 15ème arrondissement, rouvrira ses portes en mars 2017. Guillaume Cornut, le repreneur de cet ancien club de jazz du Paris des années 20-30, fermé pendant des années, a renoncé a appelé le lieu "Le Bal nègre".

L’appellation "Le Bal nègre" qui avait été, un temps, celle du cabaret lors des années folles avait en effet déclenché une vague de protestations. Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) avait ainsi envoyé une mise en demeure à Guillaume Cornut et souligné que sans être "péjoratif" en soi, le terme "nègre" était "aujourd'hui chargé de connotations insultantes".

Une pétition intitulée #NonAuBalDesColons avait aussi été lancée le 1er février : elle a recueilli plus de 6 000 signatures. "Le concepteur du lieu puise de manière totalement assumée dans le registre de la nostalgie coloniale", déplorait notamment la pétition en ajoutant : "ce faisant il ne rend pas hommage à la culture afro-américaine comme il le prétend mais injurie des millions de Noires et Noirs de France". Une manifestation a également été organisée le dimanche 5 février rue Blomet devant l'établissement.

"La Négritude, c’était il y a 70 ans"

Dans une interview accordée à Africultures le 31 janvier 2017, Guillaume Cornut reconnaissait ne pas s’être documenté sur le mot "nègre" : "J’en suis resté à ce qu’étaient les années 20", disait-il. "Même si ce mot est une insulte pour les Américains, il faut remettre ce nom dans son histoire, son origine, plutôt qu’essayer de le faire disparaître. C’est le racisme qu’il faut faire disparaître, pas le mot 'nègre' !", faisait-il alors valoir

Une rhétorique qui laissait sceptique l’auteure de l’article d’Africultures : "La Négritude, c’était il y a bientôt 70 ans. Depuis bientôt 70 ans, le mot "nègre" est devenu un paradigme ambigu, porteur de malaise pour les uns, "naturel et culturel" pour d’autres. Mais que l’on tente d’y ajouter un souffle vital, festif ou héroïque, le mot "nègre" ne sera jamais un mot neutre, encore moins un mot joyeux", écrivait Célia Sadai.

Le "Bal de la rue Blomet" ouvrira le 21 mars… soit la date de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination.

Première publication : 06/02/2017

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