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FRANCE

Le maintien de l'enquête du parquet financier menace toujours la candidature Fillon

© François Nascimbeni, AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Romain BRUNET

Dernière modification : 16/02/2017

En écartant, jeudi, un classement sans suite de l’affaire Fillon, le Parquet national financier maintient les soupçons qui entourent le candidat à l’élection présidentielle. Les difficultés à faire campagne sur le terrain devraient se poursuivre.

Le tumulte de la campagne de François Fillon va donc se poursuivre. En annonçant, jeudi 16 février, sa décision de ne pas classer sans suite l’affaire des emplois présumés fictifs de l’épouse et des enfants de François Fillon et, donc, de poursuivre les investigations, le Parquet national financier (PNF) maintient l’épée de Damoclès placée depuis le 25 janvier – et les premières révélations du Canard enchainé – au-dessus du candidat à la présidentielle.

François Fillon espérait un classement sans suite de l’affaire qui l’empoisonne depuis trois semaines. Il avait d’ailleurs demandé à ses troupes, mercredi 1er février, de tenir bon quinze jours, assurant qu’il avait fourni à la justice tous les éléments permettant de prouver que sa femme et ses enfants n’avaient pas occupé d’emplois fictifs. Non seulement la décision du PNF de poursuivre l’enquête le contredit, mais elle annonce de fait surtout de nouveaux remous dans cette campagne décidément peu ordinaire.

>> À lire sur France 24 : "Le Parquet national financier n'envisage pas de classement sans suite 'en l'état' "

La première conséquence est tout sauf anodine : les soupçons à l’encontre de François Fillon vont demeurer dans l’esprit des Français, voire se renforcer. Alors que l’ancien Premier ministre a commencé à donner une nouvelle impulsion à sa campagne en tenant un discours musclé, mercredi 15 février à Compiègne, sur la sécurité, proposant notamment d’abaisser la majorité pénale à 16 ans, son action devrait continuer à être parasitée par cette affaire d’emplois fictifs.

Une campagne encore plus difficile sur le terrain

Deuxième conséquence, qui découle de la première : sur le terrain, les parlementaires LR et les militants seront encore confrontés à des Français remontés et peu enclins à se laisser convaincre de voter Fillon. Plusieurs députés avaient d’ailleurs interpellé le vainqueur de la primaire de la droite à ce sujet, mardi 14 février, lors de la réunion de leur groupe à l’Assemblée nationale.

>> À voir et à lire  sur France 24 : "Quand François Fillon reprochait aux médias de ne pas assez couvrir les 'affaires' "

Parmi eux, le député du Rhône Georges Fenech avait été à l’initiative d’une lettre ouverte à François Fillon dans laquelle il constatait que le "délai" de quinze jours demandé par le candidat "expir[ait]" et qu'"aucune clarification n’[était] à ce jour intervenue".

"On va tout droit dans le mur", a-t-il affirmé au lendemain de la réunion du groupe, mercredi 15 février, à l'antenne de Radio classique. "C'est impossible pour moi. Ce n'est pas contre François Fillon. Nous avons aujourd'hui notre candidat qui doit à la fois assurer sa défense et à la fois mener un projet présidentiel. Ce télescopage (...) nous rend totalement inaudibles sur le terrain."

La candidature Fillon suspendue au calendrier de la justice

Du reste, François Fillon, les ténors du parti Les Républicains ainsi qu'une grande majorité des parlementaires LR s’accordent pour constater, alors que la date limite du dépôt des candidatures est fixée au 17 mars, qu’il n’y a pas de plan B envisageable. La campagne doit donc se poursuivre avec des doutes désormais renforcés sur l’avenir du candidat LR.

François Fillon s’est en effet engagé à plusieurs reprises à se retirer de la course à l’Élysée en cas de mise en examen. Or, s’il jugeait cette possibilité improbable jusqu’ici, la décision du PNF l’oblige à ne plus l’écarter catégoriquement.

Deux options restent offertes au ministère public : citer directement des protagonistes devant un tribunal correctionnel, ou ouvrir une information judiciaire en confiant la poursuite des investigations à des juges d'instruction, seuls habilités à placer un acteur du dossier sous le statut intermédiaire de témoin assisté ou à prononcer d'éventuelles mises en examen. Le calendrier, lui, demeure l'inconnue de l'une des équations de la présidentielle.

Première publication : 16/02/2017

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