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FRANCE

Macron sur la colonisation : la dernière d'une longue série de polémiques

© AFP | La polémique provoquée par Emmanuel Macron est la dernière d'une longue série de crispations politiques.

Vidéo par Laura MOUSSET

Texte par Valentin GRAFF

Dernière modification : 16/02/2017

Le candidat Emmanuel Macron a provoqué l'indignation d'une partie de la classe politique française, en qualifiant la colonisation de "crime contre l'humanité". Cette polémique à propos de l'histoire coloniale n'est pas la première.

L’histoire coloniale française est source de crispations pour la classe politique. Dernière en date : l’indignation, à droite et à l’extrême droite, provoquée par les propos d'Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, qui a assimilé la colonisation à un "crime contre l'humanité". Retour une série de polémiques.

  • Jacques Chirac : le "rôle positif"

Le président Jacques Chirac inaugure le musée du Quai Branly, le 20 juin 2006. © François Mori, AFP

En février 2005, la promulgation en France d'une loi dont un article évoque le "rôle positif" de la colonisation suscite une très vive polémique et tend les relations entre Paris et Alger. Le président Bouteflika reproche à Paris une "cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme".

Le 25 janvier 2006, au nom de la "concorde", le président français Jacques Chirac demande la "suppression" de l'alinéa controversé qui stipule notamment que "les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord". Il est abrogé le mois suivant.

  • Nicolas Sarkozy : pas de "repentance"

Nicolas Sarkozy avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika, lors de sa visite à Alger le 10 juillet 2007. © Patrick Kovarik, AFP

Le 3 décembre 2007, le président Nicolas Sarkozy en visite à Alger reconnaît que "le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République: liberté, égalité, fraternité", mais dit son refus de toute idée de "repentance".

"À l'intérieur de ce système, il y avait beaucoup d'hommes et de femmes qui ont aimé l'Algérie avant de devoir la quitter", déclare Nicolas Sarkozy. "C'est toutes les victimes que je veux honorer", ajoute-t-il en évoquant les "crimes terribles commis tout au long de la guerre d'indépendance".

  • François Fillon : le "partage de culture"

Le candidat LR à l'élection présidentielle, François Fillon, lors de son passage sur l'île de la Réunion, le 11 février 2017. © Richard Bouhet, AFP

Le 28 août 2016, François Fillon, alors candidat à la primaire de la droite et du centre, déclare lors d'un discours à Sablé-sur-Sarthe que "la France n'est pas coupable d'avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Nord" et qu'elle "n'a pas inventé l'esclavage".

Selon le député de Martinique, Serge Letchimy (PS), "avec ces harangues populistes", le candidat Les Républicains "offense des millions de personnes victimes de traite, d'esclavages, de génocides".

Fin octobre 2016, François Fillon répète son refus d'une "repentance", tout en reconnaissant que "bien sûr que la colonisation aujourd'hui, avec les critères qui sont les nôtres, est un crime".

Réagissant à la déclaration d'Emmanuel Macron, François Fillon a repris les mots du président dont il a été le Premier ministre en regrettant, mercredi, 15 février, "cette détestation de notre histoire, cette repentance permanente" qu’il a jugée "indigne d'un candidat à la présidence de la République".

Le Lab relève qu'il se contredit quelque peu, puisqu’il avait déclaré, quatre jours plus tôt dans une interview au Quotidien de la Réunion : "L’esclavage, la colonisation, la traite des êtres humains, étaient des abominations", tout en estimant qu'il n'était "pas juste que la France d’aujourd’hui porte des crimes commis il y a plus d’un siècle et demi".

  • Emmanuel Macron : le "crime contre l’humanité"

Le candidat à l'élection présidentielle Emmanuel Macron, lors d'une visite de deux jours en Algérie, le 13 février 2017. © AFP

En octobre 2016, Emmanuel Macron suscite la controverse en déclarant au Point : "Alors oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l'émergence d'un État, de richesses, de classes moyennes, c'est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie".

Puis, en février 2017, dans une interview accordée à la chaîne privée algérienne Echourouk News, lors d'un voyage en Algérie, l'ancien ministre de l'Économie qualifie la colonisation de "crime contre l'humanité" et de "vraie barbarie". Des propos qu'il confirme dans une vidéo publiée sur Facebook le 16 février, en dépit des critiques : "La colonisation a entraîné une négation du peuple algérien [...], une guerre qui n’était pas digne de la France, parce que des actes inhumains, de la barbarie, de la torture ont été commis."


Première publication : 16/02/2017

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