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Ukip, en congrès, se veut le "vrai parti du peuple" britannique

© AFP / Par Remi BANET | Paul Nuttall, le nouveau leader du parti europhobe Ukip, lors du meeting de son parti, le 17 février 2017 à Bolton dans le nord de l'Angleterre

BOLTON (ROYAUME-UNI) (AFP) - 

"Nous serons là": le parti europhobe britannique Ukip, un des grands artisans de la sortie du Royaume-Uni de l?Union européenne, a affirmé vendredi sa volonté d'être le "vrai parti du peuple" face à un Labour profondément divisé.

Le parti a réuni vendredi quelque 500 personnes à Bolton, ancienne cité textile du nord de l'Angleterre, pour son congrès de printemps.

Dans la salle, une majorité de retraités. Pas de drapeaux britanniques, comme lors de la campagne du Brexit - tout juste un homme âgé à la cravate frappée de l'Union Jack - mais toujours le même mot d'ordre: en finir avec l'Union européenne et "reprendre le contrôle" du Royaume-Uni.

Le Brexit, raison d?être du parti fondé en 1993, a beau être en cours d'accomplissement, Ukip, qui ne compte qu'un député au parlement de Westminster, demeure "plus important que jamais", a clamé depuis la tribune son leader, Paul Nuttall.

L'objectif du parti, alors que les négociations de sortie de l'UE doivent débuter au printemps: faire pression sur le gouvernement conservateur pour un Brexit "rapide" et dur, sans concession sur l'immigration, a affirmé Paul Nuttall.

"Le gouvernement doit le savoir (...) : S'ils essaient de transiger sur l'abolition de la liberté de mouvement, nous serons là!", a-t-il poursuivi sous un tonnerre d'applaudissements.

"Cela fait plus de sept mois que nous avons voté pour le référendum, et que s'est-il passé jusqu'ici? Rien", avait déjà fustigé Nigel Farage avant lui.

- 'Vrai parti du peuple' -

Ukip, qui a mis de long mois à se sortir d'une crise de succession née de la démission de Nigel Farage l'été dernier, espère aussi profiter de l'impopularité actuelle du Labour, le principal parti d?opposition en proie à de profondes divisions. "Une opportunité phénoménale", a jugé Nigel Farage, star de la matinée.

"Nous avons des millions d'électeurs travaillistes qui savent désormais que le Labour est profondément et fatalement déconnecté", s'est-il réjoui.

Lors d'élections partielles, Ukip testera la semaine prochaine sa capacité à supplanter le Labour dans certaines circonscriptions du nord de l'Angleterre frappées par la désindustrialisation: son leader, Paul Nuttall, tentera de ravir la circonscription de Stoke-on-Trent Central (centre) aux travaillistes, qui la dirigent depuis sa création en 1950.

"Si nous l'emportons, cela lancera une dynamique", estime Melanie Robert, militante Ukip du West Yorkshire, dans le nord de l?Angleterre, une rosette Ukip épinglée sur la poitrine.

Elle dit connaître plusieurs anciens électeurs travaillistes votant désormais Ukip. "Ukip doit remplacer le Labour parce que nous sommes le vrai parti du peuple. Nous incarnons ce que les gens de la base veulent, et ce dont ils ont besoin."

Dans son discours, Paul Nuttall a d'ailleurs multiplié les signaux à l'électorat populaire. "Nous nous engageons à supprimer la TVA sur les factures énergétiques, pour que les gens n'aient pas à choisir entre se chauffer ou manger", a-t-il tonné.

Parlant avant lui, Nigel Farage, accueilli comme une rock star par les militants, a mis en garde le parti contre toute tentative de "normalisation".

"Trop de gens au sein de Ukip appellent le parti à devenir plus traditionnel", a-t-il fustigé. "Je comprends, c'est sympa d'être populaires (?), mais ce n'est pas ça, Ukip. Ukip est un parti radical, ou alors il n'est rien."

Par Remi BANET

© 2017 AFP