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FRANCE

Rassemblement de la gauche : un scénario de plus en plus improbable

© Francisco Leong, AFP | Benoît Hamon lors de son déplacement à Lisbonne, au Portugal, le 17 février 2017.

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/02/2017

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont entamé des discussions sur un éventuel rassemblement de la gauche dans la perspective de l'élection présidentielle, mais cela ressemble à une mission quasiment impossible.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont ouvert en fin de semaine des discussions pour aboutir à un rassemblement qui paraît extrêmement hypothétique au vu des positions de l'un et l'autre candidat à la présidentielle.

Le candidat socialiste a affirmé dimanche 19 février au Grand Jury RTL/LCI que sa "priorité ne consiste pas à parler aux appareils" politiques mais à tous les électeurs, épinglant les "conditions fortes" posées par Jean-Luc Mélenchon en préalable d'un rassemblement. "Si l'on fait du covoiturage et que l'on décide que l'on conduit, la couleur des sièges et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement", a-t-il ajouté. Le député des Yvelines souhaite s'adresser "au-delà même des formations politiques, aux grands réseaux qui sont ceux de la lutte contre la pauvreté, contre l'exclusion, dans le domaine de l'écologie, de l'éducation, pour leur dire qu'il n'est pas possible que la gauche soit absente du deuxième tour de l'élection présidentielle".

La veille déjà, en déplacement au Portugal, il avait prévenu : "Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n'oblige personne". Les deux hommes se sont pourtant parlés au téléphone vendredi, et ont assuré avoir convenu de se rencontrer à la fin de la semaine prochaine.

>> À lire : Benoît Hamon à la recherche de la formule portugaise pour unir les gauches

"Moi qui ai fait le pas"

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, qui affirmait vendredi qu'il n'avait "pas l'intention de s'accrocher à un corbillard" en parlant du Parti socialiste, a jugé tout cela "consternant". Benoît Hamon a "fait toute une campagne sur le thème ‘moi je parlerai à tout le monde, j'appellerai Jean-Luc Mélenchon le lendemain’" de la primaire. "Cela fait trois semaines, ça va ! C'est moi qui ai dû dire qu'il fallait arrêter la comédie", a-t-il insisté.

"J'apprends que j'aurais fermé la porte, mais c'est quand même moi qui ai fait le pas. Je trouve ça dommage mais je ne vais pas passer ma vie dessus. Je ne suis pas un amoureux éconduit", a-t-il poursuivi juste avant de présenter le cadrage économique de son programme. "Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS. Mon problème, ce n'est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin, avec des points et des virgules", s'est-il emporté.

Des divergences sur l’Europe

Depuis la victoire à la primaire socialiste du candidat le plus à gauche du PS, Benoît Hamon, l'idée d'une alliance avec Jean-Luc Mélenchon travaille l'électorat de gauche, mais beaucoup la jugent improbable. En cause, un fort ressentiment envers les socialistes dans le camp de Jean-Luc Mélenchon et des programmes présidentiels très éloignés, en particulier sur l'Europe.

"J'ai des différences importantes avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne", avait ainsi déclaré Benoît Hamon mardi sur France 5. "Je ne crois pas qu'il faille faire le pari que ça ne marchera pas, qu'il n'y a plus de relance de la construction européenne qui soit possible."

Alors que Jean-Luc Mélenchon annonce dans son programme qu'il faudra dès sa victoire à l'élection présidentielle cesser de respecter les traités européens, "moi, je ne le souhaite pas", a poursuivi l'ancien ministre de l'Éducation.

Dans un sondage Odoxa pour Franceinfo publié vendredi, les Français interrogés veulent à 63 % que les deux candidats se présentent. Chez les sympathisants de gauche, les choses sont plus tranchées, les sondés émettant à 44% le souhait que Jean-Luc Mélenchon se désiste en faveur de Benoît Hamon, contre 16 % dans le sens contraire.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/02/2017

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