Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Namibie : des communautés massacrées au début du 20e siècle demandent réparation à l’Allemagne

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Dilma Rousseff : "Le procès de Lula est truffé d'erreurs"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Mélanie Thierry bouleversante dans "La douleur"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mike Pence, messianique devant la Knessset"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Le 48ème forum de Davos ouvre ses portes

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Merci qui? Merci François Hollande"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

George Weah : la légende du football officiellement président du Liberia

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Afrine : une balle dans le pied d'Erdogan ?

En savoir plus

LE DÉBAT

Guerre en Syrie : les Kurdes, grands perdants du conflit ? (partie 2)

En savoir plus

FRANCE

Amnesty international pointe du doigt la France en matière de droits humains

© Philippe Lopez, AFP | Des policiers anti-émeutes en février 2017 en France.

Vidéo par Axel MAY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 22/02/2017

L'année 2016 a été "terrible" pour les droits de l'Homme dans le monde. En France, elle a été "très préoccupante", selon Amnesty international, qui dénonce, mercredi, la restriction des droits au nom de la lutte contre le terrorisme.

Dans son rapport annuel publié mercredi 22 février, Amnesty international épingle la France. L’ONG dénonce la restriction des droits fondamentaux dans le cadre des mesures prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier l'état d'urgence, décidé après les attentats du 13 novembre 2015 et prolongé depuis.

Selon son recensement, de fin 2015 à fin 2016, "seul 0,3% des mesures liées à l'état d'urgence a débouché sur une enquête judiciaire pour faits de terrorisme". En revanche, "ces assignations à résidence ont entraîné des pertes d'emploi ou la marginalisation de ces personnes", déplore Camille Blanc, présidente d'Amnesty international France.

L'ONG considère par ailleurs qu'en matière d'accueil des réfugiés, "la France n'a pas pris ses responsabilités au niveau international" et ne protège pas suffisamment les réfugiés et migrants présents sur son sol. "Dans le cadre des élections présidentielle et législatives qui vont avoir lieu en 2017, la France est à la croisée des chemins concernant les droits humains et les citoyens ne doivent pas tomber dans le piège de ces discours qui entraînent la haine, la peur, ou le repli de soi", souligne Camille Blanc.

"L’état d’urgence traduit la volonté politique de donner une réponse à l’agression mais, dans les faits, ce n’est pas efficace"

Des discours de haine

Amnesty international a aussi pointé du doigt plusieurs dirigeants du monde, qui propagent, d'après l'ONG, des discours de haine "diabolisant" certains groupes, une rhétorique "toxique", qui rend le monde plus dangereux.

"Les discours clivants de Donald Trump, Viktor Orban (Hongrie), Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Rodrigo Duterte (Philippines)... s'acharnent sur des groupes entiers de population, les désignent comme boucs émissaires et propagent l'idée selon laquelle certaines personnes sont moins humaines que d'autres", les premiers visés étant les réfugiés, dénonce Amnesty international.

Pour exemple, l'ONG cite le décret anti-immigration fermant temporairement les frontières des États-Unis aux réfugiés et aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, suspendu depuis, ou encore l'accord "illégal et irresponsable" conclu entre l'Union européenne et la Turquie, permettant de renvoyer des demandeurs d'asile dans ce pays.

Au total, Amnesty a dénombré 36 pays ayant "violé le droit international en renvoyant illégalement des réfugiés dans des pays où leurs droits étaient menacés". 

Avec AFP et Reuters

Première publication : 22/02/2017

  • FRANCE

    France : l'Assemblée vote une prolongation de l'État d'urgence jusqu'au 15 juillet

    En savoir plus

  • FRANCE

    Après l'attentat de Nice, le Parlement vote la prolongation de six mois de l'état d'urgence

    En savoir plus

  • FRANCE

    Prolongation de l’état d'urgence : Valls appelle la France à "faire bloc"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)