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Dernière modification : 23/02/2017

"Vive les pizzas à l'ananas !"

© France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, jeudi 23 février, la visite du secrétaire d’Etat américain au Mexique, qui s’ouvre dans un climat très tendu entre les deux pays, le parcours troublant d’un ex-détenu britannique de Guantanamo, mort en kamikaze en début de semaine en Irak. L’autorisation du port du voile dans l’armée turque. Et les pizzas à l’ananas.

 

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On commence cette revue de presse internationale au Mexique, où le nouveau secrétaire d’Etat et le secrétaire à la sécurité intérieure américains rencontrent aujourd’hui le président Enrique Pena Nieto.
 
The Wall Street Journal explique que cette visite a pour but de désamorcer les tensions entre les deux pays, actuellement en délicatesse sur les questions d’immigration, de commerce et de sécurité. Elle aurait débuté dans un climat glacial, d’après le quotidien américain, qui cite la réaction, hier, du ministre des Affaires étrangères à la décision de l’Administration Trump de faire la chasse aux clandestins, et de les renvoyer au Mexique, quelle que soit leur nationalité: «Je veux dire très clairement que ni le gouvernement mexicain, ni le peuple mexicain n’ont la moindre raison d’accepter des dispositions qui ont été imposées de façon unilatérale», «nous ne les accepterons pas, parce que nous n’avons pas à le faire». Une déclaration citée également par le journal mexicain Milenio, et qui tranche singulièrement avec les mots de l’attaché de presse de la Maison-Blanche, qui assurait, hier également, que les relations entre les Etats-Unis et le Mexique étaient «phénoménales en ce moment».
 
Cette nouvelle politique de lutte contre l’immigration illégale est également critiquée par la presse américaine. The Washington Post s’inquiète de mesures de rétorsion éventuelles de la part de Mexico, qui pourrait, justement, refuser de collaborer avec les autorités américaines pour dire quels clandestins renvoyés sont des ressortissants mexicains ou non. D’après le journal, environ la moitié des sans-papiers se trouvant actuellement aux Etats-Unis seraient de nationalité mexicaine, mais beaucoup d’entre eux ne disposeraient pas de documents attestant de leur nationalité - difficile, donc, pour l’Administration américaine de faire sans la bonne volonté des Mexicains, qui pourraient aussi décider de se montrer moins regardants, à leur propre frontière sud, sur l’entrée de migrants venus du Guatemala, du Honduras ou du Salvador - des clandestins dont la destination finale est bien sûr les Etats-Unis. Une bonne volonté dont le rôle est également crucial en matière de  coopération contre le trafic de drogue, le crime organisé et le terrorisme. The Washington Post montre la statue de la liberté réquisitionnée pour aller débusquer les clandestins à leur domicile: «Je suis responsable de l’unité de déportation de Trump. Il va falloir que vous quittiez le pays».
 
La presse britannique, elle, revient largement sur l’itinéraire troublant d’un membre du groupe Etat islamique, originaire du Royaume-Uni, qui aurait fait exploser sa voiture contre une base irakienne près de Mossoul, lundi. D’après The Independent, Ronald Fiddler, devenu Jamal Udeen al-Harith, âgé de 50 ans et originaire de Manchester, aurait été enfermé à Guantanamo, à Cuba, en 2002, après avoir été arrêté en Afghanistan en 2001 par l’armée américaine. Libéré deux ans après, Fiddler aurait ensuite poursuivi le gouvernement britannique, avec trois anciens codétenus de Guantanamo, au motif que ses services de renseignements avaient participé aux mauvais traitements subis à Guantanamo, et obtenu, plusieurs années après, en 2010, une indemnisation de plus d’un million d’euros. Il serait ensuite devenu concepteur de site web, avant de partir en Syrie en 2014. L’affaire provoque la polémique, et l’actuelle Première ministre, Theresa May, qui était ministre de l’Intérieur à l’époque de l’attribution du million de livres à Fiddler, est prise pour cible – même si son cabinet ne confirme ni n’infirme le fait qu’elle ait pu donner son feu vert à cette compensation. Le pactole a la tête duquel Ronald Fiddler a-t-il pu servir au groupe Etat islamique?, s’interroge The Daily Telegraph, qui affirme que 17 anciens détenus de Guantanamo d’origine britannique au total ont reçu 27 millions de livres de la part du gouvernement – et que quatre d’entre eux, au moins, sont actuellement accusés d’avoir des liens avec des groupes islamistes en Syrie.
 
Enfin en Turquie, l’interdiction du voile dans l’armée vient d’être levée. Cette décision est présentée par Hurryiet comme une mesure très symbolique, puisque l’armée était la dernière institution à interdire le port du foulard islamique - même si le ministère de la défense avait déjà levé, en novembre dernier, cette interdiction pour le personnel civil de l’armée, les femmes servant dans la police ayant reçu la même autorisation quelques mois auparavant. Al Arab voit dans cette décision un «coup dur pour la laïcité en Turquie», où l’armée s’est longtemps  présentée  comme la gardienne de cette laïcité. Le journal panarabe basé à Londres évoque une «islamisation» de la Turquie, conduite par le parti de la Justice et du développement, l’AKP du président Recep Tayip Erdogan.
 
Le président islandais, lui, a un avis très tranché… sur les pizzas à l’ananas. Interrogé par des élèves, au cours d’une visite dans un établissement de l’île, le chef de l’Etat  a secoué toute une nation puis le monde entier sur ce très vieux débat culinaire: faut-il ou non interdire la pizza à l'ananas? Gudni Johannesson avait répondu qu'il détestait ça et que, s'il pouvait, il interdirait la recette - une réplique relayée par les médias nationaux, avant d’être reprise à l’échelle planétaire par les réseaux sociaux. A tel point que le président islandais s’est senti obligé de se justifier sur Facebook, mardi. «Je n’ai pas le pouvoir de faire des lois qui interdisent aux gens de mettre des ananas sur leur pizza. Je suis heureux de ne pas détenir un tel pouvoir. Les présidents ne doivent pas avoir un pouvoir illimité». Gudni Johannesson qui conclut: «Pour les pizzas, je recommande les fruits de mer».
 
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Par Hélène FRADE

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