Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Macron, président à poigne"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Costa-Gavras, le cinema engagé sur la Croisette

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La Toile émue après l'attentat contre des Coptes en Egypte

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Hommage à Jean-Karim Fall : la rédaction de France 24 en deuil

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Tournée diplomatique de Trump: des débuts réussis ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentat à Manchester : 22 morts, le groupe EI revendique l'attaque

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Nicole Kidman, reine de la Croisette

En savoir plus

#ActuElles

Au Pakistan, des centres pour protéger les femmes des violences domestiques

En savoir plus

TECH 24

Ice Memory : les glaciers rafraîchissent la mémoire de l'humanité

En savoir plus

Afrique

Algérie : Abdelaziz Bouteflika fête ses 80 ans sur fond de spéculations sur son état de santé

© Eric Feferberg, AFP | Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, photographié en avril 2016 (archives).

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 02/03/2017

Les interrogations s'intensifient en Algérie sur l'état de santé du président Abdelaziz Bouteflika qui fête jeudi ses 80 ans, et dont les proches évoquent la possibilité de le voir briguer un cinquième mandat.

Invisible. Le chef de l’État algérien Abdelaziz Bouteflika, qui ne fait plus que de rares et brèves apparitions en public après un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, fête, jeudi 2 mars, ses 80 ans.

Au pouvoir en Algérie depuis presque 18 ans, et réélu en 2014, le président fait l'objet de toutes les interrogations au sujet de son état de santé. Les spéculations ont redoublé d’intensité depuis l’annulation au dernier moment, à la demande d’Alger, de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, qui était prévue le 20 février. Officiellement à cause d’une "bronchite aiguë" qui a provoqué "l'indisponibilité temporaire" du président, qui ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant.

Cette visite de marque aurait assurément dû donner l’occasion aux Algériens de revoir leur président, dont la dernière apparition publique date de janvier, alors qu’ils se sont habitués à la diffusion d’images muettes d’un Abdelaziz Bouteflika visiblement fragilisé par la maladie. Que ce soit lors de visites de chefs d’État ou de gouvernements, ou d’inaugurations de lieux symboliques, comme celle de l’opéra d’Alger, en octobre dernier.

"Ce nouvel épisode a relancé les interrogations sur la gouvernance en Algérie et sur l’état de santé réel du président algérien, notamment dans les médias locaux ainsi que sur les réseaux sociaux, surtout que le communiqué présidentiel est resté vague, puisqu’il n’a pas précisé quand le chef de l’État reprendrait l’exercice de ses fonctions", précise Fayçal Métaoui, journaliste au sein de la rédaction d’El Watan, le quotidien francophone de référence en Algérie.

Le quotidien Liberté avait ainsi estimé que "le chef de l'État (...) n'était pas en situation de recevoir un hôte étranger mais surtout d'apparaître en public".

Vers un cinquième mandat ?

Mais sans surprise, comme lors de chaque turbulence sur ce sujet tabou, le pouvoir algérien, qui excelle dans l’art de cultiver et entretenir le secret autour de la santé fragile du chef de l’État, s’est empressé d’assurer qu’Abdelaziz Bouteflika était bel et bien aux commandes du pays.

Le 26 février, moins d’une semaine après la visite avortée d’Angela Merkel, Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN, présidentiel) a indiqué à la presse : "Le président va bien et poursuit normalement ses activités."

"Le président ne s'est pas adressé directement aux Algériens depuis 2012. Aucun Algérien ne peut croire qu'il n'y a pas une vacance de pouvoir", proteste Ahmed Adhimi, professeur en sciences politiques à l'université d'Alger, interrogé par l’AFP.

Défiant le scepticisme des opposants qui n'hésitent pas à évoquer régulièrement une "vacance du pouvoir" en Algérie, les proches du président, dont Djamel Ould Abbès, n’écartent pas la possibilité de le voir briguer un cinquième mandat consécutif en 2019. "Un cinquième mandat n'est pas exclu", a confié un membre du FLN à RFI, "si l’état de santé du président le permet, bien sûr".

Toujours est-il qu’aucun nom ne se détache lorsque la succession du président est évoquée en Algérie, bien que selon la presse algérienne, une guerre de succession fait actuellement rage dans les coulisses du pouvoir. Et un tel scénario, même s’il est encore trop tôt pour l’évoquer, voire l’imaginer, n’est pas à écarter. En 2014, lors de la dernière présidentielle, Abdelaziz Bouteflika n’avait pas pu faire campagne, n’apparaissant que rarement en public. Cela ne l’avait pas empêché d’être largement réélu avec 81,53 % des suffrages.
 

Première publication : 02/03/2017

  • ALGÉRIE

    Algérie : mort d'un journaliste emprisonné pour "offense au président"

    En savoir plus

  • ALGÉRIE

    Des proches exhortent publiquement Bouteflika à prouver qu'il gouverne l'Algérie

    En savoir plus

  • FRANCE

    Macron qualifie la colonisation de "crime contre l'humanité" et provoque l'ire à droite et au FN

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)