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FRANCE

Images de l'EI sur Twitter : les députés européens lèvent l'immunité parlementaire de Marine Le Pen

© Geoffroy Van Der Hasselt, AFP | La présidente du FN lors de sa visite au Salon de l'agriculture.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/03/2017

Le Parlement européen a accepté de lever l'immunité parlementaire de la présidente du FN Marine Le Pen, demandée dans le cadre d'une enquête sur la diffusion par la candidate à la présidentielle de photos de propagande de l'EI sur Twitter.

Les députés européens ont voté à une large majorité, ce jeudi en séance plénière, la levée de l'immunité parlementaire de la présidente du Front national (FN) Marine Le Pen, réclamée par la justice française pour "diffusion d'images violentes" sur les réseaux sociaux.

Le parquet de Nanterre (région parisienne), qui a ouvert une information judiciaire à l'encontre de la députée européenne, lui reproche précisément d'avoir diffusé, en décembre 2015, via son compte Twitter, des images de propagande d'exactions de l'organisation État islamique (EI).

Cette levée, avec effet immédiat, ne concerne que cette enquête et pas celle sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants parlementaires de députés frontistes au Parlement européen.

"Parallèle ignoble"

La candidate à la présidentielle avait publié trois photos sur Twitter, avec le texte "Daech [l'acronyme arabe de l’EI, ndlr] c'est ça !" : un homme vêtu d'une combinaison orange sous les chenilles d'un char, un homme vêtu de la même manière, enflammé dans une cage et un corps d'homme décapité avec la tête posée sur le dos. Elle entendait ainsi protester contre le "parallèle ignoble" effectué, selon ses propos, par le journaliste du groupe BFMTV et RMC, Jean-Jacques Bourdin, entre l’EI et le FN.

"Je suis députée, je suis dans mon rôle quand je dénonce Daech", s’est-elle défendue jeudi matin sur la chaîne de télévision LCP, avant le vote en plénière, dénonçant "une enquête politique".

Convoquée par un juge d'instruction en avril 2016, elle avait refusé de s'y rendre, invoquant son immunité parlementaire. La candidate frontiste a récemment repoussé une autre convocation, de la police cette fois-ci, dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs concernant plusieurs assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national.

Avec AFP

Première publication : 02/03/2017

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