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Afrique

Jihadisme au Sahel : les trois principaux groupes annoncent leur fusion

© Ansar Dine, AFP | Le chef jihadiste malien Iyad Ag Ghaly.

Vidéo par Wassim NASR

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/03/2017

Le chef jihadiste malien Iyad Ag Ghaly a annoncé la fusion de son organisation avec deux autres, dont celle de l'Algérien Belmokhtar. Le nouveau mouvement, lié à Al-Qaïda, est baptisé "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans".

Trois groupes jihadistes opérant dans le Sahel ont annoncé jeudi 2 mars leur fusion dans une vidéo. Ce nouveau groupe est formé d'Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, d'Al-Mourabitoune, dont le chef est Mokhtar Belmokhtar et de "l'Emirat du Sahara", une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) opérant dans le nord du Mali, selon une déclaration du Touareg Iyad Ag Ghaly.

Ce dernier apparaît dans la vidéo avec quatre autres chefs jihadistes, arborant turbans et barbes fournies, tous assis côte à côte. "On ne sait pas où cette réunion s’est tenue, mais il est quand même important de noter que tous ces chefs qui sont recherchés et en guerre ouverte avec la coalition ou les autorités locales ont réussi à se réunir et à faire cette annonce d’unification des forces jihadistes au Sahel", explique Wassim Nasr, spécialiste des réseaux jihadistes à France 24.

"C’est un pied de nez aux autorités locales et à la France, précise-t-il. C’est aussi une réponse à l’exclusion des factions islamistes du nouveau processus de paix au Nord-Mali et à la montée du groupe État islamique dans cette région."

La réunion des chefs jihadistes
© Capture France 24

"Cela ne veut pas dire qu’Aqmi n’existe plus"

Le nouveau mouvement, lié à Al-Qaïda et dirigé par Iyad Ag Ghaly, est baptisé "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans". Amadou Koufa, le chef peul des "Katibas du Macina", mouvement actif dans le centre du Mali, fait partie des chefs jihadistes visibles dans la vidéo avec, au centre, Iyad Ag Ghaly devant un ordinateur portable. Les trois autres sont, selon des spécialistes, des dirigeants d'Al-Mourabitoune : Elhacen Al-Ansari, Yahya Abou El Hamame et Abou Abderrahmane Assanhaj.

"Cela ne veut pas dire qu’Aqmi n’existe plus, estime cependant Wassim Nasr. Iyad Ag Ghaly a été très précis dans ses déclarations. Il a prêté allégeance à Abou Moussa Abdelouadoud qui est le chef d’Aqmi. On peut donc dire que ce nouveau groupe fait partie d’Aqmi."

Les groupes ayant fusionné étaient déjà clairement liés à Al-Qaïda, et certains font partie des organisations jihadistes qui ont contrôlé le nord du Mali pendant près de 10 mois, à la faveur d'une rébellion touareg, à partir de mars-avril 2012. Les islamistes radicaux ont ensuite été chassés de cette vaste région et en grande partie dispersés par une opération militaire internationale lancée en janvier 2013, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement cibles d'attaques jihadistes. Auparavant concentrées dans le Nord, ces attaques se sont étendues depuis début 2015 vers le centre puis le sud du Mali.

Al-Mourabitoune était lui-même né de la fusion en août 2013 du groupe des "Signataires par le sang" — unité combattante créée moins d'un an plus tôt par Mokhtar Belmokhtar — et du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), alors implanté à Gao, dans le nord du Mali. Depuis, ce groupe a mené de nombreuses attaques sanglantes et spectaculaires dans la région du Sahel, dont un attentat-suicide à Gao le 18 janvier, ayant fait près de 80 morts. 

Avec AFP

Première publication : 03/03/2017

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